SEMAINE MONDIALE DE LA SÉCURITÉ ROUTIÈRE SOUS UNE ÈRE DE RÉVISION DU CODE DE LA ROUTE

La réduction des accidents de la circulation de 50% à l’horizon 2030 envisagée

Un atelier de partage et de plaidoyer se tient depuis hier, mardi 19 mai 2021, à Saly-Portudal, pour le renforcement des capacités des autorités locales et administratives en matière de sécurité routière. La rencontre se tient dans un contexte de célébration de la Semaine mondiale de la Sécurité routière, sous la Direction de Partners West Africa Sénégal, investi dans la lutte pour l’amélioration de la sécurité routière. Elle vise la réduction des accidents de la circulation de 50%, à l’horizon 2030.
L’adjoint au gouverneur de la région de Thiès, M. Ndiaye, qui a ouvert le conclave, n’a pas manqué de camper l’importance des travaux à partir du nombre d’accidents occasionnant des pertes en vies humaines et des pertes économiques.
Selon Ousmane Ly, le chef de la Division Sécurité routière de la Direction générale des transports routiers, représentant son Directeur général, les accidents de la circulation représentent un véritable fléau. Le Sénégal disposant d’un réseau routier dense en termes de kilomètres de bitumes, avec plus de 660 000 véhicules, a enregistre, entre 2017 et 2021, beaucoup d’accidents de la circulation faisant 3000 morts. Ce triste ratio montre aussi une augmentation de 17% entre 2019 et 2021, évoluant de 545 à 870. Les racines du mal, selon Ousmane Ly, sont à chercher dans les causes humaines en partie, l’alcool, les excès de vitesse. A l’en croire, la thérapie envisagée va consister à mettre en place de la route révisée limitant la vitesse des véhicules dans les agglomérations pour en aboutir, à l’horizon 2030, à une réduction de 50% des accidents.
Sur l’actualité du transport à Dakar, avec les motos tricycles et autres véhicules non prévus par la réglementation pour transporter des personnes, la Direction générale des Transports routiers rappelle au respect des règles. A signaler que ans le domaine des infrastructures, selon les autorités actuelles, le Sénégal qui disposait d’un «réseau routier bitumeux qui tournait autour de 4000 km de routes revêtues, en 2012», s’est bonifié, en sept (7) ans de régime de Macky Sall, d’un «linéaire de routes bitumées de 1875 km».
Ce point avait été fait par l’ancien ministre des Infrastructures, des Transports Terrestres et du Désenclavement, en mars 2020, relevant que «ça veut dire qu’en sept ans, un peu plus de 250 km de routes revêtues sont réalisés par année», a-t-il fait savoir. Et lors de son message à la nation en fin d’année, le président Macky Sall avait souligné que grâce aux investissements massifs de ces dernières années, le Sénégal figure à présent dans «le top 10 des meilleurs réseaux routiers et autoroutiers africains».
Et Macky Sall d’ajouter que le Sénégal poursuit les efforts de modernisation de son réseau routier. «En 2020, 9 projets routiers ont été achevés, sur un linéaire de 425 km de routes revêtues, avec leurs ouvrages connexes, ponts et autoponts», a-t-il fait savoir le jeudi 31 décembre dernier.
Samba Niébé BA/sudonline.sn

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5 réponses

  1. Luc dit :

    Les autorités ne mettent jamais en cause :
    Les véhicules hors d’âge et hors d’usage…
    Les contrôles techniques frauduleux…
    Les faux permis de conduire achetés…
    Les infrastructures en mauvais état…
    Le défaut de signalisation routière…

  2. Le chaman dit :

    J’adore le paragraphe sur la circulation des motos, tricycles et autres à Dakar, oi il n’existe pas de réglementation pour le transport de personnes, mais invite à respecter la réglementation !!!! Quelle réglementation ???
    Encoreun séminaireppopour enfoncer des portes ouvvertes. Mais ça donne l’occasion de faire bombance dans un grand hôtel de saly,

    • bill dit :

      Ah oui, les séminaires au Rhino ! rien que la collection de 4×4 sur la parking en dit long. J’ai même lu, un jour, un séminaire sur la bonne gouvernance des finances publiques. Bon, il y a des abus partout, ce n’est pas propre au Sénégal.

  3. issa gibb dit :

    Nouvelle grosse partouze organisée à Saly pour des branlettes politiciennes à rien foutre qui en ont, tout aussi, rien à foutre des accidents et des morts de la route au Sénégal !
    Ce n’est pas la première fois, qu’on nous enfume avec ces ateliers de la Sécurité Routière au Sénégal dont il ne sort jamais rien, à part coûter un pognon fou aux finances et aux contribuables Sénégalais…
    Généralement et pour l’avoir vécu en direct, c’est un défilé de costumes changés à chaque apparition ou à chaque repas, avec quelques rares réunions de travail, très rapides de 18 heures à 19h heures, à la fraîche …
    Le reste du temps, ils se baladent, paradent dans les allées des hôtels, ils sont souvent infects avec les pauvres serveurs des restaurants comme si on leur devait toutes les révérences…
    Et le soir, ils disparaissent, soit au Casino de Saly , soit dans les Bars à Cocktail ou dans leurs chambres avec les putes de la station balnéaire , si affinités et les Sénégalais peuvent continuer à crever sur les routes du Sénégal, avec ces bandes de guignols à rien foutre

    Dans ces ateliers qui ne sont qu’une virée de plus, à Saly, il n’y a pas une seule décision prise ou appliquée : Pas de campagne de sensibilisation de la population aux risques routiers… Pas de rappel à la sécurité pour les conducteurs (Vitesse, alcool, drogue, etc…)… Pas de formation et de consignes pour les policiers et les gendarmes livrés à eux-mêmes et au racket organisé des automobilistes… Pas de nouveaux critères pour apprendre à conduire et pour l’obtention du permis de conduire… Pas de surveillance des contrôles techniques frauduleux des véhicules et des garagistes corrupteurs ou corrompus…Pas de critères de destructions des véhicules-corbillards meurtriers… Pas de nouveau budget pour refaire les routes dangereuses, dévastées par des trous ou faire une signalisation routière fiable… Pas de politique de renouvellement du parc automobile Sénégalais, sauf pour eux, tous les 2 ans avec tous les abus que l’on connait déjà… Pas de matériel et de moyens pour les pompiers qui n’ont même pas de bouteilles d’oxygène pour les accidentés de la route dans leurs camions de secours et qui regardent ces blessés, crever avant d’arriver à l’hôpital… Pas de Services d’Urgence, dignes de ce nom, et de lits pour accueillir les accidentés de la route dans les Hôpitaux qui peuvent rester agonisants pendant des heures, sur un brancard, dans un couloir, dans la plupart des Hôpitaux Sénégalais qui ont la réputation de mouroirs pour les accidentés de la route au Sénégal… Liste non-exhaustive d’Ici, Sénégal !

  4. Le réglage des phares et la signalisation nocturne, feux arrières en bon état, diminuerait déjà sensiblement les accidents. Mais je n’ai jamais vu un gendarme immobiliser un véhicule pour éclairage défectueux. Au contraire, on laisse les voitures et camions rouler avec un seul phare ou des phares arrières inexistants, car on pourra encore les racketter au prochain passage. Chaque véhicule en règle est une source de revenu potentiel en moins, c’est comme cela qu’il faut voir les choses.

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