L’ÉROSION CÔTIÈRE ET LE TOURISME

L’érosion côtière, un des goulots d’étranglement du tourisme

La visite annoncée du président de la République à Mbour, notamment à Saly-Portudal sonne telle le glas de l’érosion côtière ? Une pilule de 37 milliards de F Cfa est attendue pour soigner le mal. En attendant, ce phénomène a fini de faire le deuil de réceptifs phares de l’industrie touristique: Les Résidences Téranga, Espadon, Savana Saly battent de l’aile ou ont disparu…
Ce qui fait que l’érosion côtière constitue un des goulots d’étranglement du tourisme, avec des impacts, dans la petite côte, sur les plans politique, économique et social.
Les thérapies envisagées exigent une union sacrée, en taisant les querelles d’école ou chapelle autour des formules infuses ou diffuses pour soigner, arrêter ou juguler le mal de l’érosion côtière dans un contexte de changements climatiques.
En attendant des solutions alternatives et le retour définitif des plages, des réceptifs hôteliers de Saly-Portudal meurent. L’avancée de la mer est suivie de la disparition des plages.
Le secteur du tourisme bat de l’aile, avec ce phénomène naturel, d’une part, et, de l’autre, des effets anthropiques dus à l’action de l’homme.
Le projet Tourisme et Développement des entreprises, des travaux de protection et restauration des plages pour une enveloppe de 37 milliards de F Cfa dont le lancement est prévu à Saly-Portudal par le président de la République Macky Sall sont très attendus.
Du reste, au phénomène naturel, la résultante des changements climatiques, s’associe la main de l’homme. La construction d’installations anarchiques (ponton sur le front de mer, la fermeture de lagunes ou de cours d’eau et le terrassement de dunes le long du littoral sont partis pour participer et accentuer un déséquilibre écologique dans la petite côte.
« Les dunes de sables en bordure de mer ont laissé place à des pieds dans l’eau. L’industrie hôtelière a implanté partout des établissements hôteliers. La nature a réagi avec les changements climatiques et le relèvement du niveau de la mer.
L’avancée de la mer a commencé à faire ses effets. Plusieurs dizaines de mètres de plage sont englouties par les flots. Les illustrations ne manquent pas.
Les localités de Palmarin et la Pointe de Sangomar ont fini de subir les conséquences de l’avancée de la mer. L’ensablement des bras de mer, lagunes et autres estuaires participe à la furie des vagues. L’extraction du sable de mer pour des besoins de construction est aussi retenue comme cause.
Des réceptifs hôteliers comme l’Espadon, les Savanas ont fini par mettre la clé sous le paillasson. Saly Princess fait encore dans l’espoir de résister à la furie des vagues. » Ce sont là les propos d’un géographe outré par l’évolution du phénomène.
Les conséquences sont économiques. Les statistiques parlent d’elles-mêmes: les professionnels du secteur du tourisme sont très affectés par des conflits sociaux dans leurs entreprises suite à la cessation d’activités, suivie de licenciement de pères de famille. Les pertes d’emplois du fait de la transversalité de l’activité touristique sont estimées par milliers.
Sud Quotidien

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5 réponses

  1. Yvesbzh dit :

    Ce n’est pas un phénomène nouveau il y 25 ans j étais déjà obligé d enterrer dès gabion à + de 2 m de profondeur devant mon cabanon a NGAPAROU et de renforcer le mur sur la plage les gabions ont totalement stoppé l’érosIon souterraine le mur est toujours là les gabions aussi 25 ans après

  2. vavat dit :

    la nature reprend ses droits !tout simplement….que faire ? vivre sur des pilotis? non faut construire en fonction,des reliefs!!!! et tant pis pour les.. »vue sur la mer » inscrit sur les prospectus des hôtels malheureusement !!!! celui qui a un bon remede ne se gene pas ! merci pour ce beau Pays….

  3. amy dit :

    Mais non, Mais non , Pourquoi être aussi alarmiste? une bonne thérapie: lisez donc la déclaration de Bocar LY sur ce même site. Tout va pour la vieux dans le meilleur des mondes.
    Ce n’est pas ce que vous constatez mais c’est normal, je suis un visionnaire

  4. Ndiaye dit :

    si les égoistes de riches avaient respecté la distance réglementaire des 100m entre leurs constructions et les bordures de l’océan, on auriai épargné les centaines de milliards de « contre mesures » contre l’avancée de la mer

  5. fiki dit :

    Aux amoureux de Saly qui s’intéresseraient au devenir de leurs plages faisant l’objet d’une volonté de restauration, je suis tombé par hasard sur l’étude de projet de la banque mondiale…

    « Etude d’Impact Environnementale et Sociale (EIES) des travaux physiques de restauration, protection et
    entretien de plages de Saly »

    http://documents.worldbank.org/curated/en/961381482918271354/pdf/SFG2789-EA-FRENCH-P146469-Box396342B-PUBLIC-Disclosed-12-26-2016.pdf

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