SALY ATTEND TOUJOURS SES TOURISTES

Réouverture des frontières aériennes: Un mois après, Saly attend toujours ses visiteurs étrangers

Les autorités avaient décidé de la réouverture des frontières aériennes le 15 juillet dernier pour, entre autres objectifs, favoriser la reprise des activités touristiques. Plus d’un mois après, les touristes se font toujours désirer à Saly Portudal.
Les réceptifs hôteliers de la station balnéaire de Saly Portudal ont rouvert leurs portes aux visiteurs qui ne se font pas prier pour reprendre place dans les différents sites. Mais, la particularité est que ces derniers sont constitués essentiellement de nationaux, car beaucoup de pays n’ont pas encore rouvert leurs frontières. Le Sénégal a ouvert son espace aérien depuis le 15 juillet dernier, mais à la station balnéaire, les étrangers, en particulier les Européens, se font encore désirer. Ceci n’est pas sans conséquence pour les acteurs touristiques dont les guides, premiers interlocuteurs des visiteurs, les artisans ou encore les pensionnaires du village artisanal dont les étrangers sont les principaux clients. Plusieurs acteurs dont l’activité dépend principalement des visiteurs expatriés sont dans l’oisiveté, en espérant de meilleurs jours.
Au village artisanal de la cité balnéaire, le décor qui s’offre aux passants frôle la désolation. Les rares occupants qui s’aventurent encore sur les lieux y sont par résignation. Moussa Gadj, vannier de son état et secrétaire général de l’Association des vanniers, renseigne que « sur les 102 boutiques que compte le village, moins d’une dizaine sont ouvertes ». Encore que ces artisans présents sur le site et qui ne veulent pas rester chez eux préfèrent venir sur place, boire du thé, deviser jusqu’au soir et repartir. Cette situation inédite n’a que trop duré. Certains ne se donnent même pas la peine de se déplacer sur le site en sachant qu’ils ne verront pas de clients. C’est le cas de Momar Diaw, président de ladite association. Joint au téléphone, il déclare : « Au lendemain de la réouverture des frontières, je suis parti travailler. Mais, après une semaine, un seul client ne s’est présenté. Je suis retourné chez moi et, depuis lors, je ne suis jamais reparti travailler ». Une situation préjudiciable à leur activité. Moussa Gadj affirme que les expatriés sont leurs principaux clients et leur absence les prive de revenus. Même complainte pour le président Moctar Lô dit Dj Makhou.
Développer de nouveaux concepts pour faire face
Autres impactés, et pas des moindres, les guides touristiques qui sont les premiers et derniers interlocuteurs des visiteurs étrangers à qui ils ont la charge de faire visiter le pays. À Saly Portudal, Serigne Lô et Mamadou Thiam pâtissent de la situation au même titre que leurs collègues. Respectivement président et secrétaire général de l’Association des guides des régions de Thiès et Diourbel, ils accusent le coup. « Depuis la réouverture des frontières, les touristes se font désirer. La reprise est très timide alors que la période faste (mars-avril qui coïncide avec les vacances de la sainte semaine, surtout avec la clientèle espagnole et française), est derrière nous », note M. Thiam.
Il ajoute qu’en août des Européens venaient au Sénégal, mais jusqu’ici, ce n’est pas la ruée. En contact avec ses partenaires européens, il indique que ceux qui ont décidé de sortir de leur pays ont choisi le voisinage immédiat. « La stratégie de l’Union européenne, c’est de retenir l’argent chez eux », dit Mamadou Thiam, rappelant que les principaux pays où se rendent habituellement les ressortissants européens ont été exclus de la liste des États dont les résidents sont exclus de l’espace Schengen. M. Lô d’indiquer que la situation actuelle n’est pas spécifique au Sénégal, elle prévaut à l’échelle mondiale avec des pertes estimées à 390 milliards de dollars. Il souligne que pour tous les pays, il est question de développer le tourisme local. C’est dans ce cadre, dit-il, qu’un nouveau concept, le « staycation », qui veut, pour le Sénégal, « que les autochtones découvrent leurs terroirs », a vu le jour. D’après Serigne Lô, pour l’année 2018, des études ont montré que sur les 200 000 Africains qui ont visité le Maroc, 45 000 provenaient du Sénégal. Un contingent qui, selon lui, pourrait faire du bien au secteur localement.
L’Agence sénégalaise pour la promotion touristique (Aspt) a, lui, saisi la balle au rebond avec le concept « Taamu Sénégal » à travers lequel le pays va gagner sur deux tableaux : découverte des terroirs par les nationaux et fonctionnement des différents segments de la chaine de valeur touristique (réceptifs hôteliers, transporteurs, guides, artisans, restaurants, etc.). « Cela fera des revenus supplémentaires qui ne vont pas combler complètement le gap, mais qui, au moins, constituent un pourcentage relativement important qui peut atténuer les pertes occasionnées par la pandémie », estime le président des guides touristiques. Mamadou Thiam tient toutefois à se féliciter de l’appui de l’État dans le cadre du Plan de résilience économique et sociale (Pres) du secteur. Il déclare que tous les guides officiels ont reçu, chacun, un prêt de 500 000 FCfa de la tutelle. M. Thiam renseigne aussi que l’Aspt a organisé à l’intention des acteurs une formation pour gérer les touristes à partir des mesures barrières mises en place.
Ousseynou POUYE/laviesenegalaise.com

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23 réponses

  1. Balou dit :

    Arrêté de raconter des sornettes, la frontière est ouverte éventuellement pour les personnes ayant une carte de résident après multiples démarches au niveau du consulat, en ce qui concerne les touristes européens pratiquement impossible de rentrer sur le territoire sénégalais, SVP arrêté de diffuser des fausses informations.

    • jade35 dit :

      Encore faudrait-il que l’ambassade ou les consulats répondent au téléphone ou aux mails, qu’ils sachent nous expliquer la différence entre une CIE, une carte de séjour, une carte de résident, une carte de circulation etc… ou bien nous confirmer que tout cela est la même chose ! Il faut expliquer pourquoi une note du ministère de l’intérieur qui valide une dispense de laissez-passer les étrangers avec carte de séjour n’est pas appliquée, pourquoi avec la CIE il faut un laissez-passer, pourquoi pour Air Sénégal il suffit d’une carte de résident pour embarquer, pourquoi la CIE doit être à jour alors que les bureaux étaient fermés cause COVID. On n’y comprend plus rien, aucun site internet à jour, alors on ne fait rien, merci aux personnes éclairées d’apporter de la lumière…..

  2. Balou dit :

    Arrêté de raconter des sornettes, la frontière est ouverte éventuellement pour l
    les .personnes ayant une carte de résident après multiples démarches au niveau du consulat, en ce qui concerne les touristes européens pratiquement impossible de rentrer sur le territoire sénégalais, SVP arrêté de diffuser des fausses informations.

  3. Cricri81 dit :

    Tant que la frontière ne sera ouverte que pour les nationaux ou les résidents Saly peut attendre longtemps les touristes!!!!

  4. alphaD dit :

    … et dire que c’est un journaleux qui écrit ce genre d’ânerie. Ce n’est évidemment pas l’apanage des Sénégalais : les journalistes des grands media occidentaux ne sont pas beaucoup mieux. Informations non contrôlées, erreurs dans les chiffres démontrant d’une totale incompréhension du sujet quand ce n’est pas carrément fake news !
    Pour le Sénégal il faut ajouter une mauvaise utilisation du français avec souvent une incompréhension du sens des mots. Un peu comme le wolof : « C’est loin? Un peu… » « Quand rentre-t-il? Bientôt »  » C’est où ? Par là » « 7×8 ? 29 » « Telle usine produit 700 tonnes » Par jour?Par mois?Par an?… Sais pas… 700 tonnes de quoi ? Sais pas non plus…
    Aaaah, au moins c’est une lecture qui fait rire, lol !

  5. Luc dit :

    Avec des prix de billets aller-retour de 770 € à 2250 € en classe éco (assurance incluse), les touristes français sont un peu refroidis !
    Seuls les vols directs sont autorisés, avec laisser-passer obligatoire de l’ambassade du Sénégal en France. Un test covid négatif est exigé à l’embarquement sur Air France.

  6. BRUN Béatrice dit :

    Luc, Cricri Balou, Jade : en effet vous avez raison.

    A l’inverse, sur certains sites sur FB, c’est le grand bazar à la FoirFouilles où se dit tout et son contraire.

  7. Stephane dit :

    Si les frontières restent fermées aussi longtemps que dure la menace du virus ils ne sont pas prêts de voir un touriste, le Covid va nous accompagner très très longtemps encore

  8. Ali dit :

    Ce n’est pas un problème de virus mais de réciprocité

  9. ivan dit :

    A compter du 26/10, Air France propose des A/R Paris Dakar à moins de 500 euros (avec 2 bagages de 23 kg) . Je ne sais pas ce que cela veut dire mais la compagnie a peut être eu des assurances sur les conditions d’entrée. A suivre…

  10. Ivan dit :

    A voir sur le site d’Air France. Il y a pas mal de dates à partir de fin Octobre jusqu’à la fin année autour de 500 euros A/R

  11. Eddy dit :

    En tout cas tant qu’il faut ttes ss autorisations pr aller au Sénégal, très peu pr moi, pas question de prendre un billet d’avion ss être sur d’avoir ts les papiers, une amie à été refoulée 2 fois et Air France refuse le remboursement… C n’importe quoi être obligé de présenter un billet d’avion ss être sur d’avoir les autorisations c du grand n’importe quoi comme d’hab !!! 😡

  12. le chaman dit :

    Il faut bien comprendre que les compagnies aériennes ne sont là que pour vendre des billets d’avion, en corrélation avec un passeport, point c’est tout. C’est au client de savoir s’il est pas admissible pour s’envoler. Le passager venant de l’UE doit présenter sa Carte de résident permanent Sénégalais et une preuve qu’il est résident comme un acte de propriété. Pas plus compliqué que ça. Par contre le simple touriste se verra refoulé à l’aéroport de départ. Il est absolument faut de dire et d’écrire que les frontières avec le Sénégal sont ouvertes. De la même manière, les toubas qui habite à Saly ou ailleurs dans le pays, doivent être à jour de leurs situations. Le Sénégal n’est pas la banlieue de la France! On se doit de respecter les lois et usages en vigueur.

    • stephane dit :

      Les Sénégalais sont beaucoup moins regardants sur la réciprocité et les bonnes manières lorsqu’in s’agit de faire la mendicité auprès de Macron

    • Jade35 dit :

      Et c’est quoi une carte de résident permanent ?, je ne ne connais que la Carte Identité étranger ( CIE ou plutôt récépissé puisque les cartes sont distribuées au compte goutte et ne sont pas à jour puisque les bureaux étaient fermés) il est dit qu’il faut en plus un laissez passer à faire auprès d’administration avec qui il est impossible d’avoir un rendez vous, alors il est urgent de ne rien faire plutôt que de perdre son temps

      • Bernard dit :

        Oui il est urgent d’attendre ! Beaucoup de compagnies aériennes vendent des billets pour le Sénégal. Puis après le paiement, elles vous informent que le vol est annulé. Ensuite pour se faire rembourser, ……..cela fait 6 mois que j’attends !
        A moins d’avoir une raison impérieuse pour aller au Sénégal, évitez le voyage .

  13. Eddy dit :

    On attendra l’année prochaine pr aller au Sénégal, bcp trop compliqué cette année et bcp feront comme nous… Il faut savoir ce que l’ont veut, touristes ou pas

  14. Gauthier dit :

    Nous attendons la vraie réouverture des frontières du Sénégal…. Pour le moment, même avec un titre de propriété, nous n’avons aucune assurance de pouvoir partir et dépenser l’argent français sur place. Nous adorons ce pays, et ses habitants…

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