USINES DE FARINE DE POISSON: DANGERS !

Prolifération des usines farines de poisson : Greenpeace lance une nouvelle alerte

Greenpeace Afrique condamne l’ouverture d’une nouvelle usine de farine de poisson à Sandiara. Il s’agit de la deuxième de l’année, après celle de Cayar. Et ce, malgré l’engagement du ministère chargé des Pêches de ne plus accorder de nouvelles autorisations.
Au cours de ces dernières années, le secteur de la pêche sénégalaise fait face à une crise économique, sociale et environnementale sans précédent avec des conséquences désastreuses sur les pêcheurs, les mareyeurs et les femmes transformatrices.

Prolifération des usines farines de poisson : Greenpeace lance une nouvelle alerte

«Nous assistons à une croissance incontrôlée du nombre d’usines de farine et d’huile de poisson au Sénégal et les campagnes de pêche à Cayar, Saint-Louis, Joal ou Kafountine, jadis fructueuses, deviennent laborieuses et moins rentables, au grand dam des pêcheurs et de leurs familles, de plus en plus gagnés par le désespoir», regrette Greenpeace dans un communiqué.

«L’usine de farine et d’huile de poisson dénommée Barna est érigée dans une zone d’habitation avec des conséquences terribles sur la santé et le cadre de vie des populations. En effet, depuis que l’usine a commencé ses activités, une odeur nauséabonde empeste toute la commune et les localités environnantes, et des maladies mystérieuses ont fait leur apparition au sein de la population», dit Mor Mbengue du collectif Taxawou Cayar.

L’une des principales causes de cette crise est sans doute liée à la mauvaise gestion des ressources halieutiques au Sénégal.
Greenpeace Afrique, qui réaffirme son soutien aux communautés de pêcheurs, demande à l’Etat du Sénégal de mettre en œuvre les recommandations issues de la concertation nationale sur les usines de farine et d’huile de poisson, notamment le gel des autorisations d’implantation de nouvelles usines au Sénégal. L’Ong invite l’Etat à interdire l’utilisation du poisson frais par les usines de farine et d’huile de poisson, et limiter leur production à l’utilisation des résidus issus des usines et sites de transformation des produits de la pêche.

L’autre recommandation est de diligenter la signature du décret de reconnaissance des métiers de la transformation artisanale des produits de la pêche, mais aussi publier la liste des navires autorisés à pêcher dans les eaux sénégalaises pour plus de transparence dans la gestion des ressources halieutiques.

ksonko@lequotidien.sn

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3 réponses

  1. Alioune dit :

    Ce n’est pas ce gouvernement de prédateurs qui arrêtera le bradage de nos ressources halieutiques au contraire cela va empirer au grand dam de nos braves pécheurs .Le mal est très profond

    • Yvesbzh dit :

      Le mal est profond ,mais il ne date pas d’aujourd’hui.
      Les Russes pillaient déjà la ressource dans les années 80, vinrent les Chinois qui ont fini de détruire la ressource avec la bénédiction des gouvernements passés et actuels

  2. Ivan dit :

    Pour produire 1 kg de poisson carnivore en élevage (saumon, daurade,bar, loup,truite…),la farine de poisson utilisée correspond à environ 2 à 5 kg de poisson sauvage en fonction de la composition de l’alimentation (avec plus ou moins de végétaux et céréales) utilisée. De nombreux essais sont en en cours pour diminuer la farine de poisson en la remplaçant par des vers de farines, des insectes… mais cela reste anecdotique dans l’élevage actuel.

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