SAUVER LA LANGUE DE BARBARIE

Environnement : l’AFD finance des projets de protection de la Langue de Barbarie au Sénégal

Ouverte en 2003 pour gérer les risques liés à une crue du fleuve Sénégal qui menaçait la ville de Saint-Louis, la brèche ne faisait à l’origine que quatre mètres. Aujourd’hui, elle s’étend sur sept kilomètres et a déjà provoqué des centaines de morts.
Ouverte en 2003 pour gérer les risques liés à une crue du fleuve Sénégal qui menaçait la ville de Saint-Louis, la brèche ne faisait à l’origine que quatre mètres. Aujourd’hui, elle s’étend sur sept kilomètres et a déjà provoqué des centaines de morts. (Crédits : DR)
L’Agence française de développement a signé ce mardi 6 novembre 2018 trois conventions de financement avec l’Etat sénégalais. Portant sur un montant de 20 milliards de francs CFA, ces conventions visent à financer des projets environnementaux, notamment pour la protection de la zone de la Langue de Barbarie au nord du pays.
Pour divers projets, le Sénégal vient de bénéficier de nouveau du soutien de l’Agence française de développement (AFD). Ce mardi, les deux parties ont signé trois conventions d’un montant global de 20 milliards de francs CFA pour le financement de projets liés à la lutte contre l’érosion côtière et les inondations et des projets portant sur l’adaptation aux changements climatiques.
«La signature de ces conventions de financement traduit les engagements respectifs des deux Etats dans les différentes initiatives internationales sur la protection de l’environnement et le développement durable notamment la COP 21 et le One Planet Summit», a commenté le ministre sénégalais de l’Economie et des finances.
Les projets visés par les conventions et bien articulés à l’axe 2 du Plan Sénégal Emergent (PSE) notamment, «capital humain, protection sociale et développement durable» visent à renforcer les efforts des autorités dans la lutte contre les inondations et l’érosion côtière dans le pays ouest-africain.
Lutte contre l’érosion et gestion de risque d’inondations
Dans les détails, la première convention signée par l’AFD avec l’Etat sénégalais concerne la lutte à court terme contre l’érosion côtière sur la Langue de Barbarie à Saint-Louis (nord). Le projet prévoit la réalisation d’un ouvrage de protection d’urgence de la zone. Le premier projet est «d’un coût estimatif de 18,8 millions d’euros (12,3 milliards de francs CFA) et bénéficie d’un concours de l’AFD pour 16 millions d’euros (10,4 milliards de francs CFA) dont 6 millions d’euros (3,9 milliards francs CFA) sous forme de dons», a confié Amadou Bâ.
«Ce projet vise à accompagner le gouvernement sénégalais dans le cadre de la réalisation des ouvrages de protection de la Langue de Barbarie confrontée aux aléas climatiques qui ont causé la destruction de nombreuses maisons. Le prolongement du mur de protection va contribuer à préserver les habitations cette zone fragile. Les études ont déjà été réalisées et l’AFD est en train d’accélérer le processus pour la mise en œuvre rapide du projet», a précisé pour sa part, Mansour Faye, maire de la ville de Saint-Louis et par ailleurs ministre sénégalais de l’Hydraulique.
Quant à la seconde convention, elle est relative à la gestion intégrée du risque d’inondations. «Pour sa mise en œuvre, l’AFD en rapport avec le Fonds vert pour le climat a bien voulu mettre à la disposition du Sénégal une enveloppe de 15 millions d’euros (9,8 milliards francs CFA)», a laissé entendre le ministre Bâ. Ces fonds viendront s’ajouter à un investissement de 235 milliards de Fcfa déjà réalisé dans l’assainissement.
Financement de l’adaptation au changement climatique
La troisième convention signée par l’AFD et le Sénégal concerne l’accompagnement du Sénégal dans sa stratégie d’adaptation aux changements climatiques. Selon le ministre sénégalais de l’Environnement et du développement durable, Mame Thierno Dieng, le projet «vise, par la mise à la disposition d’une expertise technique de haut niveau, à accompagner le Sénégal pour la préparation de programmes d’adaptation bancables et s’inscrivant dans les priorités de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) définie dans l’Accord de Paris sur le climat».
Sylvain Vidzraku/latribune.fr

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2 réponses

  1. issa gibb dit :

    3ème Convention : préparation de programmes d’adaptation Bancables = Continuer à trouver des cons pour leur pomper du pognon et s’en foutre plein les poches avec un Saint Louis qui inexorablement disparait sur tous les plans maritimes, urbains, architecturaux et humains parce qu’ils n’ont rien fait et que c’est trop tard…
    Ce n’est plus « Y-a pas photos » , mais « Prenez des photos » pour montrer et prouver aux générations futures comment l’ancienne capitale du Sénégal a été abandonnée, volée et détruite par des pourris égoïstes, des irresponsables, des incompétents, des voleurs et des corrompus… Ou, tous réunis !
    Il faudrait aussi que l’AFD arrête de balancer du pognon au Sénégal, pour des projets inutiles, irréalisables, utopiques et perdus d’avance où le fric investit est généralement détourné ou disparait en permanence, sans aucun résultat ! Plus con, tu meurs !

  2. Yvesbzh dit :

    Vous avez raison, chaque fois qu’est des aides internationales sont accordées au Sénégal l’argent est détourné au profit de qui l’on sait.
    Ils sont maintenant indépendants,ils ont choisi de l’être et c’est normal .
    Laissons les se débrouiller tout seuls et occupons nous de nos problèmes et de nos pauvres à nous,
    Ou alors mettons les fonds sous tutelle des donateurs,et que l’argent soit débloqué au fur et à mesure de l avancement des travaux et non pas à l avance
    Il faudrait créer une agence type TRÉSORIER PAYEUR GÉNÉRAL gérée uniquement par les donateurs et qui passe les marchés et gère les chantierset débloque les fonds à la place de l’état qui est défaillant
    Sinon RIEN !!!!

    Car ici

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