3 ANS QUE 8 MOIS SUR 12 LE SALOUM N’A PAS D’EAU

En période de coronavirus: Les populations de Fimela meurent de soif

On est loin, très loin même, du pays émergent si cher aux autorités du Sénégal. Depuis plus d’un mois, c’est le calvaire quotidien pour les habitants de l’arrondissement de Fimela (Fatick) pour avoir une goutte d’eau potable.
Yayeme, Fimela, Ndangane, Djilor, de nombreux villages sont touchés par la pénurie d’eau qui en est à son 140ème jour aujourd’hui. Habitants, hôteliers, touristes ne savent plus que faire pour se faire entendre devant ce problème d’approvisionnement en eau potable.
Zone touristique par excellence, ces villages risquent de voir fuir la clientèle. Dans les hôtels, les clients sont obligés de se servir d’un gobelet et d’un seau d’eau pour prendre une douche. Les piscines ne sont plus régulièrement remplies pour permettre aux clients de piquer des têtes malgré le chaud soleil du Saloum. Dans les cuisines, on économise au maximum pour préparer les repas, car le liquide précieux est de l’or ici.
Mais ce sont bien sûr les habitants qui ressentent le plus durement ce manque d’eau, car bien souvent ils n’ont les moyens de faire des réserves d’eau en quantité suffisante. C’est donc la course pour ne pas rater le camion-citerne qui vient approvisionner de temps en temps le quartier et à qui il faut payer entre 150 et 250 FCFA pour un petit bidon d’eau.
Pénurie d’eau potable à Fimela
Comment expliquer cette pénurie qui touche les ménages, mais épargne les agriculteurs qui peuvent irriguer à volonté grâce à un réseau hydraulique parallèle ?
On accuse la mauvaise gestion de l’eau dans la Saloum. Selon le journal Libération : « Contrairement aux rumeurs, ce n’est pas la SDE, mais bien la SEOH qui est délégataire du service public dans les îles du Saloum. La qualité des “investissements”, qui devaient permettre d’approvisionner correctement la zone en eau, est en cause. C’est le cas du château d’eau de Mbodiène qui ne l’est que de nom. Mais aussi de l’ouvrage sis à Tassette qui peine à supporter toute la pression de l’eau devant alimenter les îles du Saloum. ».
La mobilisation s’intensifie donc ces derniers jours pour que les autorités réagissent et ramènent la situation à la normale. De l’autre côté, maintenant que l’étau se resserre autour de la société SEOH, c’est le moment des représailles avec la disparition depuis quelques jours des camions citernes qui ravitaillaient encore la localité. Malgré les promesses, 170.000 personnes sont sans eau depuis fin décembre.
article complet et reportage photos: https://sanslimitesn.com/en-periode-de-coronavirus-les-populations-de-fimela-meurent-de-soif/?fbclid=IwAR0kugk9t7FVeps7yw2llK8un48ASIx4nUgxj9Y2ATk28s7qUtX5XCugJXc

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3 réponses

  1. le Chaman dit :

    Cette région est particulièrement atteinte par le manque d’eau, et bien sûr avec des factures qui s’envolent chaque 2 mois. Mais en fait c’est presque tout le Sénégal qui est sous alimenté en eau. Mbour/ Saly ne vois dans la journée qu’un maigre filet d’eau. J’ai lu ce matin un article, ou plutôt une fabuleuse déclaration d’une autorité qui s’extasiais sur le génie sénégalais, pas moins! Ils y en à qui ont des égos surdimensionnés proche du mètre étalon. Mais visiblement le génie créateur en matière de prévisions des besoins de la population pour l’eau et l’électricité, est passé juste la porté d’à côté. Personnellement je cherche avec un instrument d’optique le génie créateur qui permet de donner une vie meilleure à la population en général, et en particulier à nos enfants exclaves et mendiants, à tous ces adorables maris, qui en période de ramadan et de confinement, se comporte avec tant d’amour et de tendresse envers leurs épouses, c’est vrai quelles osent réclamer à leurs maris une contribution à la hauteur des besoins de la famille.. Ces héros de maître de maison font souvent régner la terreur terreure dans le foyer, quand il ne battent pas leurs enfants. Que dire de ce brave père et famille qui à égorger comme des moutons, ses 2 enfants avec un couteau, et est allé ensuite à sa mosquée à Touba pour prier.
    Je vais continuer à traquer le génie créateur sénégalais avec abnégation et persévérance .
    On croyait l’avoir trouvé au travers de l’utilisation de l’hydrocholoquine, pour soigner les malades du Covid19, et patatras, vla 2 études, une Chinoise et une Française, qui mettent à plat l’espoir mis dans cette substance. Le résultat est que ce traitement n’apporte rien de mieux que le traitement classique, mais en plus, il occasionne des symptômes graves chez les patients qui ont été traité avec ce soit disant remède miracle. Les génies ne sont plus ce qu’ils étaient.

  2. mamadou seck dit :

    Et la est-ce que le gouvernement si pointilleux,avec des mises en demeure d’air France pour une info erronée, eh bien est-ce que ces dirigeants mettent en demeure afin que la population ai de L’EAU?? ??car cela ne date pas d’hier, tout comme les talibes d’ailleurs……

  3. La situation est absolument scandaleuse. À force que le gouvernement reste insensible, malgré tous les articles dans la presse qui évoquent une situation catastrophique qui perdure depuis trois ans, on va finir par imaginer qu’il y a une grosse, énorme, magouille couverte au plus haut degré de l’état. Pour financer la politique par exemple ? Cela se pratique dans beaucoup de pays, des détournements couverts par le pouvoir en place afin de nourrir la cagnotte qui va aider le parti politique au pouvoir. Bien sûr, le fait que ce soit le beau-frère du président qui ait été en charge du ministère de l’Hydraulique ne fait qu’accroître les soupçons. À ce stade, on ne peut plus parler que d’incompétence ou détournements, l’un étant tout aussi préjudiciable et condamnable que l’autre.

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