PROGRÈS DE LA SCOLARISATION DES FILLES

Le net regain d’intérêt dans la scolarisation des filles au Sénégal est encourageant dans la sous-région ouest-africaine

Les différentes campagnes de sensibilisation pour la scolarisation des jeunes filles ont fait renaître un net regain d’intérêt dans la région de Kolda, dans le sud du Sénégal, un modèle qui est désormais très encourageant dans la sous-région ouest-africaine, a confié samedi, Babacar Sy, coordonnateur du Centre conseil adolescents de Kolda.
« Aujourd’hui, beaucoup de nos filles ont repris le chemin de l’école et des centres de formation professionnelle. De plus en plus, des pays de la sous-région envoient à Kolda leurs experts pour s’inspirer de notre modèle d’éducation et de formation des filles. Il est important de poursuivre cette dynamique », a-t-il indiqué à Xinhua.
La région de Kolda, frontalière avec la Guinée-Bissau, la Guinée et la Gambie, connaissait auparavant, un fort taux d’abandon scolaire surtout pour les filles, lié souvent à des questions de pauvreté, de mariages précoces et autres considérations traditionnelles.
« On a réussi à envoyer quatre filles leaders pour aller représenter le Sénégal à des symposiums internationaux sur l’éducation des filles au Kenya, en Egypte, en Côte d’Ivoire et en France », a expliqué Babacar Sy.
Il a estimé que le Sénégal est cité au banquet des pays qui sont en train de réussir dans le domaine de l’éducation et la formation des filles.
M. Sy a assuré que dans sa stratégie, son centre travaille à déconstruire l’idée, selon laquelle, les filles sont censées faire que les travaux ménagers.
« Dans nos interventions, nous ciblons, les filles pas du tout scolarisées, les filles peu scolarisées et les filles scolarisées », a-t-il insisté.
« Ces symposiums, auxquels j’ai participé, ont été très intéressants », a, pour sa part, confié Sylvie Diack, une jeune fille, en service dans une radio digitale, basée à Dakar et qui traite des questions de sensibilisation et d’éducation des jeunes filles.
Elle a dit avoir remarqué, au cours de ces rencontres internationales, une forte présence de jeunes et que leurs discours et plaidoyers ont été « écoutés, et suivis avec intérêt ».
Mlle Diack, très active dans les questions d’éducation des filles, a représenté sa région aux symposiums sur la question de l’éducation des filles en France, au Kenya et en Egypte.
La jeune leader a trouvé que l’avènement en 2015 des clubs de jeunes filles dans sa région, une idée du Centre conseil Adolescents de Kolda, a beaucoup changé positivement les mentalités et que depuis, de nombreuses familles encouragent de plus en plus leurs filles à aller à l’école.
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Xinhua /china.org.cn

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1 réponse

  1. Xx dit :

    Bravo ! il est important que la gente féminine puisse, elle aussi, avoir droit à l’éducation : il y va simplement de l’avenir du pays. Et intellectuellement (malgré l’idée que se font certains machos rétrogrades et indécrottables), les filles ne sont pas « inférieures » aux garçons, loin s’en faut…

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