LES FEMMES SE BATTENT

Terrorisme, viols, mutilations génitales: les jeunes femmes leaders élèvent la voix

?Lors de la quatrième Assemblée Générale du Réseau Ouest-africain des Jeunes Femmes Leaders (ROAJELF) consacrée au thème « Genre, Migration, Droits Humains, Paix et Sécurité et Développement en Afrique de l’Ouest», un plaidoyer fort a été fait pour la restauration de la dignité de la femme et l’accentuation de la lutte contre le terrorisme.

La station balnéaire de Saly a abrité la quatrième assemblée générale du Réseau Ouest-africain des Jeunes Femmes Leaders (ROAJELF). Occasion saisie Dr Siga Fatima Jagne, Commissaire aux affaires sociales et genre, de la Commission de la Cedeao, pour rappeler que le ROAJELF, né en Février 2009, a fait des prouesses.

En effet, selon elle, « grâce à son leadership, sa présence dans les 15 Etats membres de la CEDEAO et son engagement à promouvoir les politiques et programmes d’intégration régionale, le ROAJELF est devenu un dispositif opérationnel de la CEDEAO pour accélérer les efforts de développement durable de la Région ».

Cependant, elle explique que, malgré les résultats forts louables enregistrés par le ROAJELF, des défis énormes persistent dans la Région. Il s’agit de la lutte contre la radicalisation, le terrorisme, la cybercriminalité, la libre circulation des personnes et des biens ; le faible accès aux financements et au numérique. Il s’y ajoute, l’exercice de la citoyenneté des jeunes, les viols, le trafic de personnes, le mariage d’enfants (40% des filles sont mariées avant l’âge de 18 ans en Afrique, avec de fortes variations entre les États membres de la CEDEAO) et les mutilations génitales féminines.

Dans le même registre, elle précise que les mariages d’enfants et les mutilations génitales féminines ont des conséquences néfastes connues pour l’avenir des jeunes filles, comme en témoignent les grossesses chez les adolescentes, les maternités à haut risque, les fistules obstétricales, la mortalité maternelle et infantile, la privation du droit à l’éducation, le décrochage scolaire – augmentant ainsi la probabilité d’une pauvreté accrue chez les femmes et les filles.

C’est pourquoi, cette tribune lui a servi de cadre pour inviter « à lever le voile sur des questions aussi bien organisationnelles que programmatiques pour gagner le pari de la relève et accompagner la VISION 2050 de la CEDEAO ».
Ledit réseau n’est pas sûr à être très préoccupé par les problématiques précitées. En effet, d’après Marie Josée Kandanga, représentante d’Onu-femme à cette rencontre, « ONU Femmes », entité des Nations Unies consacrée à l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes rassure de son engagement ferme sans faille à appuyer les actions du ROAJELF.

A preuve, « l’appui technique et financier que, ONU Femmes, a apporté au ROAJELF pour que ce présent atelier ait lieu». Le renforcement du leadership de jeunes filles et femmes étant au centre de la Célébration du 25ème anniversaire de Beijing et du Forum de Paris, elle, soutient que, Onu-femme, compte sur les jeunes, comme Socle de la Génération Egalité pour permettre d’accélérer le pas vers une autonomisation effective des femmes au cours de cette décennie.

Marielle M Degboe, présidente régionale sortante du ROAJELF, pour sa part, a invité à la promotion de la femme à la tête des Etats, tout en sachant que le défi est grand mais possible. Par ailleurs, la présidente sortante dudit réseau, en signe de sentiment du devoir accompli dit : « Rien n’est plus élévateur que de savoir au fond qu’on a donné le meilleur de soi et surtout, tout ce qu’on pouvait donner ».

Le Témoin pressafrik.com

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