COVID A MBOUR

Trop affaiblie face à la Covid-19 : Mbour refuse d’être un mouroir et exige une meilleure santé

Comme annoncé par Leral.net dans un récent article, à Mbour la prise en charge des malades de la Covid 19 est un gros problème. Alors les malades du Coronavirus viennent quotidiennement en nombre à l’hôpital, la ville fait face à trop de déficits, avec des structures sanitaires sous équipées face à la deuxième vague. Leral qui s’est rapproché à la fois de quelques acteurs de la Santé de cette localité et des populations tombe sur ce constat : Mbour refuse d’être un mouroir et exige une meilleure santé
La collectivité de Mbour sous l’angoisse de la deuxième vague et sa propagation, selon cette blouse qui veut le respect du secret professionnel, l’explication est que « l’hôpital de Mbour ne dispose pas de centre de traitement pouvant permettre une meilleure prise en charge des patients. L’heure est à la concertation pour voir comment en installer un… », Avance-t-il.
Mais selon un de ses collègues, la réalité est que « l’hôpital ne dispose que d’un service d’accueil d’urgence exigu qui n’a qu’un seul lit chaud. Et avec la situation actuelle, au delà des patients, même le personnel soignant aussi est exposé et risque d’être contaminé à tout moment ».
Pourtant face à la deuxième, attirant l’attention des populations sur la résurgence du coronavirus, le gouverneur de la région de Thiès, Mouhamadou Moustapha Ndao justifiant les mesures drastiques prises par l’Etat avait indiqué l’épidémie reste concentrée entre Mbour, Tivaouane et Joal.
Mais au-delà de ces mesures forces est de reconnaitre qu’il faut véritablement un accompagnement en équipements de protection et en matériels médicaux pour la prise en charge des malades.
Car selon l’alerte plus inquiétante de cette blouse blanche à Mbour la COVID-19 semble prendre le même chemin qu’en Europe. « Un de nos gardiens est en train de mourir faute de soins, une amie employée à Grand Mbour m’a confirmée que les gens meurent faute de soins », s’est-il désolé
Pourtant un peu avant, le maire de Nguékhokh avait alerté que le département de Mbour, une localité ‘’très importante’’ ne bénéfice pas encore de toutes les infrastructures sanitaires nécessaires. Car d’après lui Mbour la 3e commune la plus grande, après celle de Dakar et Touba ?
« Le problème aujourd’hui, selon lui, est que le département de Mbour n’est pourvu que de deux ou trois petits hôpitaux pour un département fort de 16 communes. C’est au ministre de la santé de prendre toutes ses dispositions pour les tests post-mortem sur des personnes décédées au niveau de l’hôpital de Mbour. Seule une personne est en mesure de le faire, ce qui fait que des corps séjournent deux à trois jours dans la morgue de ladite structure » avait-il soutenu.
Toujours dans le cercle sanitaire, un des professionnels face à cette surcharge, dans un soupir nous lâche : « Je crois qu’il est temps que les autorités reconnaissent qu’ils sont dépassés, qu’il n’y a plus de pseudo lit de réanimation, que les hôpitaux sont sous pression au point d’oublier de nourrir les malades, que les gens meurent dans des conditions « animales » sans toilettes intimes etc.. je connais quelqu’un qui n a pas été lavé pendant 16 jours… »
Autre solution, selon lui, « il faut convaincre les autorités d’autoriser les cliniques privées à prendre en charge aussi les cas de COVID. Vous êtes journalistes, je vous laisse enquêter sur le sujet mais je pense que toute la presse devrait soulever cela. Car à ce stade il faut regarder les choses en face… »
Pourtant il y a un an Saliou Samb, le président du Conseil départemental de Mbour, avait déclaré, la construction prochaine d’un établissement de santé de niveau 3 ou d’un nouvel hôpital à Mbour doté d’un service pour le traitement des cancers et d’un service de dialyses pour les insuffisants rénaux.
D’après lui cette structure hospitalière est le fruit d’une longue démarche auprès du gouvernement et de la tutelle de Mbour en matière de santé.
Aujourd’hui où en est-on ?
En tout cas, en attendant, avec la Covid-19 comme dans d’autres collectivités, à Mbour on meurt en silence…
Pour les populations interrogées, « Mbour doit disposer d’un centre de traitement des maladies infectieuses (CTI), d’un nombre suffisant de personnel qualifié, des ambulances médicalisés. Et comme promis, il est indiqué de relever notre hôpital à un niveau 3, avec aussi des appareils respiratoires qui sont en manque ».
Sur un air désolant, cet homme en rajoute une couche. Car, selon lui, même la route qui va de l’hôpital Grand Mbour au nouvel hôpital est cahoteuse, et le transport des malades avec ces trous et voies en très mauvais état est un facteur à risque…
Trop affaiblie face à la Covid-19 : Mbour refuse d’être un mouroir et exige une meilleure santé
« Je crois qu’il est temps que les autorités reconnaissent qu’ils sont dépassés. Qu’il n’y a plus de lits de réanimation. Les hôpitaux sont sous pression au point d’oublier de nourrir les malades. Et, les gens meurent dans des conditions « animalières » sans toilettes intimes etc. », regrette la source.
Ainsi, il a été relevé l’absence de toilettes intimes. Des patients restent plus de 15 jours sans pour autant être lavés. Et, à ce stade de l’évolution de la pandémie, il n’y a plus de place normale. Les hôpitaux se transforment en mouroirs.
Donc, estime-t-on, les autorités devraient être convaincues de la nécessité d’autoriser les cliniques privées à prendre en charge des cas de Covid-19.
leral.net

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10 réponses

  1. Stephane dit :

    On entend plus ceux qui disaient que le Sénégal était doté d’un très bon système hospitalier

    • lionel dit :

      660 Déces en 11 mois, parce que les patients sont traités

      pas comme en France ou la doctrine est tester, tracer, isolé………et soigner, c’est en option???

      En clair, si tu es positif? enferme toi chez toi en t’enfilant du doliprane en espèrant que ça passe

      Et ils utilisent les mêmes recettes qui ne fonctionnent pas depuis 1 an

      • Bernard dit :

        « 660 décès en 11 mois » ce sont les chiffres gouvernementaux, un peu comme ceux des touristes arrivant à l’AIBD = artificiellement baissés pour la Covid et l’inverse pour le tourisme.
        Pour la vérité demandez aux gardiens des cimetières !

        • lionel dit :

          En france tous les morts le sont du covid, le covid a tué la grippe, le cancer………..même Giscard, malade depuis 10 ans, mort à 94 ans, on lui a collé le covid sur sa tombe

        • Halo1 dit :

          Oui c’est connu les gardiens de cimetière sont hyper diplômés en médecine et pratiques des autopsies afin de déterminer la cause du décès, quel argumentation de poids !

  2. Regis Costet dit :

    Les biens pensants qui se gargarisent des chiffres du Sénégal devraient se rendre un jour à l’hopital de M’Bour et ils verraient que pour avoir droit au traitement du savant de marseille ou à la plante malgache ,il faut d’abord sortir les sous…Avec cette saloperie de Covid,il vaut mieux ne pas comparer…Et si le Sénégal s’en sort mieux,tout le monde ne peut etre que très content!!!!!!!

  3. Diclo dit :

    Le plus facile….. Critiquer…

  4. le chaman dit :

    La critique est un droit inaliénable, voyez ce qui se passe dans les pays ou la critique est interdite, la Chine et la Corée du Nord, champion, l’Iran est pas mal placé non plus avec les états du golfe, et la Russie avec son grand démocrate Poutine, silence on empoisonne et on emprisonne,.
    Alors oui la critique est indispensable pour faire avancer les choses, même si ça énerve,
    Critiquer est indispensable dans une démocratie. C’est le carburant de l’évolution.
    Une vie qui ne veut rien déranger, ne mérite pas d’être une vie, car toute découverte, toute vérité naît de la transgression de l’ordre établi.

  5. Ali dit :

    Critiquer ou pensée unique ?

  6. Tiocan dit :

    La pensée unique dénie la liberté de critiquer.

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