L’AUTOROUTE VA RAPPORTER

Macky Sall instruit la finalisation juridique de la renégociation de la concession de l’autoroute Dakar – AIBD

L’autoroute de l’Avenir, livrée en 2013 dans sa phase 1, a significativement réduit le temps de trajet entre le centre de Dakar et l’aéroport international Blaise Diagne. Mais au-delà de son utilité, l’ouvrage avait de tout temps fait l’objet de critiques, notamment sur les termes de sa mise en concession.
En mars dernier, à la suite d’âpres discussions, l’Etat sénégalais a obtenu la renégociation du contrat de la concession de l’autoroute à péage Dakar – Diamniadio – aéroport international Blaise Diagne (AIBD) avec Société Eiffage de la concession de l’autoroute de l’Avenir (SECAA SA). Au cours du Conseil des ministres du mercredi 5 mai, le président Macky Sall a rappelé « l’impératif de la finalisation juridique » du processus d’ici le 15 mai.
Ce nouvel accord, considéré comme « gagnant-gagnant » par les autorités, consacre l’entrée de l’Etat du Sénégal dans le capital de la société concessionnaire à hauteur de 25 % – pour un montant de 19 milliards FCFA (29 millions d’euros).
En tant que propriétaire des terrains sur lesquels passe l’autoroute, l’Etat sénégalais va par ailleurs percevoir une redevance domaniale représentant 2% du chiffre d’affaires annuel de la société, avec au minimum 800 millions FCFA par an, au lieu de la dérisoire somme de 1 000 FCFA par an dans l’ancien contrat.
Une des clauses du nouvel accord, dont la négociation a été pilotée par l’Agence nationale de promotion de l’investissement et des grands travaux (APIX SA), prévoit en outre le gel des tarifs des péages pour une période de 5 ans jusqu’en 2025.
Baptisée autoroute de l’Avenir, cette infrastructure vitale pour la mobilité entre Dakar et la nouvelle ville de Diamniadio est le premier PPP (partenariat public-privé) d’Afrique subsaharienne et la première autoroute à péage d’Afrique de l’Ouest. Elle relie sur 90 kilomètres Dakar à l’aéroport international Blaise Diagne. Elle a fait l’objet d’une concession de 30 ans, prolongée depuis lors.
Romuald Ngueyap/agenceecofin.com

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