LE TOURISME SEXUEL

Dégradation des mœurs : Les ravages du tourisme sexuel

Il est alimenté par les femmes comme par les hommes et pas seulement occidentaux. Tourisme sexuel? Ces mots sont bien souvent empreints d’un étrange exotisme. Comme si l’indicible, les actes les plus odieux, se passait à des dizaines de milliers de kilomètres sur des palanquins, dans de vaporeuses fumées d’opium. Ce tourisme d’un genre bien particulier se développe massivement à deux pas de chez nous, de l’autre côté de la Méditerranée. Deux à trois heures d’avion et le tour est joué.
Un jour à Cotonou, je me suis retrouvé assis dans l’aéroport à côté d’un tatoueur volubile qui faisait le tour du monde du sexe tarifé. Le tour du monde des pays pauvres s’entend. Il m’a expliqué, sans que je lui pose la moindre question, qu’en dix jours il «s’était fait» une vingtaine de filles. Celui qui se présentait comme un «chasseur de gazelles» était très «content du rapport qualité/prix offert par les Béninoises». Même si l’une des filles s’était révélée un peu décevante. Il était «globalement satisfait de la qualité de la marchandise» et allait recommander la destination à ses amis. Totalement désinhibé, il aurait très bien pu répondre aux questions du magazine 60 millions de consommateurs. Dans un bar de Cotonou, une serveuse gagne 15 euros par mois, dans ces conditions le touriste européen n’a pas de mal à se faire à grande vitesse de nouvelles amitiés.
Du Maghreb à l’Afrique de l’ouest, le tourisme sexuel s’est complètement banalisé, d’autant plus vite que l’impunité est grande. Il n’est pas l’apanage des Occidentaux. Les ressortissants des pays du Golfe font eux aussi leur «shopping» en Tunisie, au Maroc et au Sénégal. «Il faudrait être hypocrite pour affirmer ne s’être jamais trouvé dans un restaurant à la mode où celui ou celle venu(e) du Nord offre un généreux repas à un gamin du coin…mais chut silence! Nous sommes priés de détourner les yeux et de n’en parler qu’à l’abri des murs. Quant à Marrakech…Les récits qui courent au Maroc sur les avanies que subissent des mineurs derrière les murs de certains riads cossus sont épouvantables» souligne Le quotidien d’Oran.
Au Sénégal, le tourisme sexuel est devenu une source essentielle d’argent. Dans une station balnéaire telle que Saly (à 80 kilomètres de Dakar), il est très visible. Présente elle aussi, la pédophilie se pratique beaucoup plus discrètement. La justice sénégalaise a arrêté plusieurs pédophiles occidentaux. Dans la Gambie voisine où l’Etat de droit est totalement absent, les pédophiles opèrent bien davantage à leur aise. Selon un rapport de l’Unicef, «la Gambie est une cible de choix pour les pédophiles. Ils cherchent une destination discrète pour commettre leurs crimes en toute impunité». Ce petit pays est d’autant plus attrayant pour eux que ce qui s’y passe est très peu médiatisé.
Une autre étude de l’Unicef montre que 70% des Gambiens qui travaillent dans le tourisme considèrent que le sexe est l’une des principales motivations des étrangers qui viennent dans le pays et que les jeunes Gambiens «trouvent très chic d’être vus avec des Blancs». Près de 100 000 touristes débarquent chaque année dans ce pays d’un million d’habitants. Il s’agit essentiellement de Britanniques, de Suédois, de Norvégiens, de Danois, de Finlandais, de Néerlandais et d’Allemands.
«Dans les hôtels pour touristes de Gambie, à l’heure du petit-déjeuner, on est frappé de voir le nombre de vacanciers célibataires. Des hommes et des femmes, blancs, la cinquantaine ou la soixantaine, assis tout seuls devant leur bol de céréales», rapporte The Guardian. «On se demande qui, ils ont laissé derrière eux. L’après-midi, on comprend mieux ce qu’ils attendent en retrouvant les mêmes messieurs autour de la piscine, faisant appliquer de la crème solaire sur leur dos cramoisi par des adolescentes gambiennes habillées en danseuses, l’air tout droit sorties d’un clip de la chanteuse Beyoncé. Quant aux Européennes – que l’on appelle ici des «Marie-Claire» elles sont entourées de trois ou quatre jeunes hommes à dreadlocks. C’est pourquoi une partie de la jeunesse gambienne attend avec impatience les jeudis et les vendredis, jours où les avions partis de Gattwick déversent leur contingent de vacanciers sur la «smiling coast»
La violence symbolique du tourisme sexuel
Plus que l’âge des «proies», ce qui choque le plus les populations locales c’est la violence symbolique de cette transaction. «Cela montre que l’argent permet de tout acheter dans l’impunité la plus totale» s’emporte Abdou, un habitant de Saly. Certains gigolos ont fait des fortunes considérables grâce aux Européennes. Ils exhibent fièrement les signes extérieurs de leur richesse. «J’ai trois maisons. La première, c’est une Allemande qui me l’a offerte. La seconde, c’est une Britannique. La troisième, c’est une Suissesse» me déclarait fièrement l’un d’entre eux. Guère difficiles à rencontrer, ils déambulent sur les plages en short et torse nu. Quand ils ne font pas des pompes, ils passent de la pommade-de la crème solaire sur le dos des Européennes. Leur succès économique fait grincer bien des dents.
Depuis que le business du sexe a pris son essor à Saly, le prix de l’immobilier s’est envolé. Du coup, les autres habitants de la région ont de plus en plus de mal à se loger, notamment les pêcheurs. Traditionnellement, cette région côtière vivait de la pêche, or les eaux de la région sont de moins en moins poissonneuses. Du coup, les «hommes de la mer» ont de plus en plus de mal à faire vivre leurs familles, malgré les risques qu’ils prennent. L’étalage de l’argent facile des gigolos les irrite d’autant plus.
Dans les boîtes de nuit de la région, les chasseurs de sexe se croient tout permis. Même si une fille est déjà accompagnée, ils lui font des propositions. Si son entourage se révolte, ils deviennent agressifs, sûrs de leur bon droit. Allant jusqu’à dire qu’ils peuvent tout se permettre parce qu’ils travaillent pour des ambassades occidentales. Même si c’est le plus souvent totalement faux. Un argument révélateur d’un état d’esprit et d’un sentiment de toute puissance. «A cause du tourisme sexuel, la haine des Occidentaux gagne du terrain. Des campagnes de presse de plus en plus violentes se développent» souligne Aïcha, une habitante de Saly. En terre musulmane, l’étalage de sexe tarifé choque les populations et fait le jeu des islamistes les plus radicaux. Cette arrogance est d’autant plus dangereuse que nombre d’occidentaux ont décidé de vivre une grande partie de l’année dans ces «paradis ensoleillés». Au Maroc, en Tunisie et au Sénégal, des dizaines de milliers de Français ont pris leur retraite. Il serait regrettable qu’ils fassent les frais des ressentiments populaires.
«Le pire, dans l’affaire, avertit l’écrivain algérien Akram Belkaïd, c’est que les peuples notent et enregistrent en silence. Fausse résignation qui, un jour, pourrait se transformer en vengeance physique».
moroccomail.fr

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11 réponses

  1. Stephane dit :

    Le petit quart d’heure anti blancs qui fait soulage

  2. Da Silva barata dit :

    Est il nécessaire de faire de tels articles sur ce site de ce que tout le monde sait. Le monde n’est en partie régit que par le sexe et l’argent à tout les niveaux de couche sociale.je dénigre et déplore l’attitude déplorable de ce type de comportement . Le seul mot d’ordre est qu’on ne touche pas aux mineurs. Entre adulte c’est leur problème …

  3. Yvesbzh dit :

    Ce n est pas un scoop !!!!
    C’est plus flagrant ici qu en Europe
    Il n y a pas de contraintes
    Chacun s y retrouve
    (Tant qu il s’agit de majeures et majeurs consentants)

  4. bill dit :

    On s’étonne des relations inter-raciales mais quelles sont les perpectives d’avenir pour les jeunes femmes/hommes dans les pays incriminés ? Pour les jeunes femmes, deux choix se présentent : Le premier, si elles ont de la chance, elles poursuivront des études et obtiendront une qualification qui leurs permettra d’acquérir leur indépendance morale et financière mais pour l’immense majorité, elles se retrouveront sans défense, mariées jeunes, elles deviendront servantes dans une concession à 20 000 fr par mois et en même temps bonne à tout faire chez les beaux-parents, sans compter les naissances successives. Pour les garçons, pas beaucoup plus de perspectives, un métier sans avenir, sans évolution.. Alors, le choix est vite fait. La société sénégalaise est ainsi faite à l’image de tous les pays pauvres. Quand il n’y a rien, il reste toujours son corps à vendre. Heureux, les plus beaux, les plus belles. Pour les autres, ce sera l’enfer.
    En ce qui concerne la pédophilie, c’est une autre histoire qui ne peut être réglée que par les lois du pays et elles doivent être rigoureusement appliquées.

  5. Regis Costet dit :

    Oui,article indispensable en cette période,idem l’article précédent sur la prostitution…Les journaleux font du bon travail,mais il ne faut pas oublier que cela existe dans absolument tous les pays et depuis le début de l’humanité…Tout n’est qu’une question de prix,aussi bien homme-femme que femme-homme.Une seule chose à dire:cela doit concerner des adultes consentants. malheureusement,ce n’est pas toujours le cas…surtout pour les sénégalais…

  6. Bernard dit :

    C’est ce que l’on appelle « un marronnier » dans le langage journalistique. Deux erreurs dans cet article: le prix de l’immobilier ne s’est pas envolé à Saly à cause de la prostitution mais avec l’arrivée de l’autoroute depuis Dakar et avec l’AIBD. Ensuite, si les pêcheurs ne trouvent plus de poissons, ce n’est pas la faute aux Toubabs mais à leur gouvernement qui a vendu toutes les zones halieutiques au Chinois.

  7. issa gibb dit :

    Un article de plus sur la prostitution dans les pays pauvres et nous savons que çà existe…
    Mais lire, que Saly est l’épicentre de la prostitution au Sénégal, le Moroccomail.fr n’a pas visité les bordels de Dakar et les bordels mourides de Mbacké dans le département de Diourbel au Sénégal…
    Et déclarer, que la pédophilie est pratiquée plus discrètement à Saly avec la justice sénégalaise qui a arrêté plusieurs pédophiles occidentaux… Oui ! çà a existé à Saly dans les années 1990 , mais très vite paré par la Police Touristique qui ne s’occupe pas des prostitués adultes et des clients adultes consentants… Par contre, les pandores sénégalais se sont focalisés à choper les touristes sexuels avec une mineure ou un mineur… Et ils ne les ont pas loupé dans les années 1990 et les peines infligées à ses déviants sexuels par la Justice Sénégalaise, non plus… Peines de 5 à 10 ans de prison qui a en refroidi plus d’un, pour se tourner vers des pays moins voyants, comme la Gambie…
    Sur la pédophilie à Saly, ce Morroccomail.fr est en retard de 3 guerres : Car en 2020, avec les parents à l’affût,
    les pandores toujours près à choper le touriste pédophile et le nombre d’Associations qui gravitent autour de la Protection de l’Enfance à Saly-Mbour, les pédophiles savent qu’ils doivent aller ailleurs, car très vite dénoncés et ramassés, ils finissent à Reubeuss, dans le quartier des sodomites, avec des mandrins de 21 à 25 cm au repos, pour faire leurs bonheurs pendant 5 ou 8 ans et expier le mal fait à des enfants…
    Cette rumeur d’un Saly pédophile est caduque depuis 2 décennies, mais continue à être remis régulièrement
    sur le tapis par des journaleux qui ne sont jamais allé à Saly, pour faire le Buzz ou rien que du papier…

    • Miriam dit :

      Aussi quand on parle faut mesurer ses paroles ces bordels k tu di bordel mouride t’y est déjà allé pour savoir k c pour ds mourides
      Tu sais la franchise est meilleure k tout quand tu sais pas tu sais pas et puis basta c mieux k de dire des choses haram

  8. stephane dit :

    la loi votée au parlement sénégalais pour punir les auteurs de viol et de pédophilie qui peuvent écoper de peine allant jusqu’à la perpétuité.

  9. stephane dit :

    Les deux toubabs sur la photos vont être fiers de faire la une,bonjour à leurs bonnes femmes

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