BARGNY

Plongée dans une banlieue sénégalaise, prise en étau entre montée des océans et pollutions multiples

Le web-documentaire sur Bargny, une banlieue de Dakar directement confrontée au réchauffement climatique: https://www.bastamag.net/Senegal-Dakar-Bargny-montee-des-eaux-littoral-climat-pollution-web-doc

À seulement 35 kilomètres de Dakar, la ville sénégalaise de Bargny est en passe de devenir la nouvelle grande banlieue industrielle de la capitale. Prise en étau entre les conséquences de la montée des eaux liée au changement climatique et son basculement forcé vers l’industrie, elle est aussi, peu à peu, en train de disparaître. Ses habitants questionnent les promesses de progrès qui leur ont été faites par le pouvoir : à qui ce « développement » va-t-il profiter ? C’est ce que raconte Bargny, ici commence l’émergence.
En 2012, Maky Sall est élu président de la République du Sénégal. Ancien Premier ministre d’Abdoulaye Wade — évincé du pouvoir la même année — il fait figure d’outsider. Personne ne l’aurait donné favori. C’est avec le slogan « Yonoo Yokkuté », la voie de l’émergence, qu’il prend le pouvoir, promettant « développement » et « modernité » à tout le Sénégal. Pour cela, il adopte un nouveau modèle pour accélérer la marche du pays vers ladite émergence d’ici à 2030, le Plan Sénégal émergent (PSE). Six ans plus tard, même si la société sénégalaise reste très divisée sur le sujet, nombreux sont ceux qui ont déchanté, à cause de la vente des ressources halieutiques par le biais de droits de pêche à des nations étrangères, du réaménagement territorial à des fins de grands projets, ou de l’a mise en œuvre d’une politique économique axée sur l’attrait d’investisseurs privés de la diaspora ou étrangers.
Bargny, commune située dans la banlieue de Dakar, est, elle aussi, mise à contribution. À seulement une trentaine de kilomètre de la capitale, cette ville de 70 000 habitants se vit menacée sur ses quatre points cardinaux : au sud, par l’érosion côtière qui emporte les habitations ; à l’ouest, par l’activité d’une des plus grandes cimenteries d’Afrique de l’ouest et ses carrières ; à l’est par la construction d’une centrale électrique à charbon contre laquelle les habitants luttent depuis 2008 ; au nord, par l’arrivée d’un pôle urbain de développement à destination des classes supérieures dakaroises et des investisseurs étrangers. Terres confisquées, ressources décimées, loin de voir leur niveau de vie s’améliorer depuis plusieurs dizaines d’années, les habitants voient leur économie locale et leur organisation sociale mises à mal.
bastamag.net

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3 réponses

  1. issa gibb dit :

    Dans son slogan en 2012, « Yonoo Yokkuté » => la voie de l’émergence …
    Macky Sall a oublié de dire que cette émergence ne se ferait pas pour le peuple… Mais, sur le dos du peuple !
    C’est ce qu’on appelle la langue de bois en politique : On lance un slogan qui résonne bien et que tout le peuple comprend comme favorable pour lui et en vérité, le slogan, le peuple, il l’a dans le baba !
    C’est tout un art, c’est çà, être un pro de la politique ! On est pas dans les strates du pouvoir, de la gouvernance et de l’art politicien : Je t’enfume avec un slogan qui semble positif pour le peuple et qui s’avère n’être pas du tout positif pour le bas peuple, les « sans-dents » comme ils disent…
    Et tout cela est fait dans le dos du peuple, bien entendu… Il y a un mot pour expliquer çà, un verbe …. Mais, c’est un gros mot que je n’emploie pas car Réginald trouve qu’il y a trop de grossièretés sur le blog…. C’est aussi une activité sexuelle contre-nature comme ils disent, passible de 8 à 14 ans de prison dans la Constitution sénégalaise…
    En tout cas à Bargny, ils l’ont bien senti passer…. Le slogan, dans le dos !

    • issa gibb dit :

      Il y a aussi, cette histoire d’usine électrique à CHARBON à Bargny que les habitants ne veulent pas et luttent contre, depuis 2008…. Tandis que Macky Sall parade dans tous les salons internationaux pour l’Ecologie ou le Réchauffement Climatique => son usine à CHARBON fait tâche… Alors que le Sénégal avec ses 365 jours de soleil par an, est un pays à s’investir et à faire de l’énergie « TOUT SOLAIRE »… Et surtout pas d’énergie nucléaire : Ils sont capables de se faire péter la centrale nucléaire à la gueule, comme à Tchernobyl ou Fukushima, au bout de 2 jours…
      A bas, la Centrale électrique à CHARBON à Bargny

  2. Hebras dit :

    J aime toujours vos commentaires avec beaucoup de respect continuer à commenter comme vous le faite très bien

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