IMPORTATION DE GÉNISSES POUR PRODUIRE PLUS DE LAIT

1242 GÉNISSES GESTANTES RECEPTIONNEES POUR BOOSTER LE POTENTIEL LAITIER

Pour participer à la souveraineté alimentaire, le ministère de l’Elevage et des Productions animales mise sur le renforcement du cheptel laitier à travers l’élevage intensif.

Le ministère de l’Elevage et des Productions animales a présidé hier mardi à la réception de 1242 génisses gestantes à haut potentiel laitier. Une troisième opération exécutée par l’Association nationale pour l’intensification de la filière laitière (ANIPL) depuis 2017 pour booster rapidement et durablement la production laitière du Sénégal.

Pour participer à la souveraineté alimentaire, le ministère de l’Elevage et des Productions animales mise sur le renforcement du cheptel laitier à travers l’élevage intensif. A ce titre, il a noué un partenariat avec l’Association nationale pour l’intensification de la filière laitière (ANIPL) qui a permis entre autres une importation de 1242 génisses gestantes de race pure. Une démarche initiée depuis 2017 pour favoriser la production de métisses par le biais des croisements et l’insémination artificielle, la montée naturelle et l’amélioration de la productivité des races locales.

Ainsi, une enveloppe de 621 millions de francs a été mobilisée pour appuyer l’acquisition de 1242 sujets soit une subvention à hauteur de 500.000 francs par génisse gestante. « Cette population de races pures composée de Holstein, de Montbéliardes, de Jersiaises, de Brunes des Alpes de Normande apporte une contribution appréciable à l’effort de couverture de nos besoins en lait et produits laitiers », a indiqué le ministre Aly Saleh Diop qui salue l’initiative de l’ANIPL d’importer en quantité des taureaux et chèvres laitières. Son ministère a accompagné l’ANIPL pour l’importation de 2000 génisses lors des deux opérations précédentes en 2017 et 2019. Une démarche qui vise, selon le ministre, à mobiliser les acteurs pour une commande groupée de sujets de bonne qualité et à moindre coût pour les éleveurs grâce aux économies d’échelles. Il est attendu d’ici une dizaine d’années l’importation d’environ 50 mille vaches laitières. Une stratégie définie dans le Projet d’appui au développement de la filière laitière pour augmenter la production laitière locale, a poursuivi Aly Saleh Diop qui se réjouit de l’annonce faite par le chef de l’Etat de porter la subvention par génisse gestante de 30 % à 50 % et ce pour une durée de 10 ans. Il a par ailleurs informé de l’élaboration d’un plan national d’amélioration génétique. Une politique qui entre dans le cadre du sous-programme « Elevage » du programme gouvernemental de compétitivité de l’agriculture et de l’élevage pour encadrer les différentes initiatives.

De son côté, le président de l’Association nationale pour l’intensification de la filière laitière (ANIPL) s’est félicité de ce soutien exceptionnel du gouvernement. « Cette opération constitue une étape importante dans la mise en œuvre du projet d’appui au développement de la filière laitière dont l’objet est de renforcer les capacités nationales en matière de production laitière pour la satisfaction de la demande nationale », a rappelé Mamadou Bâ. Il a annoncé la mise à disposition de 10 mille doses de semences animales offertes par ses fournisseurs. Une donation pour contribuer à la relance des campagnes d’insémination artificielle, voie incontournable pour la reproduction et les croisements. Avec cette troisième opération, c’est au total 3727 bovins qui ont été importés en plus de 500 caprins à haut potentiel laitier depuis 2017.

A noter que la production nationale de lait est évaluée à 267,8 millions de litres en 2020 dont plus de la moitié provient de l’élevage pastoral. Quant au disponible en lait, il a atteint cette année un volume de 703,3 millions de litres soit 42,1 litres par habitant.

Arfang Saloum SANE/seneplus.com

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2 réponses

  1. fricains dit :

    Je ne connais pas la consommation alimentaire d’une génisse mais le prix du lait risque d’être cher. Il me semble pas que les pâturages Sénégalais ressemblent aux prairies Européennes ou Neo Zélandaise

  2. issa gibb dit :

    J’ai rien compris : L’importation de génisses pour produire du lait, c’est OK !
    L’importation de chèvres laitières, d’accord !
    Mais l’importation de taureaux ???
    => Depuis, quand les taureaux produisent du lait ???
    Si ce n’est saillir les vaches pour les faire vêler des veaux ???
    Mais là, on tombe dans la filière de viande bovine,
    => Pas dans la filière de production de lait ???

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