ENQUÊTE SUR LE SCANDALE DE L’EAU DANS LE SALOUM

Quand la journée mondiale de l’eau devient la journée sénégalaise de la honte

Ce dimanche 22 mars, sur la planète entière, c’était la journée mondiale de l’eau. Cela nous rappelle que dans ses promesses électorales, le président Macky Sall avait fait de l’approvisionnement en eau potable l’une de ses priorités. Promesse en partie tenue puisque, indéniablement, des petits villages de la brousse ou des Îles du Saloum ont vu arriver des tuyaux raccordés au réseau.
Mais depuis l’accession au pouvoir de Macky Sall, quel est le Sénégalais qui n’a pas été confronté aux incessantes ruptures du service, quelles sont les femmes qui n’ont pas fait la queue devant les camions citernes, quel est le foyer qui n’a pas eu a souffrir des coupures d’eau répétées ? La promesse n’a pas été tenue.
Les populations citadines ont vu avec soulagement la SDE évincée au profit de Suez, qui va rénover le réseau urbain dans toutes les grandes agglomérations et assurer une gestion transparente et efficace, ce que tout le monde est en droit d’attendre d’un service public.
Si les populations des grandes villes peuvent déjà se réjouir de voir leur sort enfin confié entre des mains honnêtes, les populations de la région des Îles du Saloum continuent à désespérer, sans la moindre perspective d’une amélioration de leur sort.
Une honte pour le gouvernement
Le Sénégal n’en est plus à un scandale près, me direz-vous, les sommes détournées directement ou par le biais de financement de projets inutiles, se comptent par dizaines ou centaines de milliards chaque année, à en croire la presse. Les Sénégalais courbent docilement la tête, esclaves de leur impuissance face à un état où la corruption semble s’être élevée au-dessus des lois de la République. Ces détournements restent abstraits pour la plupart des Sénégalais, qui sont résignés depuis longtemps à ce que nombre d’élites entre les mains desquelles dépend l’avenir du pays passent leur temps à monter des combines pour s’enrichir, but ultime de leur carrière dans l’administration ou dans les services publics. Les choses prennent une allure différente dès que l’incompétence, la gabegie et la gloutonnerie à s’enrichir touchent directement les populations.
Comment ne pas évoquer, en cette journée mondiale de l’eau, le calvaire que subissent depuis trois ans les habitants de la région des Îles du Saloum ? Point n’est besoin d’instruire nos lecteurs, les articles ont été si nombreux dans la presse que plus personne n’ignore qu’une population de 170 000 âmes est pratiquement privée d’eau jour et nuit depuis trois ans. Les villages de Ndangane, de Yayème, de Djilor, la sous-Préfecture de Fimela et Palmarin sont totalement privés d’eau depuis trois mois entiers. Les plus chanceux, et ce n’est pas le plus grand nombre, peuvent espérer remplir deux bidons de 25 litres entre une heure et trois heures du matin, en comptant près d’une heure pour remplir chaque bidon. Qu’une telle situation perdure depuis trois ans, malgré les lettres ouvertes, les articles, les reportages à la télévision, les marches de protestation, qu’une telle situation devienne normale, que les autorités ne lèvent pas le petit doigt pour faire bouger les choses, c’est la preuve qu’au Sénégal le bien-être des citoyens ne compte pour rien. À moins d’imaginer que cette région à faible densité de population ne représente pas un enjeu électoral significatif, au point que l’on peut dédaigner ses habitants et les abandonner comme des laissés-pour-compte, plèbe méprisable car sans intérêt politique. Quelles qu’en soient les raisons, cette situation demeurera une véritable tâche dans la mandature du président Macky Sall et une honte pour son gouvernement. On n’abandonne pas ainsi pendant trois ans 170 000 citoyens qui vivent un calvaire au quotidien auquel un seul mot venu du palais présidentiel pourrait mettre fin.
Les troubles gestionnaires de l’eau trouble…
Les populations impactées par la situation peuvent légitimement s’en prendre à l’immobilisme de l’état, mais en fait, quelle est la hiérarchie des responsabilités ?
Au sommet de la pyramide, il y a le ministère de l’hydraulique, cela va de soi : c’est lui qui distribue les cartes, et qui somme toute, est indirectement responsable de ce désastre. Que personne ne vienne nous expliquer que le beau-frère du président n’est pas au courant de ce qui se passe depuis trois ans dans la région des Îles du Saloum ! Mais le ministère n’a jamais pris les choses en main, on se demande pourquoi.
Juste en dessous, on trouve l’Office des Forages Ruraux (OFOR) qui est un établissement public à caractère industriel et commercial placé sous la tutelle technique du Ministère chargé de l’Hydraulique rurale et sous la tutelle financière du Ministère chargé des finances. L’OFOR assure la gestion du patrimoine de l’hydraulique rurale permettant d’assurer le service de l’eau potable en milieu rural Sa devise est « Un foyer, un point d’eau potable », et elle revendique une attitude de « bonté et de générosité ». Au profit de ses dirigeants ? On se le demande… De quoi rire si la situation n’était pas triste à en pleurer.
Rappelons que l’OFOR avait été pointée du doigt dès janvier 2016 pour avoir passé outre les décisions de ARMP (Autorité de Régulation des Marchés Publics). Elle avait évincé d’un marché une société sénégalo-malienne mieux-disante et signé des contrats avec un concurrent, malgré l’avis contraire du Juge des Marchés.
Pourtant, en vertu de l’article 33 de la loi n°2006-16 du 30 juin 2006 modifiant la loi n° 65-61 du 19 juillet 1996 portant Code des Obligations de l’Administration :
(…) les agents publics de l’Etat, des collectivités locales, des établissements publics, et autres organismes publics, auteurs de fautes commises dans le cadre de la préparation, passation ou exécution des marchés publics, délégations de service public ou contrats de partenariats, sont passibles de sanctions disciplinaires et tenus, le cas échéant, à la réparation des dommages résultant de leurs actes.
Jamais sanctionnée, l’OFOR serait-elle au-dessus des lois ?
D’autant surprenant que l’OFOR est entrée dans le collimateur de la Cour des Comptes, laquelle a révélé d’innombrables manquements de l’Office des Forages Ruraux de 2015 à 2016.
Soulignons encore que cette même Cour des Comptes a relevé qu’entre 2015 et 2016 les effectifs de l’OFOR sont passés de 32 à 63 agents, augmentant la masse salariale de 58,78% en valeur relative. Au regard de la situation, on se demande naturellement si l’OFOR n’est pas une pouponnière de salariés payés à ne rien faire, ou peut-être à s’occuper de politique, surtout si l’on sait qu’une vingtaine d’agents ont été recrutés de manière directe par le DG, sans aucun critère pertinent, comme le souligne le même rapport… Aucun rapport de mission de contrôle effectué depuis celui du 20 au 25 juin 2016 n’est disponible. Se peut-il que l’OFOR soit restée quatre ans sans effectuer aucun contrôle de la SEOH malgré une situation catastrophique qu’ils ne peuvaientt ignorer ? Là encore, on est en droit de se poser des questions…
En dessous, et en bas de la pyramide, il y a la SEOH, Société d’Exploitation des Ouvrages Hydrauliques. La SEOH est une société anonyme de droit sénégalais, délégataire des services publics, chargée de l’exploitation des systèmes d’eau potable dans la région des Îles du Saloum par contrat d’affermage avec l’OFOR signé le 2 juillet 2015 pour une durée de dix ans.
C’est le cas de la SEOH qui nous intéresse le plus, puisqu’elle est directement responsable de la fourniture, du service et de l’entretien des installations, l’un comme l’autre étant défaillants depuis sa prise de fonction, il y a trois ans. Comme nous allons le voir, la SEOH est plus trouble qu’un marigot rempli de grenouilles en folie. En effet, SEOH est détenue pour 60% par GEAUR, un actionnaire sénégalais, pour 20% par AQUAVIRUNGA et 20% par AQUANET. AQUAVIRUNGA est elle-même détenue à 51% par NV PNW Water Supply, ONG basée en Hollande, le plus grand distributeur d’eau potable des Pays-Bas. Les 49% restant sont détenus pas une société Rwandaise, AQUARWANDA, qui n’a aucune existence légale visible sur Internet mais dont le nom seul suffit à la rapprocher des autres sociétés contrôlées par la maison mère hollandaise. Mais ce qui nous surprend encore plus, c’est que AQUANET, le troisième associé, est elle même détenue à 100% par cette même ONG hollandaise ! Vous conviendrez que, s’il est difficile de s’y retrouver, tout le monde peut comprendre aisément qu’un montage aussi complexe sous-entend des arrières pensées qui le sont tout autant. En matière commerciale, la transparence est le premier critère de l’honnêteté. Si la gestion de l’eau dans la région des Îles du Saloum est aussi limpide que les montages juridiques nébuleux de ceux qui en ont la charge, on comprend pourquoi la région est assoiffée depuis maintenant trois années.
Des pannes qui rapportent
La loi 2008-59, dite loi SPEPA portant organisation du service public de l’eau potable précise dans son article 2 que le délégataire, (ici la SEOH) doit gérer, « … le service public de l’eau et/ou de l’assainissement collectif à ses frais, risques et périls, et lui impose le maintien en bon état de fonctionnement des installations d’eau et/ou d’assainissement collectif en vue de fournir ce service au public (…) ». Aux termes de l’article 16 du contrat de performance annexé au contrat d’affermage, la SEOH s’est engagée à intervenir dans un délai maximal de vingt-quatre (24) heures en cas de rupture d’une conduite ou de fuites d’une canalisation de distribution ou d’un branchement. Quant à l’OFOR, dans l’article 6 § 7 de cette même loi, elle est tenue d’assurer «… le contrôle et l’exercice des services publics de l’eau (…) ».
Depuis trois mois que certaines localités n’ont pas reçu une seule goutte d’eau aux robinets, il apparaît que l’OFOR pas plus que la SEOH ne respectent leurs engagements contractuels. Quant au ministère de l’Hydraulique, on pourra sans doute juger qu’il est coupable, au moins par négligence, de n’être jamais intervenu depuis trois ans, malgré toutes les doléances des usagers et les révélations publiques des manquements flagrants aux obligations des uns et des autres.
Après que l’arrondissement de Fimela soit resté 54 jours sans eau, en février et mars 2019, l’OFOR et la SEOH ont mis en place un service de ravitaillement par camion-citerne, gratuit pour les villages, payant pour les structures hôtelières pour lesquelles avoir de l’eau en grande quantité est un besoin vital. Le prix varie de 1 500 francs à 2 500 francs le m3, au lieu de 250 francs au robinet, soit entre 6 et dix fois le prix normalement facturé. Naturellement, il est choquant, immoral et sans doute illégal d’obliger les usagers à supporter un surcoût engendré par la défaillance d’un prestataire de service qui, par négligence coupable, manque à ses obligations contractuelles. On sera encore plus choqué d’apprendre que les camions « gratuits » ne viennent jamais dans certains villages et que les livreurs, qui privilégient les hôtels, prétextent souvent l’absence de reçu ou de facturier pour repartir incognito après leur livraison. Dans notre beau pays où la magouille règne en maître, il ne faut pas longtemps pour comprendre qu’une partie de l’argent rentre probablement dans la poche de certains. Dix camions par jour, cinq rotations par camion, sur une moyenne de 17 000 francs le camion, cela fait un peu plus de vingt cinq millions par mois. Les camions livrent jusqu’à des heures avancées de la nuit, le nombre de rotations doit être bien supérieur. En supposant que seuls deux camions sur trois soient facturés, (en imaginant que les livreurs trichent honnêtement) cela fait à minima huit millions cinq cent mille francs par mois, joli pactole à se partager… Il ne faut donc pas s’étonner si les réparations ne se font pas, si les usagers souffrent, si les choses restent en l’état. Plus les tuyaux sont secs, plus les camions sont juteux ! Des responsables de la SEOH que des consommateurs ont interpelés sur le sujet ont expliqué que l’eau venait de Joal et que le carburant coûte cher. Un mensonge de plus : l’eau vient d’un tuyau qui délivre en abondance une pression vigoureuse à deux kilomètres de Samba Dia, soit à huit kilomètres de Fimela. Certains affirment que l’état paye le carburant des camions sous forme de bons, lesquels seraient revendus, mais nous n’avons pas pu contrôler cette information. En tout état de cause, comme dit plus haut, il est inacceptable que les autorités laissent perdurer ce trafic honteux de camions qui vendent l’eau à prix d’or, et ce faisant, qui encouragent les bénéficiaires à surseoir aux travaux qui leur incombent de par la loi. À moins que les mêmes autorités ne soient complices, chacun se fera une opinion.
Où sont passés les millards ?
On pourrait se réfugier derrière le prétexte que le système d’adduction d’eau était vétuste, que les crédits ont manqué, et un tas d’autres arguments controuvés pour tenter de justifier la situation. Dans un article paru sur Senenews le 24/4/19 le Directeur d’Exploitation de l’OFOR, Niamé Diop a annoncé un financement de la Banque mondiale d’un montant de 1,2 milliard de francs CFA pour résorber le déficit d’eau courante dans l’arrondissement de Fimela. « Le démarrage des travaux est prévu en juin (2019) », a-t-il ajouté. Ah bon ? l’argent est sans doute soluble dans l’eau, étant donné que personne dans la localité n’a vu la moindre amélioration… Lors du premier contrat d’affermage de l’OFOR à la SEOH un programme de 19,5 milliards de francs CFA avait été annoncé pour fournir de l’eau « de qualité et en quantité suffisante » pour 300 000 personnes. Le mardi 21 janvier 2020 le DG de l’OFOR, Seyni Ndao a annoncé 2 milliards pour la réhabilitation des forages et 22 milliards pour l’extension du réseau et le maintien des ouvrages. Dans le même entretien, il est question de 4 milliards provenant de Usaid. Au mois d’octobre 2016 le Directeur Général de l’OFOR Lansana Sakho a déclaré « …cette Initiative pour l’Accélération de l’Accès à l’Eau en milieu rural (PUDC_I2AE) a un coût global de 50 milliards de F CFA. Elle est financée par Eximbank of China à travers une offre spontanée de l’entreprise chinoise CGCOC GROUP ». Il se peut que nous ayons laissé fuiter quelques dizaines de milliards au passage, le lecteur nous pardonnera…
Suez, au secours !
Point n’est besoin d’être grand marabout pour deviner que cette gestion catastrophique du marché et de la distribution de l’eau résulte sans doute d’un vaste réseau de type maffieux qui profite à quelques uns en toute impunité. Le directeur de l’Hydraulique, accusé en février 2020 d’avoir détourné 550 millions avec la complicité du chef d’une entreprise chargée de travaux jamais réalisés n’est-il pas sorti de prison au bout de deux semaines, sans qu’aucun début d’explication ne soit fourni ? Les manquements flagrants aux contrats de ces deux entités, l’OFOR et la SEOH, qui semblent n’exister que pour le bénéfice de leurs dirigeants, devrait permettre aux pouvoirs publics de dénoncer les contrats pour incompétence avérée. Il ne resterait qu’à confier la gestion de l’eau en milieu rural à de vrais professionnels, cela existe si l’on se donne la peine de chercher. La compassion d’un président de la République pour son peuple, ne parvient-elle pas à lui faire taper du poing sur la table pour que cette situation cesse ? Faut-il attendre que les gens meurent pour qu’il daigne les considérer ? Comment se laver les mains vingt fois par jour pour se protéger du Coronavirus avec 50 litres d’eau pour tous les besoins de la famille ? Tous les puits de la zone sont pratiquement à sec et les cas de diarrhées chez les nourrissons sont en très nette augmentation, selon le médecin-chef l’hôpital de Dioffior. Il existe partout sur la planète des professionnels rompus à la distribution de l’eau : les campagnes françaises, turques ou brésiliennes ne sont pas bien différentes des campagnes sénégalaises et ce n’est nulle part un tour de force que de distribuer l’eau si l’on s’applique à la tâche avec honnêteté et compétence. Il est devenu impératif de rompre les contrats passés avec l’OFOR et la SEOH, d’étendre ceux de Suez aux zones rurales, ou bien il faut trouver un autre prestataire reconnu qui ne se masque pas derrière d’obscures filiales ou de glauques sociétés rwandaises inconnues de tous.
Du désespoir au renoncement
En 2021 Dakar abritera le Forum Mondial de l’Eau. Nos responsables ne manqueront pas de se vanter, lors de futiles et coûteux colloques, de la qualité de la distribution de l’eau dans les endroits les plus reculés du pays, dans l’espoir sans doute de rafler quelques milliards supplémentaires. Certains comme l’OFOR ont compris le parti à tirer de magnifiques présentations multimédia qui travestissent la réalité du terrain et créent une « vérité alternative » que personne ne se donne la peine de vérifier. Au point que l’OFOR, en tout point défaillante, a obtenu le plus haut label de qualité, la norme ISO 9001, décernée par un organisme français dont la rigueur fait référence dans le monde entier ?
Sans doute, les populations concernées par la pénurie d’eau, habituées depuis si longtemps à courber la tête, vaste troupeau de moutons attendant sans broncher l’heure d’être égorgés, ne feront-elles rien pour que les choses changent d’ici-là. Toutes ces fautes, tous ces manquements au devoir de service public, tout cet immobilisme de la SEOH sans que personne ne soit jamais sanctionné ont fini par les décourager.
Au-delà de la pénurie d’eau, ce qu’il faut sans doute déplorer le plus, c’est la résignation d’une population tant habituée à la corruption des élites, à l’impunité des grands voleurs institutionnels et à l’humiliation, qu’elle subit ces injustices comme la ration ordinaire, sans même éprouver un sentiment de révolte. Est-ce là la façon de construire l’avenir d’un pays ?
Lyncée/Libé Dakar

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8 réponses

  1. le Chaman dit :

    Tout est dit dans cet article. 3 ans que cela dure. Cette affaire est la synthèse de la corruption au Sénégal.. cet état est pourri jusqu’à la moelle.

  2. issa gibb dit :

    Excellent article complet, construit et instruit…
    Véritable dénonciation des souffrances de la population du Saloum, sans eau…
    Face aux promesses trahies, aux mensonges, aux incompétences et aux corruptions
    d’un Etat et toute sa clique de bras cassés à rien foutre, frère et beau frère en 1ères lignes
    qui s’enfoncent dans des scandales incompréhensibles, dignes de l’ère Wadienne…
    Comme quoi : The Poursuit of Hapiness, Le Bonheur du Peuple n’est pas Sénégalais !
    Foutez toutes ses salopes, dehors ! A toutes les prochaines élections…

  3. Reginald Groux dit :

    L’auteur a oublié de parler des contrats que personne ne possède. Un service public infoutu de délivrer un contrat à ses abonnés est à foutre dehors !

  4. Salaam Aleikuum
    On va depuis 2001 chique année au senegal me me on a habite 2 Ans a pointe sarene.
    Déjà la il y avait déjà des problemen aveve l,eau .Vette anne8 on a reste a warang
    Pendant 7 semaines.Il y avaient des periodes de 5 jours ou il y avait pas de l’eau et après il était tres salle.On est rentree le 10 mars et ici en Belgique .le virus était la.On a on films adoptive a Mbour et beaucoup de copain au senegal. On aimerait bien etre au courant des evolutions sur la corona. Djeure dief. On est ensemble.Momo et Yoman

  5. Stéphane dit :

    En 2013 Dakar avait été privé d’eau des semaines lors d’une panne survenue à la station de Keur Momar Sarr, une usine située au lac de Guiers

  6. Il faut que tous les mécontents se manifestent et commentent cet article en faisant part de leur expérience ! Ce sera autant de témoignages à verser au dossier.
    FAITES CIRCULER ! MOTIVEZ-VOUS ! FAITES PART DE VOTRE RAZ LE BOL !

  7. Chers collegues
    Je ne saurais vous dire combien de fois des clients après leur séjour ont refusé de payer l’intégralité de leurs factures du fait de la rareté de l’eau et des coupures qui n’en finissaient pas et ce entre novembre/decembre jusqu’a nos jours.Pourtant ceci n’a en ruien influer sur ma facture d’eau trop excessive que j’ai refusé de payer et ensuite une deuxième facture m’est parvenue le 07 mars alors que nous sommes restés plus de deux mois sans goutte d’eau et eux meme nous vendent des citernes frequemment,et le 08 marsc’est à dire hier j’ai trouvé sur mon bureau un bon de coupure au moment ou l’on s’efforce de payer le personnel en chomage technique.J’ai appelé le Responsable de SEOH et lui ai signifié ma déception quant à sa démarche en cette période de pandémie et il m’ a simplement répondu qu’il était obligé car lui aussi a un personnel à payer.Je ne compte pas payer ces factures car j’ai plus urgent et de toute facon cela ne change rien vu que ous ne bénéficions plus de leurs services depuis belle lurette.

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