LUTTE CONTRE L’ÉROSION

Un projet pilote au Sénégal pour lutter contre l’érosion

Accentué par le changement climatique, l’érosion est devenue un grave problème pour les côtes ouest africaines depuis ces vingt dernières années. La résilience des littoraux s’est présentée comme un défi environnemental de grande importance et l’enjeu de la Mission d’Observation du Littoral Ouest Africain (MOLOA)
Les côtes sont en effet un espace très fragile qui nécessite d’être activement protégé contre le risque d’érosion. La multiplication de la population et la construction de nombreuses infrastructures industrielles sur le littoral n’a fait qu’aggraver ce phénomène. “L’aménagement du territoire est donc un enjeu majeur” résume Moussa Sall coordinateur de la Cellule régionale de la MOLOA à Dakar.
Pour lutter contre la perte côtière et prévenir les risques qui lui sont associés, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) et le Centre de Suivi Ecologique (CSE) travaillent au Sénégal sur un projet pilote dans lequel une “solution douce” utilisant la végétation locale est utilisée pour pallier à l’érosion. C’est dans ce cadre d’intervention qu’a été créé à Saint Louis au Sénégal une Aire Marine Protégée (AMP). S’inspirant de dispositifs environnementaux utilisés en France, l’AMP de Saint Louis exploite la typha, une plante locale typique des milieux aquatiques, pour empêcher l’érosion de prendre effet. Des barrières en typha sont alors fabriquées pour fixer le sable au sol et empêcher qu’il se perde dans l’océan.
Depuis la mise en place de ces installations, les résultats sont nettement positifs avec la reconstruction petit à petit des dunes sur le littoral. Un kilomètre de côte est maintenant équipé de solutions végétales similaires. Fort de ces résultats, des projets similaires sont en cours d’élaboration dans des espaces également exposés aux risques climatiques et d’érosion.
Le CSE va maintenant s’appuyer sur des institutions régionales pour répliquer ces solutions douces dans les autres pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et amplifier les mesures de gestion durable du territoire au travers de la région. Le Réseau des Aires Marines Protégées en Afrique de l’Ouest (RAMPAO) et le Partenariat Régional pour la Conservation de la zone côtière et Marine en Afrique de l’Ouest (PRCM) ont déjà identifié de nouveaux sites pour accueillir des AMP utilisant des solutions végétales et devraient voir le jour prochainement.
mediaterre.org

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4 réponses

  1. Stephane BOTREL dit :

    Qu’est que la France vient encore faire dans ce truc ?

  2. Ndiaye dit :

    C’est le principe du « pollueur-payeur »!

    • D. Bâ dit :

      La pollution « intellectuelle » est la pire de toutes, on la trouve partout, mais ici (au Séné) elle est particulièrement envahissante… C’est une maladie incurable semble-t-il…
      Quant aux ordures, les « vraies », c.à.d. tout ce qu’on jette sans vergogne un peu partout ici (au Séné), sur les plages, sur les routes, aux abords de villes, etc. etc., ce serait intéressant de savoir en quoi la France est « le pollueur du Sénégal » ?

  3. Yvesbzh dit :

    C est pour cela que le Sénégal est couvert de dettes

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