DÉPOLLUER LA MER POUR QUE VIVE PEUPLE ET POISSON

Sénégal: Alioune Badara Ndoye – «La dépollution de la mer, un pas vers la régénération et le retour de la ressource»

Alioune Badara Ndoye, le «Diaraf» de la communauté Léboue du département de Mbour a commenté les causes des départs massifs de pêcheurs vers l’Europe via la mer pour atteindre les Iles Canaries.
A l’en croire, la raréfaction des ressources halieutique est la principale cause. C’est pourquoi il considère que la «dépollution de la mer est un pas vers la régénération et le retour du poisson en grande quantité».
Selon lui, la mer ne nourrit plus son homme. Et les principales raisons sont à chercher, à son avis, dans les comportements des acteurs.
A l’en croire, les bateaux usines ont raclé la mer et détruit les habits marins, zones de reproduction de la ressource. En plus, la mer est devenue une gigantesque poubelle. Des tonnes de déchets plastiques constituent des monticules et des montagnes en mer.
Le poisson ayant de la peine à s’accommoder de cette situation, a migré vers d’autres cieux. Cela explique l’éloignement des pêcheries de plus en plus lointaines vers la Sierra-Léone, la Guinée ou la Guinée-Bissau.
La situation, à l’en croire, a entraîné un effort de pêche non sanctionné positivement. Il a cité des frais quotidiens de 250 000 francs Cfa de carburant pour une campagne ne rapportant pas plus de 50 000 francs Cfa aux pêcheurs. Concernant la raréfaction du poisson, Badou Ndoye met le doigt sur l’utilisation d’engins de pêche prohibés dont les filets mono filaments.
Son choix, c’est le retour des filets en nylon car les dépôts de filets mono filaments dans la mer sont de véritables mouroirs de poissons.
En plus, le Diaraf de Mbour va en guerre contre les pêcheurs ayant des sennes tournantes ou des sennes de plage traquant les juvéniles. Pour lui, sans la maturation des juvéniles, l’on court des risques énormes de manque de poissons.
Lansant toujours des appels aux autorités, il a attiré l’attention sur les eaux usées non traitées et déversées en mer, un véritable poison pour la ressource. Il a conclu par inviter au respect de la mer comme un cadre de vie, avec sa faune et sa flore ; cela constitue un pas vers la reproduction de la ressource.
Par conséquent, un pêcheur faisant des mises à terre bénéfiques gardera toujours l’espoir et ne sera pas tenté par les sirènes de Barça ou Barsakh.
allafrica/afriqueactudaily.com

Vous aimerez aussi...

3 réponses

  1. rico dit :

    Tout le long des côtes, les égouts vont à la mer sans traitement…Il y a quelque chose à faire…

  2. le chaman dit :

    C’est intéressant de lire cet appel à respecter la mer, à pointer du doigt les causes qui mènent inéluctablement à la catastrophe. Bravo à ce Diaraf Lébou, fasse que les autorités sénégalaise prennent en compte ce constat, que le ministre des ressources halieutique se bouge le cul, et ne fasse pas la même démagogie que cet abruti de ministre du tourisme et des avions.
    A propos d’avions justement, j’ai un ami qui est rentré à Saly mercredi dernier, et bien la police des frontières à l’AIBD lui faisait remarquer qu’il n’avait un papier pour pouvoir sortir du contrôle de police, il à demander à plusieurs reprises de quel document ,mais il n’a évidemment pas vu de quoi il était question, puisque il à a payé 25 000F en espèces sans reçu puisque l’arnaque fonctionne à plein régime, un autre passager à payé 80 000F!! Encore bravo pour notre ministre du tourisme qui sait faire pour remplir les hôtels du Sénégal.

  3. Francia dit :

    l’arnaque fonctionnera tant que le « riche  » paiera !
    moi je ne paie jamais !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :