LE SENEGAL MALADE DE SA CRUAUTÉ ENVERS LES ANIMAUX

Coupable de non-assistance à un animal en danger

Cela s’est passé au Sénégal où le propriétaire d’un âne, animal qui lui sert de gagne-pain, a frappé la bête au point de la faire saigner un peu partout : abdomen, tête, queue… Des hémorragies un peu partout sur le corps de la bête.

On en connaissait de la maltraitance animale au Sénégal, mais pas à ce point. Des chevaux fouettés, des ânes tapés. A force de voir ces scandales au quotidien, les populations de ce pays d’Afrique de l’Ouest en sont finalement habituées. Nous-mêmes avons fini par fermer les yeux, jusqu’à ce vendredi 27 mai 2022, tôt le matin, lorsque nous sommes tombés sur un véritable scandale. Une bête battue par son propriétaire à sang. Une ânesse, qui sert de collecte d’ordures ménagères dans la Capitale du Rail, Thiès. Villé située à 70 km au Nord de Dakar.

Alors que nous faisons un tour dans les établissements pour nous enquérir de l’observance de la minute de silence et de la mise en berne des drapeaux suite au décès des onze nouveau-nés dans l’incendie de l’hôpital Abdoul Aziz Sy Dabakh de la ville de Tivaouane, nous sommes tombés sur cette scène si violente. La bête attendait son propriétaire, qui ne se présentera pas, tant que nous étions là. Sans doute blotti quelque part, compte tenu de l’état dans lequel se trouvait l’animal, vu que nous étions en train de prendre des images de ce spectacle si désolant.

Malheureusement, il n’y a personne pour venir en aide à ces animaux. La SPA, le Sénégal ne connaît pas. Les bêtes sont abandonnées à elles-mêmes, à leur triste sort. La preuve, le policier qui passait à côté et que nous avons interpellé pour tenter de voir comment venir en aide à cet animal, a vite fait de dégager sa responsabilité. «Mon cher, malheureusement, nous ne pouvons rien contre ces gens-là», a-t-il lancé, avant de poursuivre sa route. Même pas tenter de mettre en garde ce contrevenant d’un autre genre. Un propriétaire si cruel, qui a autant ensanglanté l’animal.

Après une demi-heure d’attente, nous sentant coupable d’avoir abandonné l’animal avec cette personne si cruelle, nous étions contraints de quitter les lieux, puisque le propriétaire ne se présentait toujours pas. Toute autre action aurait pu nous coûter cher. Si on détachait l’attèle, on sera accusé de destruction de biens appartenant à autrui, ou tout simplement de vol, en cas de plainte à notre encontre. Oui, le cœur meurtri, nous avons abandonné la bête. En étant conscient que nous étions coupable, de non-assistance à animal en danger. Dans un pays où n’hésite pas à empoisonner les chiens errants.

Abubakr Diallo/afrik.com

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6 réponses

  1. Koessler dit :

    Je suis consternée de lire cela
    Je connais bien le Sénégal nous y venons depuis 15 ans ….comment leur faire comprendre ce que sont les animaux .
    Des éducateurs pourraient passer sans les villages et les sensibiliser à la cause animale
    La police municipale devrait intervenir
    Quel plaisir à leur faire du mal ! Ils sont ignorants malheureusement.

  2. Le chaman dit :

    On pourrait également ajouter à ce sombre tableau, les enfants talibés, les femmes ne sont pas en reste non plus, ce pays n’a plus aucune dignité, aucun respect envers les autres, les enfants brûles, on donne une enveloppe et on passe à autre chose, on tue pour s’offrir un beau bathême, un mouton, pour un rien, et on regarde ailleurs pour ne pas se voir dans le miroir.

  3. Tiocan dit :

    Le traitement infligé aux animaux, mais aussi aux talibés et aux femmes, sont le signe d’une émergence en marche arrière. Le Sénégal régresse fortement depuis son indépendance. L’islamisme sous-jacent, va bientôt se manifester au grand jour pour encore aggraver la situation.

  4. issa gibb dit :

    Cette sale histoire d’animal battu, me rappelle l’histoire d’un enfant Talibé sauvagement fouetté au visage par son marabout à Mbour en 2014, photo à l’appui… Avec la notion perpétuelle de non-défense d’un enfant en danger ou de non-défense d’un animal en danger parce que çà pourrait se retourner contre vous, au Sénégal…
    Tout à fait d’accord, il n’y a pas que la violence faite aux animaux au Sénégal, même si le problème est grave et persistant, totalement ignoré par les minables autorités : Il y a malheureusement aussi les violences faites aux femmes et aux enfants considérés comme des êtres inférieurs dans l’éducation et la situation familiale patriarcale Sénégalaise et dans l’Islam…
    Femmes soumises, humiliées, battues ou violées… Fillettes excisées, violées ou mineures mariées de force … Et bien sur, le scandale des enfants Talibés esclaves mendiants, maltraités, battus ou violés, pourtant étalé au grand jour en toute impunité jusque dans les journaux, sans aucune réaction étatique et volonté d’y mettre fin … Honte du Sénégal ou « Ici, Sénégal » avec sa religion dévoyée jusqu’à foutre des pauvres gosses noirs innocents en esclavage au 21° siècle… Chercher l’erreur ???
    Alors si une pauvre ânesse est sauvagement fouettée : Tout le monde a en rien à foutre au Sénégal après le décès par incompétence sécuritaire des 11 bébés à l’hôpital de Tivaouane ou des meurtres gratuits qui font un retour curieux dans le pays, en ce moment ???
    => Nouvelle preuve d’un pays de Merde qui s’enfonce dans la violence et la sauvagerie d’un autre âge et la montée Islamique pure et dure, qui fera le reste… In chà Allah et Adieu, la Teranga !

  5. Didier dit :

    10 ans que je vis au Sénégal et je n’ai pas vu quelque chose qui ressemble à la Teranga. Mais des escrocs, des voleurs, des vauriens, beaucoup de méchants hypocrites et surtout parmi ceux qui portent un uniforme ou travaillent dans l’administration. Alors, je suis le conseil de Ndaye = je quitte le pays et le laisse à sa susceptibilité et à son incompétence. Dommage !

  6. Diclo dit :

    Il est sur que ce ne sont pas les Pandores qui vont s’embarrasser de ce type de dossier. Aucun khalis a en retirer. Il est plus facile d’arrêter sans cesse des conducteurs qui eux même en règle delivreront sous la pression de la maréchaussée. Oui ce point noir ici est un fléau.

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