INVESTISSEMENT HÔTELIER

Malgré sa paralysie, le secteur de l’hôtellerie attire toujours les investisseurs

Les compagnies aériennes africaines font redécoller leurs avions à la faveur de la réouverture des frontières. Est-ce que la fréquentation des hôtels va recommencer, notamment en Afrique de l’Ouest ? Les professionnels du secteur s’y préparent.
Des protocoles sanitaires stricts mis en place pour rassurer les clients et le personnel. Le groupe Azalaï Hôtels, présent dans 6 pays d’Afrique de l’Ouest, scrute l’évolution de la situation du tourisme dans le monde et se tient prêt à accueillir la clientèle dans ses établissements. Même s’il s’attend à une reprise lente et progressive, Mossadeck Bally, le PDG du groupe hôtelier, reste confiant.
« Nous avons pris les mesures nécessaires, au moins pour ne pas disparaître, à savoir réduire nos charges. Nous avons quand même gardé les équipes dans les hôtels pour assurer la maintenance et la sécurité des hôtels, ainsi qu’une présence auprès de nos clients, les rassurer ; mais surtout pour préparer les plans de reprise. Donc, nous pensons que le groupe Azalaï, avec son quart de siècle d’existence va continuer d’exister. Nous sommes assez résilients. »
Du côté des investisseurs, le directeur général du Fonds d’investissement Kasada, Olivier Granet, évoque l’un des changements majeurs de l’impact de la pandémie de covid-19. « On était dans une ambition assez forte de création d’emplois et de développement de nouveaux projets. On va vraisemblablement évoluer davantage vers de la reprise d’hôtels existants et de la préservation d’emplois. »
C’est donc l’un des secteurs stratégiques pour certains pays Africains qui ont été fortement affectés : le tourisme étant aussi important tant du point de vue économique que du point de vue social, selon Olivier Granet. « Le tourisme c’est en moyenne 10% du produit intérieur brut et c’est en termes de création d’emplois, selon le Conseil mondial du tourisme et du voyage, un emploi sur quatre créés dans les cinq dernières années. Les hôtels sont aussi des lieux de vie. Les hôtels, particulièrement en Afrique, sont les endroits dans lesquels on se retrouve, on peut aller au restaurant, on peut participer à des événements, on peut organiser des rendez-vous et ce aussi bien sur un plan professionnel que personnel. »
Aucune projection ne peut déterminer aujourd’hui précisément la durée et la meilleure façon qu’il faudra au secteur de l’hôtellerie pour retrouver une activité normale.
rfi

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