GAZ ET PÉTROLE: OU EN EST-ON ?

Hydrocarbures au Sénégal: Voici les chiffres sur l’état d’exécution

On en sait un peu plus sur le niveau d’exécution des exploitations des champs gaziers et pétroliers de Grand Tortue Ahmeyim (Gta), de Sangomar et Yakaar-Teranga. En effet, la phase 1 de Gta connait un développement de 73,2% au 28 février dernier et de 53,1% pour Sangomar, les discussions sont toujours en cours pour le champ de Yakaar-Teranga dont la production est attendue en 2024-25.

A l’occasion de la revue annuelle de l’exécution des projets et réformes phares du Pse organisée par le Bureau opérationnel de suivi du Pse (Bos), l’ingénieur et chef de projet à la Direction des hydrocarbures, Pape Mody Cissé, a fait un exposé sur la présentation des avancées dans le secteur minier et gazier. A cet effet, il est revenu sur la situation des trois champs pétroliers et gaziers Grand Tortue Ahmeyim (Gta), Sangomar et Kayaar et Teranga Offshore profond. S’agissant des champs de Gta dont les ressources gazières communes au Sénégal et à la Mauritanie sont estimées à 15-20 Tcf, l’ingénieur rappelle qu’ils ont été découverts en 2015-16 et le consortium est composé de British Petroleum avec 53,3%, Kosmos 26,7% et Petrosen 20%. L’objectif de ce champ, poursuit-il, est de produire du gaz qui sera converti en gaz naturel liquéfié (Gnl).

Les 4 premiers puits de Gta ont démarré ce 17 avril

Poursuivant, il révèle que le développement sera fait en trois phases, avant de s’intéresser à la première phase en cours (le développement a débuté depuis février 2019) et la production attendue, dit-il, est de 2.5 millions de tonnes. S’agissant de la phase 2, il révèle que les discussions sont en cours et projettent de démarrer le développement vers 2026-27. L’ingénieur est aussi revenu sur le niveau d’exécution de la phase 1 du champ Gta au 28 février 2022. Et c’est pour révéler concernant le module «subsurface et puits» que le début des opérations de forage des quatre premiers puits de développement du champ Gta a démarré ce 17 avril. S’agissant du module «subsea», l’ingénieur annonce un léger retard sur le démarrage des travaux de construction (pose des pipelines). Pour le module «Fpso», il révèle que le chantier en Chine est à l’arrêt depuis début avril 2022 suite à des cas de Covid. Les modules «hub» et «Flng» sont également en cours de construction. «Globalement, l’exécution de la phase 1 connait une progression de 73.2%», indique Mody Cissé.

Une exécution globale de 53,1% pour Sangomar

Pour le champ Sangomar, le démarrage des travaux de développement est effectif depuis février 2020. L’exécution de la phase 1 connait une progression de 53,1%. En effet, au 28 février 2022, la campagne de forage des 23 puits de développement prévus pour la phase 1 a débuté en mi-juillet 2021 et progresse normalement en ce qui concerne le module «subsurface et puits». S’agissant du module«subsea», l’ingénieur révèle que les installations sous-marines sont en cours de construction et d’assemblage ; etc. Pour ce champ de Sangomar, le consortium pour la production de pétrole est composé de Woodside avec 82% et Petrosen à 18%. La production de pétrole du champ de Sangomar est prévue sur 25 ans pour 231 millions de barils ; et le développement se fera par phase. Le champ de Sangomar produit du pétrole, mais il y a du gaz associé ; techniquement lié à la production de pétrole. «On ne peut pas produire du pétrole sans avoir du gaz associé», explique l’ingénieur chef de projet à la Direction des hydrocarbures qui annonce un concept d’opportunité gazière qui a été évoquée et discutée avec le ministère du Pétrole et des Energies et avec Woodside en tant qu’opérateur et les discussions, dit-il, sont toujours en cours.

Yakaar-Teranga, la production est attendue en 2024-25

S’agissant de Yakaar-TerangaCayar offshore profond, les réserves sont estimées à 20 Tcf de ressources gazières récupérables (Yakaar 15 Tcf découverte en 2017 et Teranga 5 Tcf découverte en 2016). L’objectif initial pour ce champ est de développer le marché domestique avec une production de 150 millions de mmscfd par jour. Revenant sur les perspectives du secteur des hydrocarbures, l’ingénieur annonce la réduction de la facture d’électricité de l’Etat pour le secteur aval et intermédiaire avec le projet en cours de développement gaz-to-power ; la mise à niveau des installations de la Sar pour réceptionner le gaz qui sera produit des champs Gta et Yakaar-Teranga ; le développement du réseau gazier du Sénégal ; le développement du tissu industriel du Sénégal, etc.

ndarinfo.com

Vous aimerez aussi...

5 réponses

  1. Stephane dit :

    Comme d’hab au Sénégal manqueront toujours les 15 % pour que ca fonctionne correctement

  2. “British Petroleum avec 53,3%, Kosmos 26,7% et Petrosen 20%“

    Et après on se demande pourquoi les pays africains resteront toujours pauvre , l’Etat sénégalais devrait penser à investir dans le futur afin de devenir autonome a tous les niveaux pour se passer de ces actionnaires extérieures voraces et malhonnêtes.
    ❤️ 🇨🇦

    • Galips dit :

      Pace que ces pays ne sont capables ni techniquement ni financièrement d’exploiter les ressources du hasard de la géologie.

  3. Ndiaye dit :

    Oui on sait que c’est du vol, comme pour l’uranium du niger. Mais no choice, ils ont (pour l’instant) la science.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :