1ère NUIT DE COUVRE FEU

Couvre-feu à Keur Massar et ses environs : « ils vont vous arrêter et vous frapper »

20h précises. Endroit réputé grouillant de monde, le rond-point de Keur Massar a changé de visage, ce mardi 24 mars. Les commerçants ont fermé boutique. Les rues sont presque dessertes. Les rares personnes qui y circulent sont préoccupés à rentrer chez eux. Mais, ils se sont heurtés à un manque de transports en commun. Les véhicules font défaut à cette heure. La seule solution pour ces travailleurs, c’est de continuer le chemin à pied.
C’est le sauve-qui-peut
Malheureusement pour ces piétons, les éléments de la gendarmerie de Keur Massar ont déja demarré l’opération de sécurisation. C’est le sauve-qui-peut. « Ne passez pas par là, ils vont vous arrêter et vous frapper », lance un jeune homme à une vendeuse de fruits dépassée par le spectacle qui s’offre à ses yeux. La dame traverse, en vitesse la route avec ses bagages. Elle est suivi par un groupe de jeunes pour échapper à une éventuelle interpellation. A quelques mètres d’eux, l’on presse le pas tout en ayant un oeil vigilant. A hauteur du district de cette localité inauguré par l’ancien président de la République, deux individus sont stoppés net par un pandore avec une corde à la main et prêt à l’utiliser. De l’autre côté, un de ses collègues procède au contrôle des voitures.
La gendarmerie pour faire arrêter la progression du coronavirus
Aux parcelles-assainies de Keur Massar, les habitants ont respecté le couvre-feu. Il n’empêche, des curieux sont postés devant leurs maisons pour s’enquérir de la situation. Certains sont restés sur leurs balcons pour observer les gendarmes qui accomplissent leur misson avec entrain. Idem au village de Boune où règne un silence de cathédrale.
En effet, le Chef de l’Etat a décrété l’état d’urgence sur l’étendue du territoire national. Ceci, en vertu de l’article 69 de la Constitution et de la loi 69-29 du 29 avril 1969. Macky Sall a ordonné aux forces de défense et de sécurité de se tenir prêtes en vue de l’exécution immédiate et stricte des mesures édictées. Parmi lesquelles figurent la réglementation ou l’interdiction de la circulation des personnes, des véhicules ou des biens dans certains lieux et à certaines heures ainsi quela fermeture provisoire des lieux publics et lieux de réunions.
Ces décisions sont assorties d’un couvre-feu sur l’étendue du territoire national, de 20 heures à 6 heures. Mieux, une limitation, et au besoin une interdiction, sera imposée au transport de voyageurs de région à région.Ces restrictions ont pour objectif principal d’arrêter la progession de la pandémie du coronavirus.
Awa FAYE – Seneweb.com

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1 réponse

  1. issa gibb dit :

    Il était à prévoir que les policiers et gendarmes sénégalais fassent appliquer le couvre-feu à partir de 20heures, par la violence, au Sénégal…
    Ils ne savent faire que çà… Ils ont appris à ne faire que çà… Ils ont été choisis pour faire que çà… Ils ont été formé à faire que çà… Avec parfois, des morts dans les manifestations ou par tabassages mortels dans les commissariats, les gendarmeries ou les prisons, dénoncés maintes fois par Amnesty International…
    Maintenant, d’autres diront qu’ils font leur boulot !
    Tandis que la Violence engendre la Violence comme entre les Black Box et les CRS pendant la crise des Gilets Jaunes en France…
    Tout cela, n’est pas digne et nous éloigne des valeurs d’une démocratie, en France, comme au Sénégal !

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