UNE TABASKI DE TOUS LES DANGERS

La presse sénégalaise craint le pire avec la Tabaski au temps de la Covid-19

Les journaux sénégalais, parvenus jeudi à APA, traitent essentiellement du risque de dissémination du coronavirus dans le pays à la veille de la plus grande fête musulmane, l’Eid el-Kébir communément appelé Tabaski.Le Quotidien constate que « la Tabaski fait oublier les gestes barrières » aux Sénégalais et les invite à revenir « à nos moutons ». Poursuivant, ce journal explique que « le voyage de milliers de personnes à l’intérieur du pays risque de propager le coronavirus sur toute l’étendue du territoire national ».
Sud Quotidien en déduit que c’est une « Tabaski à risques ». Dans les colonnes de ce journal, le sociologue Djiby Diakhaté déclare : « Je crois que dans ce contexte de Covid-19, il fallait prendre un certain nombre de dispositifs palliatifs pour éviter la propagation liée au déplacement massif des populations ».
En tout cas, signale L’AS, le Sénégal « a atteint (hier mercredi) la barre des 200 décès » liés au nouveau coronavirus. Ce quotidien rappelle que « nous en sommes à quatre mois depuis l’apparition du (virus dans le pays mais) le nombre de morts n’a cessé de grimper. En un mois, le Sénégal a enregistré plus de 90 décès ».
Pour sa part, L’Observateur revient sur l’agression dont a été victime Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses du Centre Hospitalier et Universitaire de Fann (Dakar). Ce journal informe que, « tard dans la soirée d’avant-hier (mardi), le Professeur Seydi a été confronté avec son agresseur Amadou Guèye qui sera déféré, quelques instants après son audition, par la Sûreté urbaine ».
Devant les enquêteurs, révèle L’Observateur, l’accusé s’est lavé à grande eau : « Je n’ai jamais dit qu’il a caché des morts ou qu’il serait complice de l’Etat dans le refus de rapatrier les corps des Sénégalais décédés du (coronavirus) à l’étranger ». Moussa Seydi a, quant à lui, fustigé le comportement de cet ingénieur automobile parce que cela « a coûté la vie à des médecins au cours de certaines épidémies en Afrique ».
APS

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