ON ASSASSINE L’OCÉAN DES PIROGUIERS

Le Sénégal promet 52 licences de pêche à des navires chinois

C’est le Groupement des armateurs et industriels de la pêche au Sénégal (Gaipes) qui a levé le lièvre. Le gouvernement du Sénégal a promis 52 licences de pêches à des navires chinois.
Il y a deux ans, une dizaine de licences avaient déjà été accordées dans le secret le plus total et de manière illégale, en violation de la loi, à des navires chinois qui, encore aujourd’hui, opèrent en toute impunité dans les eaux sénégalaises.
Selon le Gaipes repris par Le Témoin, ces licences vont être accordées sur un type de pêche qui n’existe ni dans le Code des pêches, ni dans son décret d’application.
Il est établi que les navires étrangers (parmi lesquels les navires chinois actuels demandeurs) ne peuvent pêcher dans les eaux sénégalaises que sous la condition de l’existence d’un accord de pêche entre la Chine et le Sénégal. Or, cet accord de pêche n’existe pas.
Donc, le stratagème éculé, selon le Gaipes, est d’obtenir «une sénégalisation fictive et rapide» de ces navires pour être à même de solliciter une licence de pêche dès lors que le navire est devenu sénégalais.
SENEWEB

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10 réponses

  1. Stephane dit :

    Les pécheurs Sénégalais ne sont pas exempts de reproches avec leur mailles transparentes et leurs sennes tournantes mais en bons Sénégalais on rejette sur l’autre la baisse des ressources.J’ai vu les comportement des pécheurs Sénégalais dans les iles Bijagos , des pêcheurs qui ne respectent rien et qui arrivent en territoire conquis

  2. Luc dit :

    Les Sénégalais ne vont pas piller la Mer de Chine !

  3. Stephane dit :

    Par contre ils pillent les eaux Gambienne, Guinéenne et Mauritanienne

  4. le Chaman dit :

    Et on pourrait ajouter que toute proportion gardée, les mails des filets ressemble à des moustiquaires. Un gâchis épouvantable une fois le filet remonté. J’ai toujours été scandalisé de voir ces milliers de tout petits poissons crevés sur la plage,alors que si les mailles du filet étaient respectés, ces petits poissons seraient les beaux poissons de demain. Mais allez faire comprendre ça à des illettrés. Dommage pour eux.

  5. issa gibb dit :

    Il peut comprendre aussi, que les pêcheurs piroguiers sénégalais sont obligés d’aller pêcher de plus en plus loin, dans les eaux territoriales gambiennes, guinéenne et mauritaniennes, aux risques de leurs vies et d’être arraisonnés et jetés en prison par les garde-côtes des pays cités où ils pêchent illégalement :
    Car les autorités sénégalaises ont vendu des licences de pêche, aux bateaux-tankers espagnols, puis russes sous Wade et maintenant aux chinois sous Macky Sall … Des bateaux-usines étrangers qui avec leurs filets dérivants pillent les ressources halieutiques du Sénégal, dans une totale indifférence des périodes de reproduction des poissons ou des tailles des poissons, etc…
    Ce qu’a dénoncé le ministre de l’Ecologie (2012 – 2013) puis, ministre de la pêche (2013 – 2014), Haïdar el Ali, allant jusqu’à accuser ces bateaux-tankers chinois d’avoir des double-fonds pour ne déclarer que la moitié de leurs prises en butin de la mer, ainsi que la disparition d’une dizaine d’espèces de poissons dans les eaux sénégalaises en quelques années, etc…
    Remercié par Macky Sall en 2014 sous la pression mouride, cet écologiste de Casamance, n’a de cesse de dénoncer encore le pillage des ressources en poissons par les bateaux chinois qui se continue sous l’aval de licences attribuées par l’Etat Sénégalais et pas que… Il dénonce aussi, la déforestation de la Casamance par la mafia Mourido-Chinoise avec la complicité des dirigeants gambiens et sénégalais pour le transport des bois rares à travers la Gambie, vers le port de Banjul, via la Chine, sans les nommer… Même si le pdt gambien Adama Barrow et le pdt sénégalais Macky sall se sont entendus pour se partager à 50/50, les généreuses enveloppes Chinoises du trafic du bois en Casamance, en dessous de table…
    En 2019, Haïdar el Ali a été nommé responsable du projet « utopique » de reforestation de la Muraille Verte au Nord Sénégal, sous tutelle du ministre de l’Environnement & du Développement Durable, Abdou Karim Sall qui se la joue « perso » et qui n’arrête pas de lui mettre des bâtons dans les roues… Ce qui ressemble étrangement à une mise à l’écart pour Haïdar el Ali, pour l’éloigner de la Casamance où le trafic des bois rares a repris de plus belle…
    Que ce soit, pour le pillage des réserves sénégalaises de poissons ou la déforestation en Casamance, les pêcheurs sénégalais et les ramasseurs de bois pour faire du charbon de bois pour SURVIVRE, me semblent moins faire de mal aux richesses naturelles du Sénégal… Que les Autorités Sénégalaises et les autres mafias concernées qui vendent toutes les ressources naturelles du Sénégal aux puissances étrangères pour S’ENRICHIR, au détriment même de la survie et de l’avenir du peuple sénégalais ! Et cela depuis les indépendances avec des multi-partenaires pseudo-commerciaux étrangers qui sont de plus en plus des « Ogres de l’Afrique » … Y-a pas photo !

    • Pdp dit :

      Très bien résumé!

    • Stephane dit :

      Je connais bien ces navires de pèche Chinois , Russes et Européens ( Oui les plus gros chalutiers du monde sont Hollandais ) Leur cales sont remplis de poissons bleus, poissons pélagiques, Sardinelles , chinchards et tominidés , Ils chargent ,congèlent transbordent sur des cargos congélateurs armés bien souvent par des Grecs.Ces caboteurs descendent au large d’Abidjan et attendent les meilleurs offres des Libanais installés au Ghana , Togo, Nigéria d’autre s acheteurs de pays Africains qui n’ont aucun littoral à quelques centimes près du kg le plus offrant emporte la cargaison
      J’ai vu aussi des esclaves Africains dormir à même le pont de bateaux congélateurs , quittant le bateau mère à bord de toutes petites pirogues tôt le matin pour pécher à la palangrotte ou relever des pot ou chambres à air servant à piéger le poulpe
      Heureusement que toute la planète ne s’est pas convertie à la culture occidentale sinon aucun intérêt de vivre en Afrique

  6. ivan dit :

    Situation très bien décrite. En Casamance,devant l’arrivée massive de pirogues travaillant pour le compte des chinois, nombre de pêcheurs locaux ont arrêté leur activité ou émigré vers les Bijagos ou la pose de filets est plus complexe à cause des hauts fonds rocheux. Résultat, sur place, le poisson devient rare et son prix augmente.

    • trevidic dit :

      Bonjour,
      Le pillage des ressources est de nouveau au premier plan à une vitesse qui fait peur !…
      Haidar est bien en peine ?

  7. Stephane dit :

    Thonidés

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