EXCISIONS: PRATIQUES EN HAUSSE

Excisions au Sénégal : la pandémie met un « coup d’arrêt à des années de progrès dans la lutte contre mutilations génitales féminines »

Les mutilations génitales féminines ainsi que les mariages d’enfants ont augmenté au Sénégal à cause de la pandémie de Covid-19.
Près de 200 millions de femmes dans le monde sont concernées par l’excision ou mutilations génitales féminines. Une journée internationale, le 6 février, est consacrée à ce fléau qui a notamment cours en Asie, au Moyen-Orient ou encore au Sahel. Au Sénégal, 26 % des femmes en sont victimes et la pratique revient à cause de la pandémie.
Pourtant, couper, coudre, mutiler le sexe des femmes sont des pratiques totalement interdites au Sénégal mais la culture et la tradition contournent volontiers la loi alors qu’aucun texte religieux n’évoque le sujet. Conséquence de la pandémie de Covid-19, ces genres de pratiques reviennent au galop. « Qui dit pandémie, dit fermeture des écoles et qui dit fermeture des écoles, dit jeunes filles à la maison dans les villages avec une augmentation des mariages », explique Camille Romain des Boscs, de l’association Vision du monde, qui travaille sur le sujet.
Augmentation des mariages d’enfants
La mutilation génitale fait partie de la préparation au mariage des jeunes filles et selon Vision du monde, on observe 30 % d’augmentation des mariages d’enfants au Sénégal à cause de la pandémie. « Ça vient mettre un coup d’arrêt à des années de progrès dans la lutte contre les mutilations génitales féminines », regrette Camille Romain des Boscs.
La crise économique pousse également les exciseuses à proposer leurs services pour gagner de l’argent dans les endroits où la pratique était pourtant en recul.
Nathanaël Charbonnier – franceinfo

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3 réponses

  1. rover dit :

    pas difficile de penser que la pandémie pousse au repli communautaire et donc au retour de pratiques ancestrales mais il est bien difficile de généraliser des observations de terrain forcément parcellaires et non chiffrables
    sur un autre plan, on observera aussi je pense un retour plus ou moins localisé des épidémies anterieures maitrisées comme la rougeole , les gastroenterites diverses etc ( cf cas de fiévre jaune dans le sud oriental )
    le rôle du chef de village , de l’infirmier sera important dans la poursuite de vaccinations habituelles et pratiques d’hygiène générale

  2. Fall dit :

    Putain sérieux casse les couilles les chiens qui ont recours à de tels pratiques . Ils me dégoûtent

  3. Xx dit :

    Consternation totale de savoir que de telles pratiques barbares perdurent encore et encore au 21° siècle ! Que les hommes soient circoncis (notamment pour raisons médicales), soit… Que les femmes soient si abominablement mutilées à vie et supportent des douleurs perpétuelles, non ! c’est monstrueux !
    Selon la quasi totalité des religions existantes, Dieu a créé les hommes et les femmes. Comment peut-on dans ces conditions s’arroger le droit d’exciser les jeunes filles et femmes ? et remettre ainsi en cause la création de Dieu ?
    Au Sénégal, de plus, ces pratiques sont interdites. Alors qu’attendent les autorités pour agir et sanctionner sévèrement ?

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