LES MULTIPLES DANGERS DE LA VÉTUSTÉ DES PONTS

Sur le tronçon Ziguinchor-Diouloulou, les usagers alertent les autorités du danger que représentent ces ouvrages qui peuvent céder à tout moment. En cas de catastrophe, c’est toute l’économie de la sous-région qui sera frappée, en plus des dégâts humains.


En Afrique de l’Ouest, une série de ponts menaçant ruine représentent un danger pour les population et le trafic de marchandises. Reportage au Sénégal.
Les différents ponts sur la route de la Cédéao qui relie la Gambie à la Guinée-Bissau via la Casamance au sud du Sénégalse trouvent aujourd’hui dans un état de dégradation qui fait peur aux usagers.
Ces ponts ont été construits par la France durant la période coloniale, tandis que d’autres ont été bâtis au début de l’indépendance du Sénégal. Les habitants qui empruntent ces infrastructures demandent au gouvernement sénégalais de s’en occuper pour éviter une catastrophe.
Sur le tronçon Ziguinchor-Diouloulou, les usagers ont déjà alerté les autorités sénégalaises du danger que représentent ces ouvrages qui peuvent céder au passage des camions.
Ousmane Thiam, un transporteur rencontré au pont Emile Badiane, à l’entrée de Ziguinchor, nous a fait part de son inquiétude.
 »Par rapport à la vétusté des ponts au niveau régional, prenons l’exemple qui est là près de nous : le pont Emile Badiane qui a été inauguré en 1978. Normalement on doit réparer ce pont ou même le refaire parce que l’heure est grave. Ce pont peut, à tout moment, conduire à une catastrophe. Et puis, il y a les ponts de Baïla et de Diouloulou… il y a trois ponts que l’Etat du Sénégal devrait refaire ».
Risques pour l’économie
Notre interlocuteur souligne qu’en cas d’effondrement d’un des ponts sur cet axe, c’est toute l’économie de la sous-région qui sera frappée, en plus de la catastrophe humaine :
 »S’il y a une catastrophe, il y aura un problème. La position de ces ponts est très importante car ils se trouvent sur une route Cédéao. Cela peut freiner l’économie du Sénégal, de la Guinée-Bissau ou de la Guinée-Conakry parce que tous les véhicules de marchandises passent sur ces ponts ».
Mamadou Sarr, un réparateur de moteurs de pirogues travaillant sous ce pont, indique que la vétusté des garde-fous constitue un véritable danger pour la vie des populations riveraines :
 »Les garde-fous ne sont pas du tout bons, ils exposent les populations au danger. Parce que si une voiture heurte ces garde-fous et tombe sur nous, elle va nous tuer. »
Un camion de marchandises est d’ailleurs tombé du pont il y a deux ans, car les garde-fous avaient cédé, ce qui avait entraîné sa chute dans le fleuve, faisant trois morts parmi les passagers.
À noter que nos tentatives d’avoir des explications des responsables de l’Ageroote chargée des infrastructures routières au Sénégal sont restées vaines. Les deux responsables du bureau de Ziguinchor sont absents, nous a assuré la secrétaire de ce service.
Deutsche Welle Afrique – Seneplus.com

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2 réponses

  1. trevidic dit :

    Bonjour
    La photo montre une découpe de la balustrade rectiligne qui amène à se poser la question de savoir si le motif est de récupérer le métal ???

  2. Xx dit :

    Catastrophe prévisible… l’urgence des travaux est évidente !

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