Recel de téléphones portables à Dakar

Patte d’Oie, Colobane et Thiaroye en pôle position

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Très connus par des populations dakaroises, la Station d’essence de la Patte d’Oie et le marché de Colobane sont considérés comme les principaux lieux «recèle» de téléphones portables. Aujourd’hui ces endroits, bien que déconseillé par les autorités en raison des ventes illicites qui s’y effectues, continue d’attirer bon nombre de sénégalais en raison des produit à bas prix qu’on y trouve.

Véritable marché de «recèle» de portable, la Station d’essence de la Patte d’Oie, le centre commercial de Colobane ou encore le «market» (marché) de Thiaroye, sont les principaux lieux de vente du téléphones mobiles, du moins les (lieux) plus connus à Dakar. Dans ces lieux, de jeunes sénégalais et même adultes, venant d’horizons divers s’adonnent quotidiennement à la vente ou à l’échange de ces outils de communication, peu importe l’origine.  

C’est un véritable marché recèle de portable qui s’y développent. Les portables y sont vendus ou échangés sans aucune procédure officielle en la matière. Les ventes s’y déroulent dans les conditions peu formelles. Pas de factures, encore moins de garantie, les prix y varient de 3000 F Cfa à 40 000 F Cfa et plus, selon la capacité de négociation du client acheteur.

D’ailleurs, c’est cette bonne offre par rapport aux prix qui fait que, ces marchés bien déconseiller par les autorités (la police y effectue des descentes régulières), sont très convoités par un nombre important de Dakarois.  Comme tout autre marché de ce genre, le produit acheté est non remboursable dans la plus part des cas. «Il arrive qu’un client revienne avec un portable déjà acheté, un à deux jours après. Mais, moi je ne rends pas l’argent déjà encaissé», précise un jeune ambulant vendeur de portable la trentaine trouvé à Colobane.

Pour motiver son refus de reprendre la marchandise vendu il évoque le fait que lui aussi a achète ces produits auprès des fournisseurs sans garantie en cas de défauts de fabrication. «Je prends toujours le temps de bien expliquer à mes clients qu’ils vérifient les différentes fonctionnalités du portable que je leur vends. Maintenant s’ils reviennent après me dire que quelque chose ne marche pas, je suis désolé ça ne me regardera pas».

Rapport avec la police

Si leurs «collègues» de Colobane, parviennent à exercer librement leur activité sans harcèlement des forces de l’ordre qui n’y ont plus effectué des contrôles depuis très longtemps, ce n’est pas le cas pour les marchants «ambulants de portable» de la station de la Patte d’Oie. Ces jeunes qui semblent fatigués par les multiples descentes des hommes en tenues du Poste de police de Grand Yoff, déclarent être victimes d’un harcèlement de la part de ces derniers. «Nous ne faisons que nous débrouiller ici pour aider nos parents, on n’est pas des voleurs et on a rien fait de mal à ces policiers»,  a indiqué un des jeunes vendeurs trouvé à la station.

Selon lui, contrairement à la Police des Parcelles Assainies qui ne vient ici que pour chercher un portable volé après enregistrement d’une plainte, la Police de Grand Yoff  par contre ne fait que nous voler quotidiennement. «Ils (policiers) viennent ici presque chaque jour pour ramasser nos portables et en contre parti, nous demandent 3000 FCfa pour chaque portable saisi», a-t-il soutenu.

Nando Cabral Gomis

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1 réponse

  1. jean Artamonow dit :

    Vérifiez votre orthographe s.v.p

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