DAARAS ATTENTION DANGER

Pourquoi le Sénégal veut encadrer les écoles coraniques

Le gouvernement sénégalais a adopté mercredi 6 juin en Conseil des ministres un projet de loi portant sur la réforme du statut des daaras (écoles coraniques). Il sera bientôt présenté à l’Assemblée nationale.
Près de la moitié des enfants sénégalais ne fréquenteraient pas l’école formelle. Selon une étude de l’Unicef parue en 2014, 47% des enfants sénégalais en âge d’être scolarisés ne sont pas inscrits à l’école formelle. Au moins un tiers d’entre eux seraient des talibés, selon Hamidou Dia, sociologue et chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), qui a piloté le rapport. L’objectif du nouveau projet de loi : leur donner accès aux enseignements élémentaires et créer des passerelles vers l’enseignement public ou la formation professionnelle.
Créer des passerelles avec l’école publique
Le texte inclut un cursus pédagogique sur huit ans, combinant apprentissage du Coran et acquisitions des compétences élémentaires des programmes du CP au CM2. « Nombre d’enfants des daaras ne savent ni lire ni écrire en français et n’ont pas de notion de calcul », souligne Babacar Samb, inspecteur des daaras pour le ministère de l’Éducation nationale.
Au-delà de l’enseignement, il s’agira également de doter les daaras d’un cadre juridique formel, pour les rendre éligibles aux subventions étatiques en vue d’améliorer les infrastructures de ces écoles coraniques, souvent insalubres. Dans le cadre d’un projet pilote appuyé par la Banque islamique de développement (BID) à hauteur de 10,3 milliards de francs CFA, le gouvernement construit 32 daaras à travers le pays.
Le poids des confréries religieuses
La volonté gouvernementale d’encadrer les écoles coraniques n’est pas nouvelle. Dès le début des années 2000, un programme avait été expérimenté dans 64 daaras sénégalaises. Au moment de légiférer, le texte s’était heurté à une vive opposition des autorités religieuses et des maîtres d’enseignement coraniques. « Ils ne se sentaient pas assez impliqués dans le projet de réforme et estimaient que la modernisation des daaras dénaturait l’enseignement religieux », précise Hamidou Dia.
Parmi les détracteurs de la réforme, la très influente Fédération nationale des associations d’écoles coraniques du Sénégal, créée en 2011. Cette dernière compte 712 associations et revendique 16 800 daaras et deux millions de talibés. Si les chiffres qu’elle avance sont à prendre avec des pincettes, la Fédération jouit d’une influence réelle. En 2015, elle s’était mobilisée contre le projet de loi de modernisation des daaras en menant des action de sensibilisation parmi les populations et en intervenant massivement dans les médias. Sous la pression, le gouvernement avait alors retiré le texte.
« Sénégaliser » l’école publique
Cette fois, le gouvernement affirme être parvenu à un consensus parmi les différents acteurs concernés. À huit mois de l’élection présidentielle, difficile de ne pas envisager l’impact électoral d’une telle réforme. Car les confréries religieuses du Sénégal représentent un réservoir de votes extrêmement important. « Au-delà de la formalisation des établissements coraniques, ce projet s’inscrit dans une démarche plus large de ‘sénégalisation’ de l’école publique », estime Hamidou Dia.
Selon le sociologue, l’école publique sénégalaise, laïque, ne prend pas en compte l’enseignement religieux et n’est pas tout à fait en phase avec les réalités sociales du pays. « La conception de la laïcité au Sénégal n’est pas comme en France. Elle reconnaît un rôle éducatif aux confréries religieuses. Ce projet de loi est une manière de convaincre certains parents attachés à l’enseignement du Coran que l’école publique n’est pas incompatible avec leurs traditions religieuses et n’est pas uniquement le fruit de l’héritage de l’école coloniale française. »
Manon Laplace/jeuneafrique.com

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3 réponses

  1. issa gibb dit :

    Quand des pourritures humaines jettent leurs élèves talibés dans l’enfer de l’esclavage de la mendicité forcée dans les risques de la circulation et des villes… Quand des pseudos enseignants coraniques, en vérité des escrocs professionnels dans la traite négrière d’enfants innocents, leurs élèves trompés qu’ils font vivre dans les pires conditions humaines : la mendicité forcée, mais aussi des maltraitances sans nom, mal-nourris, sans soins, battus régulièrement, parfois soumis et violés dans les daaras par leurs marabouts ou livrés à la prostitution pour faire encore plus d’argent … Ou encore, élèves battus à mort et enterrés en cachette après les avoir été exploiter en leur volant toute leur jeunesse, leurs droits d’enfants, de citoyens et d’êtres humains… On ne discute par avec ces esclavagistes d’enfants, ces pourritures humaines, ces démons sataniques !

    Un Etat digne, responsable et civilisé ne discute pas avec des religieux esclavagistes d’enfants dont les dérives incessantes remplissent les journaux qui salissent l’Islam et font la Honte du pays… On impose de force !
    On dissout la Fédération des Associations des Maîtres Coraniques qui n’a pas fait ses preuves et qui s’oppose systématiquement aux décisions gouvernementale, comme la loi de l’interdiction de la mendicité en 1995, à la modernisation des daarasen 2013 et au retrait des enfants mendiant de la rue en 2016… On emprisonne avec de lourdes peines , les marabouts réfractaires, les leaders annonceurs de fatwas contre le gouvernement, … On rétablit la peine de mort et on exécute les maitres ayant autorité, assassins d’enfants talibés, parjures meurtriers à leurs rôles d’enseignants dignes et responsables, ainsi que leurs complices, trafiquants et passeurs d’enfants talibés… Et la police et l’armée tire à balles réelles sur toute manifestation maraboutique au lieu de tirer sur des jeunes étudiants pacifistes dont le pays a grandement besoin pour sortir le pays de l’obscurantisme dans lequel ces pourris humanoïdes l’ont plongé…
    Ces sataniques bafoueurs du vrai Islam, se cachent encore et toujours derrière l’hypocrisie que l’école publique au Sénégal est un héritage colonial, pour refuser l’accès à l’école à leurs élèves, à l’apprentissage du français et du calcul… L’école publique n’empêche en aucun cas, l’apprentissage du Coran, leur mensonge n’est même plus crédible, a part tenir les enfants dans l’ignorance et mieux les soumettre… Encore une manoeuvre de ces escrocs esclavagistes d’enfants pour faire capoter l’initiative gouvernementale… Encore une preuve de leur racisme anti-toubab et anti-colonialiste hors d’âge pour sauvegarder leur abject système à faire du fric sur le dos d’enfants innocents et rien foutre…

    Une seule sanction existe contre les marabouts esclavagistes et trafiquants d’enfants au Sénégal… Le rétablissement de la Peine de Mort ! La raison : Le Prophète Mahomet interdit la mendicité des enfants dans le Saint Coran… Pour les traîtres aux préceptes du Prophète et du Coran, en sacrifiant des enfants à leur cupidité, pour ces dévoyés qui salissent l’Islam, font la Honte du Sénégal et bafouent toutes les lois de l’Humanité en mettant les plus faibles et innocents, des enfants en esclavage parce qu’il sont pauvres, noirs et volontairement maintenus dans l’ignorance pour faire de l’argent sur leur dos… La Peine de Mort !

    Tout le reste, n’est que palabres, du vent à chaque article sur les talibés, leur nombre ne cesse d’augmenter pendant que les autorités discutent et ne font jamais rien… Des actes, des actes forts, avec la retour à la Peine de Mort pour ces Sataniques démoniaques, ces Esclavagistes d’enfants, pour sortir le Sénégal de leur abject joug et lui faire retrouver son honneur et sa dignité… Stop à l’esclavage des Talibés ! Mort aux Marabouts ! Inch a Allah !

  2. eddy dit :

    Tout ça c’est encore du pipeau,rien ne changera c’est de la parlotte ,les marabouts sont rois et c »est eux qui dirigent ce pays!!!!!il n’y a pas a discuter avec ses gens là on les collent en prison ,on ferme les daaras qui sont des prisons pour esclaves,et on confisque leurs biens ,qui appartiennent aux talibés…

  3. Brun Béatrice dit :

    Les deux commentaires sont hélas très vrais! La situation s’aggrave à M’bour.

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