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Violence basée sur le genre : au Sénégal, 27% des femmes âgées de 15 à 49 ans en sont victimes

Au Sénégal, 27 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi des violences physiques. Dans 55 % des cas, le mari ou le partenaire est l’auteur de ces actes. De plus, la violence basée sur le genre (vbg) est la violation la plus répandue des droits humains, mais elle reste la moins visible. 68%des femmes de 15 à 49 ans victimes de violences n’en ont jamais parlé avec quelqu’un, ni chercher d’aide, selon un rapport 2019 de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie.

Pour faire face à ce problème, le gouvernement intervient au sein même des communautés. « Nous nous appuyons sur les groupes communautaires pour aider les victimes de violences. Les Bajenu Gox (en wolof, Bajenu veut dire la sœur du père. Et Gox fait référence à la zone) sont au cœur même de la communauté, et leur appui nous a été précieux tout au long des années surtout dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant. Aujourd’hui, elles ont rejoint la lutte contre les vbg et sont très actives sur ce plan », indique Ndéye Mingué Ndiaye Gacko, coordinatrice de la cellule Genre du ministère de la Santé et de l’action sociale.

Avec le soutien de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), plusieurs séances de formation sur l’appui aux victimes des vbg ont été organisées en 2020 et entre octobre et novembre 2021 respectivement dans les régions de Kaffrine, de Kaolack et de Sédhiou avec plus de 100 participants dont les Bajenu Gox des régions, des membres du personnel médical des districts sanitaires et des agents de l’Action sociale.

Ces dernières années, le Sénégal a enregistré des avancées notables dans la lutte contre les vbg : « Nous sommes le seul pays de la sous-région à disposer d’une cellule Genre dans tous les secteurs ministériels, et à mettre en place une stratégie à cet effet. Nous avons noté un léger déclin des cas de vbg », dit Ndéye Mingué Ndiaye Gacko, tout en indiquant qu’il reste toutefois beaucoup d’efforts à faire pour en arriver à une société libre de toute discrimination sexiste à l’endroit des femmes, rapporte Pressafrik qui cite « Libération ».

lesoleil.sn

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