Le Sénégal promet d’apurer sa dette

Le Sénégal promet d’apurer sa dette intérieure d’ici « mi-février »
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Le gouvernement sénégalais a promis mardi d’apurer d’ici « mi-février » la totalité de sa lourde dette intérieure, qui menace la deuxième économie d’Afrique de l’Ouest francophone, assurant que seuls 43 milliards de FCFA (65 millions d’euros) restaient encore à payer.
« Il y a 43 milliards qui restent (à payer) sur 174 milliards (265 millions d’euros). Ils seront payés en priorité. J’espère que d’ici la mi-février, tout sera totalement payé », a indiqué le ministre de l’Economie Abdoulaye Diop, lors d’une rencontre à Dakar avec les bailleurs de fonds.
« Le financement est disponible, nous avons pris des dispositions avec les banques pour un emprunt. Il y a des réglages qui doivent être fait avec le FMI d’ici maximum une semaine », a-t-il assuré. Une mission du Fonds monétaire international (FMI) est actuellement à Dakar.
Le président Abdoulaye Wade avait promis d’apurer la totalité de la dette au 31 janvier, une échéance qui avait été jugée très optimiste par les bailleurs de fonds.
Le montant de 174 milliards est une estimation remontant à fin octobre. Le chiffre actuel n’est pas connu. Mais déjà, les bailleurs de fonds estimaient la dette à 225 milliards de FCFA (342 millions d’euros), soit plus de 13% du budget 2009.
Lors de la réunion de mardi, un représentant du secteur privé a évoqué « des difficultés » pour évaluer le « montant de la dette », plusieurs chiffres étant évoqués, celui donné par le gouvernement étant le plus bas.
Le ministre lui a répondu: « après le paiement de cette dette, j’aimerais savoir s’il y a des reliquats » de dettes non payées.
Le 31 décembre, le président Wade avait reconnu que des « erreurs » avaient été commises dans la gestion des finances publiques en 2007 et 2008 mais écarté toute « malversation ».
La dette publique intérieure inquiète tout particulièrement la communauté internationale: elle asphyxie de nombreuses entreprises du secteur privé et décourage d’éventuels nouveaux investisseurs tentés de travailler pour l’Etat en participant notamment aux grands travaux en cours.
Le Sénégal est la deuxième économie, après la Côte d’Ivoire, de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA, 8 pays).

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1 réponse

  1. EagleIV dit :

    Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. Et ce n’est pas limité qu’au Sénégal.
    Ceci étant dit, on attend toujours les 7 TGV, la centrale nucléaire, les bateaux taxis, la fin des coupures, la…, et la… et les…
    Pour juste petit rappel, les entreprises de btp attendent d’être payés deouis juillet 2008…

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