TOURISME CULTUREL SÉNÉGALAIS

Tourisme culturel: Le Sénégal invité à diversifier son offre

Le tourisme culturel constitue ‘’un des leviers du développement durable’’ du secteur touristique au Sénégal, dans le cadre d’une ‘’diversification de l’offre’’ qui ne se limite pas qu’au balnéaire, a déclaré mercredi le directeur du patrimoine culturel, Abdoul Aziz Guissé.
Le patrimoine culturel du Sénégal, avec ses sept sites historiques ‘’classés patrimoine mondial’’ et ses deux sites classés ‘’patrimoine immatériel’’, peut jour un rôle important dans ‘’le développement du tourisme durable qui permet le dialogue interculturel, mais aussi la découverte de l’autre’’, a dit M. Guissé.
Il intervenait lors d’un atelier axé sur le thème ‘’Le tourisme durable dans les sites du patrimoine mondial : le cas de Saint-Louis’’. Cette rencontre s’est ouverte en présence de représentants de l’UNESCO, d’enseignants de l’Université Gaston Berger (UGB) et du directeur du centre culturel régional de Saint-Louis, Moustapha Ndiaye dit ‘’Och’’, et des acteurs du tourisme.
Pour le directeur du patrimoine culturel, ‘’le monopole du tourisme balnéaire, ne participe pas au développement véritable du tourisme culturel au Sénégal’’.
Aussi a-t-il plaidé pour que ‘’les sites historiques soient mis en valeur pour favoriser l’attractivité du tourisme’’.
Selon lui, le ministère du Tourisme et le ministère de la Culture ‘’doivent travailler en synergie’’, afin de mettre en valeur les atouts du tourisme culturel, en mettant en œuvre ‘’la réhabilitation, la préservation et la classification de tous les sites historiques du pays’’.
Et de convoquer le premier président du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, qui disait que ‘’la culture est au début et à la fin de tout développement économique et social d’un pays’’.
La directrice du Centre de recherche et de documentation du Sénégal (CRDS) de Saint-Louis, Fatima Fall, a mis en exergue le Plan de développement touristique de la veille ville.
Aly Sine, directeur de la culture, du patrimoine et du tourisme de la mairie de ville, a fait pour sa part une présentation sur le thème : ‘’Le tourisme dans la nouvelle stratégie de valorisation économique du patrimoine culturel de Saint-Louis’’.
Le Dr Abdoul Sow, maître de conférences, section métiers du patrimoine à l’UFR CRAC de l’UGB a lui développé le thème : ‘’Les escales du fleuve Sénégal : quels patrimoines et quels tourismes dans la vallée’’
APS/ndarinfo.com

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3 réponses

  1. Stephane dit :

    1er conseil pour le touriste qui souhaite venir au Sénégal ,pays de la fameuse teranga apprendre à évité les arnaques

  2. Xx dit :

    « … que ‘’les sites historiques soient mis en valeur pour favoriser l’attractivité du tourisme’’… » ! C’est le B-A BA ! Sauf s’il ne veut que se reposer, un touriste ne vient pas uniquement pour le balnéaire… les touristes veulent et aiment découvrir un pays et ce qui fait son âme, son charme. Et rencontrer son peuple aussi, son mode de vie, échanger, s’informer, s’étonner.
    Par exemple quand on visite Saint-Louis aujourd’hui, c’est plutôt la déception, tout part en décrépitude faute d’entretien… comme les anciennes demeures coloniales… c’est tellement dommage de laisser à l’abandon un tel patrimoine.

  3. issa gibb dit :

    Oui, il y a une certaine hypocrisie à mettre le tourisme culturel en avant au Sénégal, alors qu’il est aussi sinistré que le tourisme balnéaire… Car à part, l’Île de Gorée préservée pour son tourisme mensonger sur l’esclavage, mais si juteux en rentabilité avec son transport maritime et sa visite de la maison des esclaves…. Tous les autres sites historiques du Sénégal sont ruinés et laissés à l’abandon dans une volonté de faire disparaitre les monuments d’architecture coloniale française par une partie de la population sénégalaise anti-occidentale, religieux et marabouts en tête… Et Saint Louis, en est le plus triste et le plus important exemple, des maisons coloniales jusqu’à la statue de Faidherbe… Ainsi que l’ancien Palais de Justice sur la corniche, le château de Richard Roll, les entrepôts de Rufisque et les petites écoles coloniales à Mbour et de Kaolack, etc…
    Un pays qui renie son passé, n’a pas d’avenir !

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