QUID DU TERRORISME AU SENEGAL ?

Terrorisme : Le Sénégal, imminente cible des djihadistes

Le Sénégal est l’un des pays africains qui sont devenus une cible terroriste pour le djihadisme au Sahel. Avec la Côte d’Ivoire, le Bénin et d’autres États côtiers africains, le pays est un centre de préoccupation majeur pour les forces de sécurité antiterroristes opérant dans la région.
Début 2021, les forces de sécurité sénégalaises ont démantelé une cellule djihadiste dans la ville de Kidira, à quelques kilomètres de la frontière avec le Mali. Parmi les quatre accusés figure un commerçant qui était surveillé par les services de sécurité du pays côtier depuis deux ans, après que son numéro de téléphone soit apparu dans l’un des groupes du réseau de messagerie instantanée WhatsApp lié à la Katiba Macina, un groupe local appartenant à la coalition JNIM.
La franchise d’Al-Qaïda dans la région du Sahel, le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (connu sous le nom de coalition JNIM), a multiplié les attaques à la frontière entre le Mali et le Sénégal au cours des deux dernières années dans le cadre du processus d’expansion de son activité djihadiste en Afrique de l’Ouest, en particulier le groupe local affilié à la coalition Katiba Macina. Déjà en 2015, une trentaine d’imams et autres agents endoctrineurs ont été accusés d’activités de prosélytisme à Kaolack, Kolda et dans la banlieue de Dakar, intensifiant les unités de surveillance et de protection dans les territoires ciblés par la menace djihadiste.
Parmi les raisons trouvées pour établir cette expansion progressive et le développement de l’activité vers d’autres zones d’influence, il y aurait, principalement, la confrontation continue entre la coalition du JNIM et son rival régional, l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), ainsi que le besoin ressenti par le leader du JNIM, Amadou Kouffa, de déplacer la lutte armée au-delà des frontières traditionnelles du Mali et du Burkina Faso, ce qui fournirait au groupe plus d’influence, de financement et de nouvelles niches de recrutement. Cependant, ces deux raisons ne sont pas exclusivement ce qui pousse le JNIM à rechercher la confrontation armée avec Dakar. La vérité est que contrôler autant que possible les entrées et sorties de la mer est une incitation que toute organisation terroriste transnationale rêve d’obtenir. Cela leur permet d’infiltrer des combattants, des marchandises et toutes sortes de biens de n’importe quel point du monde avec une relative facilité par rapport aux points d’entrée par voie terrestre ou aérienne, et vice versa. En outre, le fait que le Sénégal soit un pays géopolitiquement positionné avec un port ouvert directement sur l’Atlantique et une quantité importante de ressources naturelles stratégiques telles que l’or et le pétrole rend le pays attractif pour l’établissement d’une présence terroriste.
C’est pourquoi, à la fin de l’année dernière, les autorités sénégalaises ont renforcé leur présence militaire à la frontière avec le Mali, en construisant une base militaire à Goudiry, dans la région frontalière de Tambacounda. En outre, les unités de soutien et de protection des coalitions internationales constituent une source importante de soutien et de sécurité pour les forces armées locales dans la lutte pour limiter la présence djihadiste au-delà de celle établie dans une grande partie des territoires sahéliens. En témoignent le Groupe d’action rapide de surveillance et d’intervention au Sahel (GARSI-Sahel), une unité mobile soutenue par l’Union européenne et dirigée par la Guardia Civil, qui est présente à la frontière avec le Sénégal, et l’opération Barkhane, qui a jusqu’à présent réussi à empêcher l’expansion des djihadistes à l’intérieur de ses frontières. En effet, l’annonce récente de la reconfiguration de cette dernière opération par le gouvernement de Macron a suscité l’inquiétude de Dakar, craignant que la réduction de la présence militaire française dans l’opération établie au Mali ait des répercussions sur la sécurité des frontières avec les pays voisins qui n’ont pas encore subi le coup du djihadisme en première personne.
Pour l’instant, la stabilité politique et économique dont jouit le Sénégal permet une sécurité relative à ses frontières extérieures, et dissuade la majeure partie de la société civile de rejoindre l’insurrection islamiste. Reste à savoir si la situation actuelle sera suffisante pour repousser le terrorisme dans le pays ou si, au contraire, la détérioration et la dégradation progressives de la sécurité de son voisinage régional constituent inévitablement une menace pour la sécurité à l’intérieur de ses frontières.
observatorioterrorismo.com/Mangoné KA/senego.com

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1 réponse

  1. issa gibb dit :

    Quand j’écrivais en 2014 ou en 2016, puis en 2018 et en 2019 que la conjoncture géopolitique au Sahel était une poudrière et que les pays ayant une façade océanique et des ports, comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo ou le Bénin, etc… étaient des cibles probables et désirées par les Groupes Armés Terroristes (GAT) pour avoir accès à la mer pour leurs trafics internationaux d’armes, de drogues, etc… Des andouilles aveugles m’accusaient de rêver, d’inventer, de fantasmer… Et pourtant !
    Je le répète donc : Je ne souhaite en aucun cas qu’il arrive ce genre de malheur au Sénégal, ni un attentat terroriste ou une invasion islamiste radicale même si il est plus que probable que des terroristes sont déjà au Sénégal, planqués dans la population et les mosquées Salafistes construites par les Saoudiens Wahhabites au Sénégal, en sourdine en attendant l’ordre de frapper…
    Et ses salopards barbus intégristes ne font pas dans la dentelle quand ils frappent : Leur dernière attaque-surprise ont fait 100 morts dans un village et 34 morts dans un autre village au Burkina Fasso… Ces fous-assassins-de-Dieu ne font pas de tri… Une terreur où tout le monde y passe : les hommes, les femmes, les enfants mâles et les vieux… Seules, les jeunes filles Africaines sont enlevées pour devenir les esclaves sexuelles de ces combattants intégristes dans la Joie et le Bonheur de la Grande Religion Islamique Wahhabite et Salafiste, si libre et tolérante qui tue au nom d’Allah, le Tout-Puissant et qui offre 100 mineures vierges qui attendent les malheureux combattants morts au combat pour se vider les couilles pendant tout le reste de leurs éternités au Paradis ??? Plus Cons ignares à croire ces conneries pour tuer des innocents, tu meurs !

    D’un autre côté, ces nouveaux attentats au Burkina Faso, plus ceux du Mali, du Niger, du Nigeria qui ont déjà fait des milliers de morts au Sahel… Plus la mort du plus fidèle allier de la France, le Président Tchadien Idriss Déby, suite à ses blessures au combat contre les terroristes, a montré les limites de l’opération Française Barkane au Sahel et on a parlé en Côte d’Ivoire, au dernier sommet diplomatique de lutte contre le Terrorisme au Sahel, d’un retrait progressif des troupes Françaises du Sahel ???
    En voilà, une drôle d’annonce Macronienne qui même si la présence de l’Armée Française est fortement accusée d’être une Armée Colonialiste au Sahel par les Africains opposants aux pouvoirs en place, par les Panafricains et la Propagande Islamiste Anti-Occidentale, ressemble un énième chantage…
    – Effet d’annonce qui ressemble plus à du chantage pour resserrer les rangs parmi la coalition Barkane & G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso & Tchad) car des politiciens Maliens souhaiteraient ouvrir des relations avec les GAT ??? Ce qui rendrait caduque le maintien des troupes Françaises et des troupes Onusiennes de la Minusma au Mali et bien sur, le meilleur moyen pour faire entrer les loups dans la bergerie et se faire bouffer plus vite au Mali, puis dans tout le Sahel qui deviendrait la base arrière des Terroristes pour lancer des attentats en €urope…
    – Effet d’annonce qui ressemble plus à du chantage pour accélérer l’arrivée de la Force €uropéenne Tabouka qui peine à se mettre en place depuis des années pour venir renforcer l’armée Française bien seule face aux GAT au Sahel depuis l’invasion du Mali en 2013, avec des pays €uropéens et même les Etats-Unis qui ne sont pas chauds pour venir se jeter dans ce bourbier au Sahel…
    -Effet d’annonce qui ressemble à du chantage car politiquement et diplomatiquement, çà serait une perte de l’hégémonie Française en Afrique Francophone, une perte des hégémonies €uropéenne et Occidentale, y compris les Américains, en Afrique ???… Pour laisser la place, aux Russes, aux Turcs ou aux Chinois même si ils sont déjà bien implantés en Afrique… => En géopolitique et par ces temps de pleine mondialisation, ceux sont des choses qui ne se font pas, car tous les pays-requins lorgnent l’Afrique et ses richesses… Et les terroristes d’Al Quaïda, de l’Etat Islamique (E.I) et des GAT, aussi…Y-a-pas photos !
    On rappellera aussi que le président Sénégalais Macky Sall à demander aux président Français, Hollande en 2012, puis à Macron en 2017, le maintien de 350 militaires Français, spécialistes des écoutes et des renseignements anti-terroristes au Sénégal parce l’Armée Sénégalaise est incapable de le faire…
    Alors qu’il serait temps que les Sénégalais arrêtent de se gratter les couilles sur le muret, à attendre que les autres fassent le boulot et lâchent la grappe à la France qu’ils critiquent à tout-va et l’accusent de tous les maux du pays, aveugles à la Corruption Endémique et à la montée de la Propagande Islamique Radicale, Anti-Française et Occidentale dans tout le Sénégal et même parmi leurs guides Confrériques Soufies, plus que de nom…
    Tandis que le gros patapouf qui les gouverne, sermonne : « La France a des défauts, mais si la France n’était pas là, à combattre les terroristes des GAT au Sahel, çà serait pire  » et courir en France dès qu’un boulot pète dans une centrale hydraulique au Sénégal, les Chinois n’assurant pas le Service Après-Vente (SAV)… Merde !

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