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Rapport de Human rights watch: 16 talibés torturés à mort

61 cas de passages à tabac ou d’abus physiques dont 16 talibés décédés suite à ces actes de torture, 15 cas de viols,tentatives de viols ou abus sexuels, 14 cas d’enfants séquestrés, le bilan est loin d’être exhaustive mais renseigne à suffisance sur la vie fragile de ces êtres abandonnés à des gens sans scrupule
Des enfants connus sous le nom de « talibés » continuent d’être victimes d’abus graves et d’actes d’exploitation et de négligence d’une ampleur alarmante dans un grand nombre d’écoles coraniques du Sénégal, signalent Human Rights Watch et la Plateforme pour la promotion et la protection des droits humains (PPDH), une coalition sénégalaise d’organisations de défense des droits humains, dans un rapport conjointement publié le 11 juin 2019.
« “Il y a une souffrance énorme” : Graves abus contre des enfants talibés au Sénégal, 2017-2018 », documente les décès de 16 enfants talibés sur cette période des suites de passages à tabac, d’actes de négligence ou d’une mise en danger par certains maîtres coraniques dans leurs écoles, appelées « daaras ».
Le rapport documente également des abus perpétrés à l’encontre de talibés dans huit des 14 régions administratives du Sénégal, dont 61 cas de passages à tabac ou d’abus physiques ; 15 cas de viols, tentatives de viols ou abus sexuels ; 14 cas d’enfants séquestrés, attachés ou enchaînés dans des daaras ; et un recours généralisé à la mendicité forcée et à des actes de négligence.
« Des enfants talibés traînent dans les rues, sont victimes d’exactions choquantes, et certains meurent des suites d’abus et d’actes de négligence », a affirmé Corinne Dufka, directrice adjointe de la division Afrique à Human Rights Watch. « Les autorités sénégalaises se disent engagées à protéger les enfants et à éliminer la mendicité forcée des enfants, alors pourquoi un si grand nombre de daaras dangereux ou caractérisés par l’exploitation ou d’autres abus continuent-ils d’opérer ? » Human Rights Watch et la PPDH se sont rendus dans quatre régions du Sénégal en 2018 et 2019 et ont interrogé plus de 150 individus, en personne ou par téléphone, dont 88 talibés ou anciens talibés, 23 maîtres coraniques, et de nombreux travailleurs sociaux, experts de la protection de l’enfance et agents du gouvernement, entre autres.
Les groupes ont observé et parlé avec des dizaines d’enfants talibés, dont un grand nombre n’avaient que cinq ans, qui mendiaient dans les rues de Dakar, Saint-Louis, Diourbel, Touba et Louga. Les chercheurs se sont rendus dans 22 daaras internats (pensions coraniques) et dans 13 centres
d’accueil et refuges pour enfants, où ils ont trouvé de nombreux enfants talibés fugueurs qui leur ont fait part des abus et de la mendicité forcée dont ils étaient victimes. Ces abus se sont poursuivis en 2019.
ndarinfo.com

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3 réponses

  1. Je suis tenté de dire qu’il n’y a rien de nouveau sous le le soleil. Si ma réflexion s’arrêtait à ça, ce serait inadmissible. Quand certains maîtres coraniques enseignent dans leurs écoles, appelées daaras, que leur dieu est un dieu miséricordieux, leur enseignement est en pleine contradiction avec leurs actes bestiaux. Quand l’amour manque, la puissance sans amour rend violent. Quand au gouvernement, il va sans dire, qu’il est au courant de toutes ces exactions mais … no comment!

    • Lahi dit :

      Les autorités savent ce qui se passent. Il y une soi-disant association des daaras du Sénégal avec des « marabouts » à la tête responsables de daaras, mais qui mettent leurs enfants dans des écoles privées et non dans leurs daaras.
      Ils faut tous les emprisonner qu’ils répondent de leurs actes.
      Ils ne savent peut-être pas c’est le socle de la société de demain qu’ils fragilisent pour ne pas dire détruisent. C’est horrible!

      C’est pire qu’un génocide! Et je pèse mes mots

  2. Lahi dit :

    Les autorités savent ce qui se passent. Il y une soi-disant association des daaras du Sénégal avec des « marabouts » à la tête responsables de daaras, mais qui mettent leurs enfants dans des écoles privées et non dans leurs daaras.
    Ils faut tous les emprisonner qu’ils répondent de leurs actes.
    Ils ne savent peut-être pas c’est le socle de la société de demain qu’ils fragilisent pour ne pas dire détruisent. C’est horrible!

    C’est pire qu’un génocide! Et je pèse mes mots

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