40.000 HA DE FORÊTS MASSACRÉES CHAQUE ANNÉE

Contre la déforestation, le projet de replanter des forêts nourricières

Le Sénégal perd 40 000 hectares de forêts par an. Pour y remédier, le pays fait partie du projet international de la Grande muraille verte dans le Sahel. Dans cette dynamique de reforestation, un nouveau projet vient d’être lancé, les « tolou keur », soit des petites forêts nourricières et médicinales, replantées à côté de villages à vocation écologique. Un deuxième projet pilote a été lancé ce mercredi 12 août dans le village de Belvédère, à 40 kilomètres de Dakar.
À côté d’une zone industrielle, le village de Belvédère dénote par ses baobabs et ses champs verts. Djibril Sall, le chef du village, est content de voir pousser les jeunes arbres fruitiers et les légumes plantés grâce au projet Tolou Keur « Il n’y avait rien, pas de pluie parce qu’ils ont tout rasé, mais si on replante des arbres, les pluies vont revenir. Les arbres c’est très important ».
Des forêts nourricières vont pousser à travers le pays
Avec la participation des 60 personnes du village, l’agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande muraille verte à planter une forêt nourricière de 5 000 m², à quelques pas de leurs maisons.
« Ce design ce n’est rien d’autre qu’un petit poulailler au centre, 90 % d’arbres autour, avec quelques légumes et plantes médicinales. Cela nous permet de diminuer l’utilisation de l’eau parce qu’on forme un micro climat », souligne Aly Ndiaye, maitre d’oeuvre du projet.
Face à la crise du coronavirus, l’agence de reforestation a voulu aider ce village sans eau et sans électricité à devenir plus autonome, de façon écologique. « On est surtout sur la régénération du tissu forestier. Et on est surtout sur l’autosuffisance alimentaire et médicinale. Ce programme va avoir objectif de régénération naturelle car c’est une banque de semences qui se créée », explique Karine Fakhoury, directrice des écovillages et des filières vertes
D’ici 2021, 1 000 sites similaires pourraient voir le jour à travers le Sénégal.
Théa Ollivier/RFI

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4 réponses

  1. Regis Costet dit :

    Comment ne pas y avoir penser plus tot!!! C’est extraordinaire!!!

  2. Bernard dit :

    Pendant ce temps, le Président plante un petit arbre sous les flashes des photographes !

  3. issa gibb dit :

    Les 2 questions à se poser en lisant cet article sont :
    Pourquoi et comment le Sénégal perd 40.000 hectares de forêts par an ???
    Et Pourquoi et comment, ils ont tout rasé dans ce petit village du Belvédère ???
    Quand on assiste à cette nouvelle propagande de reboisement en pleine pandémie du Covid19, en faisant appel soudainement au Projet de la Grande Muraille Verte ???

    Le Projet de la Grande Muraille Verte (GMV) est un projet de reboisement lancé en 2007 par l’Union Africaine (U.E) pour ralentir la désertification et restaurer les écosystèmes Sahéliens sur une bande de reboisement de 15 km de large et longue de 7.800 km qui traverse le Continent Africain, d’Est en Ouest, de Djibouti au Sénégal et qui passe par 11 pays Africains, sur le papier….
    Au Sénégal, qui fait partie des pays concernés par la GMV, le projet de lutte contre la désertification est loin des ambitions annoncées : Depuis 2007, seulement 12.000 hectares ont été reboisé sur les 850.000 hectares que le Sénégal s’était fixé à reboiser, malgré les milliards de fcfa débloqués par l’U.E pour ce projet au Sénégal et les dons de généreux donateurs internationaux qui ont disparus comme neige au Soleil, comme d’habitude…
    La situation de la GMV est pire encore dans les pays du Sahel où les Groupes Armés Terroristes (GAT) agissent et massacrent les populations, empêchant toute avancée de ce projet de la GMV…
    En 2019, le président Sénégalais Macky Sall a fait appel à l’écologiste Haïdar El Ali, insatiable « dénonceur » de la déforestation Chino-Gambienne de la Casamance… En le nommant responsable du projet pour sauver la GMV au Sénégal, en lui accordant vraiment peu de moyens ??? …
    Et avec un ministre de tutelle, à l’Environnement et au Développement durable, Abdou Karim Sall, expotateur-tueur d’Oryx, animaux en voie d’extinction et protégés, pour son zoo privé où personne ne verra ces bêtes restantes, vivantes… Politicien de second ordre, aux ordres du gros patapouf qui n’arrête pourtant pas de mettre des bâtons dans les roues à Haïdar El Ali, pour se tirer toute la couverture à lui parce que c’est un bandit étatique véreux et incompétent qui en a rien à foutre de l’Environnement, du Développement Durable, de l’Ecologie, de la faune et de la Flore et des Arbres…
    Alors, face à de tels pourris hypocrites et incompétents :
    Cette initiative de reboiser 5.000 m² dans ce petit village du Belvédère est la bienvenue !
    Pour palier à l’hypocrisie, l’enfumage et l’incompétence de l’Etat à reboiser le pays…
    C’est au peuple Sénégalais, à la société civile, aux villageois et à la Jeunesse, de se prendre en mains !
    Et ne rien attendre des politiciens, des religieux et des marabouts qui les grugeront toujours,
    pour ramasser le fric de toutes les bonnes actions pour le Sénégal, pour les réduire à néant…
    C’est pourquoi que pour les 1.000 sites similaires à reboiser, d’ici 2021 ???
    C’est une autre histoire : A croiser les doigts pour que çà soit bien réel au Sénégal en 2021 ??? In chà Allah !

  4. trevidic dit :

    AMEN !

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