SCANDALE: CONTRAT DE CONSTRUCTION D’UNE CENTRALE ELECTRIQUE A GAZ DE 300 MW

Tas et cie parlent de «carnage et gabegie»

Les cadres de la République des valeurs dénoncent une nébuleuse autour du contrat de la construction d’une centrale électrique de 300Mw liant la Senelec à des privés nationaux. Selon eux, les termes du contrat d’achat de l’énergie produite par cette centrale, notamment sa durée et les prix de vente du kWh à la Senelec, ne sont pas connus. En outre, ajoutent-ils, la structure et les coûts de financement, ainsi que d’autres aspects relatifs au projet n’ont pas été partagés avec le public.
Le 03 Octobre dernier, la Senelec et ses partenaires locaux ont signé un contrat de construction d’une centrale électrique à gaz, la première du genre au Sénégal. Ce projet, d’un financement estimé à 350 millions d’euros, soit près de 230 milliards de frcs CFA, a été développé par des investisseurs nationaux avec à leur tête, M. Samuel Sarr, ancien Ministre de l’Energie sous le Me Abdoulaye Wade.
Les cadres de la République des valeurs soutiennent que les termes du contrat d’achat de l’énergie produite par cette centrale, notamment sa durée et les prix de vente du kWh à la Senelec, ne sont pas connus.
En outre, dénoncent-ils, la structure et les coûts de financement, ainsi que d’autres aspects relatifs au projet n’ont pas été partagés avec le public. « En l’absence de ces éléments, il est difficile de croire, comme l’a d’ailleurs affirmé l’un des promoteurs du projet, que les prix du kWh de cette centrale seront 40% moins chers que ceux pratiqués par les autres producteurs indépendants.
Contrairement à des pays comme l’Ouganda ou le Kenya où les prix des contrats d’achat d’électricité sont publiés, au Sénégal, il existe une fâcheuse habitude à habiller de secrets ces indicateurs, même si la Senelec est une compagnie qui bénéficie d’un appui financier conséquent du Trésor public », déplorent-ils dans un communiqué qui nous est parvenu.
Selon eux, ce projet de 230 milliards de francs Cfa pourrait avoir de profondes incidences négatives sur le système de facturation imposé aux consommateurs, quand on sait que la Senelec est en proie à d’énormes difficultés financières et opérationnelles.« Les bonnes pratiques internationales pour le genre de projet attribué par entente directe à West Africa Energy, recommandent qu’un appel d’offre international soit dûment organisé afin de recueillir les meilleures offres financières et techniques de plusieurs sources.
Une clause de “local content” pourrait être introduite dans l’appel d’offre en vue de garantir une prise de participation du secteur privé national. Sur cet aspect, le projet de centrale de 300 MW est en porte-à-faux avec les modèles les plus achevés dans ce domaine », soulignent-ils.
NDEYE AMINATA CISSE/sudonline.sn

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1 réponse

  1. Ndiaye dit :

    jamais contents!
    mais bon…c’est toujours mieux que de faire parler les kalash…

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