D’abord sauver le tourisme et Saly

Saly : un hôtelier pour la sauvegarde des investissements
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Le président du Syndicat d’initiatives touristiques de la région de Thiès, Boubacar Sabaly, a estimé que, dans la situation actuelle du tourisme, il faut d’abord ‘’sauvegarder’’ les investissements existants, avant de penser à aménager de nouvelles stations touristiques comme prévu par la Société d’aménagement et de promotion des côtes et zones touristiques (SAPCO) à Pointe-Sarène, Mbodiène et Joal-Finio.
‘’Je ne vois pas un investisseur qui va s’aventurer à aller investir des milliards à Pointe-Sarène pour pouvoir rentabiliser son opération. Le fait d’aménager une nouvelle station touristique ne veut pas dire que les investisseurs vont venir s’y implanter, parce que tout simplement l’investisseur qui vient dans un pays étranger fait d’abord une collecte d’informations, calcule la rentabilité pour ensuite investir son argent’’, a expliqué M. Sabaly.
Directeur d’hôtel et membre du comité de gestion de la station balnéaire de Saly-Portudal, M. Sabaly s’exprimait lundi à l’occasion d’un point de presse organisé par le patronat du tourisme de la station balnéaire de Saly-Portudal.
‘’Tous ceux qui investiront dans ces nouvelles stations balnéaires vont d’abord faire une étude. Nous pensons que si la destination Sénégal continue à décroître, il est fort à parier que même si l’Etat aménageait une nouvelle station balnéaire, il n’y aurait pas d’investisseurs balnéaires. Parce que tout d’abord, il n’y a pas, au Sénégal, de banque adaptée à l’investissement hôtelier’’, a fait remarquer Boubacar Sabaly.
Selon lui,  »entre 1984 et 1990, au moins, huit hôtels sont fermés et c’est la preuve que s’il n’y a pas suffisamment de demandes, l’investissement est voué à l’échec ».
Donc, ‘’nous pensons que l’intervention pour résoudre la dégradation voire la perte des plages dans la zone doit être un préalable avant de vouloir aménager d’autres sites touristiques’’, a insisté M. Sabaly.
‘’On doit tout faire pour sauvegarder les investissements à Saly-Portudal. Nous avons le devoir et l’obligation de le faire’’, a-t-il martelé.
D’après Sabaly, Saly-Portudal c’est 20 hôtels, 1;657 chambres et 2.000 chambres-résidences. ‘’Si vous calculez le prix de revient par chambre, vous avez des centaines de milliards d’investissements et plusieurs dizaines d’emplois créés », a-t-il fait observer.
 »Donc, on n’a pas le droit de laisser cette situation s’empirer davantage. Et nous sommes convaincus que si le président de la République se déplace sur Saly, c’est parce qu’il a tout à fait conscience qu’il est absolument nécessaire de préserver, non seulement les emplois, mais aussi les investissements’’, a encore dit M. Sabaly.
ADE/AD/APS

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