MILLIONNAIRE GRÂCE AUX FRAISES

Salif Ba, le jeune Sénégalais devenu millionnaire en cultivant des fraises

Destiné à une carrière dans l’administration, Salif Ba a surpris ses proches en se tournant vers la culture de fraises. Un choix payant, puisque son entreprise lancée il y a un peu moins de 3 ans réalise un chiffre d’affaires à 6 chiffres et va devenir le leader de la filière fraise au Sénégal.
DFraise, petite entreprise agricole spécialisée dans la production et la commercialisation de fraises, est en train de conquérir les marchés de la capitale sénégalaise Dakar. Sur une surface de moins d’un hectare, l’entreprise récolte en moyenne 20 tonnes de fraises par saison. Trois variétés y sont cultivées, notamment « Beauty », « Camarosa » et « Festivale », toutes très appréciées par les populations locales et les expatriés.
Soucieux de la preservation de l’envirronnement et de l’hygiene sanitaire dans la production agricole, je mets la promotion de l’agroecologie à la travers la culture des fraises sous serres avec l’utilisation d’engrais organiques.
Salif Ba, 29 ans, est le promoteur de DFraise. Il s’est lancé dans cette activité à la grande surprise de ses proches qui le voyaient en cadre d’administration. Après avoir obtenu un Master II au Département d’Anglais de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, le jeune homme décide de se tourner vers l’agriculture pour valoriser dit-il, les terres de ses parents.
« Dans notre culture, on s’attend à ce qu’une personne qui fait des études supérieures travaille dans un bureau », rapporte-t-il sur Soleil SN.
Au Sénégal, la filière fraise est pourvoyeuse d’emplois pour de nombreux jeunes. Comme Salif, de plus en plus de personnes se lancent dans la production ou la vente de ce fruit pour s’assurer un revenu stable. La culture débute en octobre, et les petits exploitants commencent à récolter les premiers fruits deux mois après. Entre janvier et juin, la production atteint son pic, et baisse en fin de mois pendant les fortes pluies qui rendent les fruits acides.
Le kilogramme varie entre 3 500 et 4 000 FCFA et le carton de 3 kg coûte 12 000 FCFA. Parmi les acheteurs, les gérants des hôtels et des restaurants, les unités de transformation et aussi les particuliers. Pour se faire une clientèle et écouler facilement ses produits, Salif Ba se sert du marketing sur les réseaux sociaux.
« Nous enregistrons la commande la veille et le matin, nous effectuons la récolte pour essayer de l’envoyer le plus tôt possible à Dakar. Comme ça, les clients ont des fraises fraichement cueillies », a-t-il ajouté.
Il rencontre toutefois certaines difficultés liées notamment à la logistique. L’entreprise ne possède pas encore de véhicules adaptés pour assurer les livraisons. Elle fait donc appel aux moyens de transport locaux pour acheminer les marchandises. Autre bémol, les difficultés de stockage et de conservation pour assurer l’exportation à l’international.
« Nous avons beaucoup de demandes au niveau international, mais nous n’avons pas de chambre froide pour stocker les fraises avant de les exporter ou de les envoyer à l’intérieur du pays », déplore-t-il.
En trois années d’activité et malgré les difficultés, Salif Ba a tout de même réussi à produire plusieurs tonnes de fraises. DFraise réalise un chiffre d’affaires de 9 millions FCFA et emploie une vingtaine de personnes pendant la haute saison. À présent, Salif travaille à trouver une solution pour assurer l’exportation vers les pays voisins.
Aïsha Moyouzame/agenceecofin.com

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2 réponses

  1. Stephane dit :

    CA ou bénéfice c’est bien un article de pigiste

  2. issa gibb dit :

    C’est un bonne nouvelle que ce vaillant entrepreneur-cultivateur de fraises au Sénégal…
    Comme quoi, quand on veut, on peut et on n’a pas besoin d’émigrer….
    Maintenant, il ne faut pas que les requins de l’administration à laquelle il était destiné, ni les pandores qui rackettent les restaurants ou les entreprises, ne ramènent pas leurs fraises et viennent lui chercher des poux dans la tête pour obtenir quelques billets et mettre à mal ses bénéfices et la viabilité même, de son entreprise… Ici, Sénégal ! Parce la fraise, c’est super bon, sauf pour ceux qui en sont allergiques…

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