LE LITTORAL DAKAROIS AUX ABOIS

Littoral dakarois: Le non-respect de la réglementation, source de tous les maux

Le littoral dakarois fait l’objet de convoitises. Cependant, la loi exige un certain nombre de critères pour la construction dans cette zone comprise dans les terres du domaine public maritime. Mais elle est souvent contournée. Les plages rétrécissent et la privatisation se mène crescendo. Résultats : Dakar étouffe de plus en plus.
Peu de plages accessibles au public à Dakar
Pour bon nombre de jeunes, de familles ou de couples,un dimanche d’été,dans la capitale,se passe à la plage. Mais, de plus en plus, l’accès aux plages nécessite une petite somme auprès des différentes structures hôtelières. Les autres plages gratuites sont souvent bondées. L’occupation irrégulière du littoral est la cause de ce phénomène.
Le soleil densément pointé sur les têtes, au Plateau, efface toute trace de la grosse pluie de la veille. Le vent marin attire par sa douceur. Il se faufile dans les voitures et rafraîchit ceux qui ont bien voulu ouvrir leurs vitres.
Au rond-point où trône la statue Dupont et Demba du centre-ville, les voitures se font rares en ce dimanche, la voie vers la corniche Est est dégagée.
Juste après le port de Dakar, toute âme est bercée par la douce étreinte de la brise marine. La mer se dévoile, scintillant et présentant l’effet de cristaux sur les vagues peu pressées de rejoindre la berge.
Trois personnes tendent leur canne à pêche à la recherche de poissons. Elles se tiennent sur les abords placés en hauteur, à la Corniche, les pieds hors de l’eau. Un déficient mental, sortant rafraîchi de l’eau, enclenche un monologue en agitant ses mains. La joie de la baignade se lit sur son visage humide.
Tout le long de cette voie « couloirisée », les automobilistes sont prudents, la visibilité n’est des meilleures. Quelques uns se garent et admirent la vue bleuâtre de la mer, et le vent marin berçant au moment où la capitale subit une chaleur incroyable.
Des « bouts » de plages publiques
Le premier accès gratuit à l’eau, à pieds, est à près de 500 m de long. Terrou Émily, une petite plage se trouvant entre deux restaurants privés. Quelques enfants prennent d’assaut la mer et mènent une longue séance de baignade sans prendre le risque de se faufiler entre les gros fils délimitant le territoire « privé » de la plage.
À côté, un père de famille tient son nourrisson entre les mains et s’assoit prudemment sur le rivage faisant, sans doute, prendre son premier bain marin à son enfant.
Le petit, dans un maillot de bain noir, émet des gémissements au contact de l’eau. « J’espère qu’il pourra effectuer le même rituel avec son fils, si la plage reste toujours gratuite », déclare son père, Abdoulaye Mané. Ils ont quitté la Médina pour profiter de cette étendue d’eau. Une prescription mystique pour son jeune enfant.
Assis sur un gros rocher en observant un spectacle invisible, Ahmadou Lô vise l’horizon en essayant « d’évacuer le stress de la semaine ». Juste après, la plage est fermée au public car une partie est privée. Une petite issue mène à l’emblématique plage de l’Anse Bernard ou Cotou pour les Lébous.
La petite plage de près de 100 m procure une joie immense aux petits qui se mêlent aux vagues avec insouciance. D’autres, préférant se mettre sous la chute d’eau provenant du rocher, ne se préoccupent même pas de ceux qui sont venus laver leurs moutons.
À 50 m de la berge, quelques poules glanent devant le regard des pêcheurs qui, chassés par la chaleur de leur logis sur place, profitent de la brise marine.
« Cette plage a été aménagée en 1895 en tant que lieu de débarquement », explique Ibrahima Dieng, vieux pêcheur établi sur les lieux depuis plus de 30 ans.
Sous Abdou Diouf, un officier général de l’armée, Général Émmanuel Gomis a réaménagé cette plage car il venait souvent y pêcher. « Cette plage accueille des élèves venus de partout du Sénégal. La dernière visite, avant le coronavirus, est celle des élèves de Nioro », relève Ibrahima Dieng, doyen de la petite cité de pêcheurs, avant de désigner quelques personnes qui quittent leurs quartiers pour venir prendre l’air.
En effet, une vieille dame traînant une chaise trouve refuge sous le grand arbre situé en hauteur avant de laisser ses yeux balayer le large.
Plus loin de l’Anse Bernard, à la Corniche ouest, la plage semble mieux respirer.
Le littoral étouffe
Du Plateau jusqu’à Fann, les vents marins balaient pleinement une route sans entrave. Pas l’ombre de construction imposante à part quelques complexes hôteliers et de divertissement avec accès à la mer payant. Les installations de sport et les bancs offrent une activité relaxante aux Dakarois.
Juste en face de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, la baignade est interdite sur cette partie de l’océan, mais quelques-uns prennent le risque de violer l’instruction.
À partir de Fann, la pression de l’air rafraîchissant baisse tout d’un coup. Le foisonnement de constructions empêche tout accès à la plage, la vue panoramique est impossible.
Des maisons, construites jusqu’au pied des collines, surplombent l’océan. Il faut faire des kilomètres jusqu’à Ouakam pour voir les bouts de logis, dévoilés grâce à la formation en zigzag de la corniche. Sont-elles illégalement construites ? Non, elles ont les autorisations requises, souffle une source. Selon elle, les institutions qui ont accordé ces constructions endossent toute la responsabilité.
Sur l’axe Ouakam-Almadies, les constructions en cours ou prêtes à être habitées foisonnent et limitent l’accès à la plage. Cette partie du littoral fait l’objet d’une convoitise extrême. « Les constructions sur le littoral devraient être conçues pour laisser le vent balayer la pollution », explique Moctar Bâ, défenseur de l’environnement.
Les plages de la Pointe des Almadies, Ngor, Tongor… sont encore accessibles mais elles accueillent trop de monde.
Le Sénégal dispose de 700 km de côtes, de Saint-Louis au Cap-Skirring, dont une vingtaine de km constituant la presqu’île du Cap-Vert.
Le processus de littoralisation et de l’urbanisation observé à l’échelle mondiale n’a pas épargné le Sénégal. Ainsi, le pays fait face à une pression foncière très forte sur sa mince bande littorale.
De ce fait, le Chef de l’État a, lors du Conseil des ministres du 11 juin 2020, demandé aux ministres concernés de mettre en œuvre un Plan global d’aménagement durable et de valorisation optimale du littoral national. Ceci peut être un début de solution afin de mettre fin au carnage que subissent les plages.
Le littoral dakarois, une définition aléatoire
L’un des problèmes les plus indécrottables du littoral dakarois vient peut-être de la pluralité de ses définitions. Et donc d’un vide sur les textes. Les écologistes l’analysent comme une zone de transition écologique entre deux écosystèmes. Selon les géographes, il s’agit de la bande de terre située à environ 500 m du rivage. Les aménagistes l’appréhendent comme la bande de terre de 200 m à partir du rivage.
La définition qui aurait pu faire autorité, celle du ministère de l’Environnement et du Développement durable (Medd) reste tout aussi vague. Elle parle juste de façade maritime de six régions administratives du Sénégal et qui s’étend sur 700 km.
« Jusqu’en 1964, les terres du domaine de la mer nous (les Lébous) appartenaient. C’est la loi sur le domaine national qui a tout chamboulé », narre Abdou Diagne, un vieux Lébou du Plateau.
En effet, en 1964, le Gouvernement a mis en place la Loi sur le domaine national (Ldn). Dès lors, les terres que les Lébous n’avaient pas enregistrées dans la conservation des hypothèques étaient d’office considérées comme propriété de l’État.
Une législation très claire
Le régime juridique relevant du littoral est très dense et est dans plusieurs réglementations. Il faut savoir que le régime foncier sénégalais relève de trois types : les terres du domaine national, ceux du domaine de l’État et les terres des particuliers. Le littoral fait partie du domaine public maritime de l’État.
En principe, le cadre juridique régissant le littoral sénégalais est à chercher dans la loi 76-66 du 2 juillet 1976. Dans l’article 5, il est clairement dit que le domaine public naturel est la propriété de l’État.
Par ailleurs, l’article 9 de la même loi précise : « le domaine public est inaliénable et imprescriptible ». C’est-à-dire qu’il ne peut être vendu et qu’il ne peut l’être dans le temps. Il est immuable.
Par ailleurs, l’article 18 de la même loi précise encore que « les autorisations d’occuper (…) peuvent être accordées à titre gratuit lorsqu’elles revêtent un caractère prédominant d’utilité publique ou d’intérêt économique ou social et sous réserve qu’elles ne constituent pas, pour le bénéficiaire, une source directe ou indirecte de profits ».
L’occupation doit donc être motivée par l’utilité publique.
En outre, la même loi fait état de possibilité de déclassement par décret. « Il s’agit d’enlever à un immeuble son caractère de domanialité publique et de le faire entrer dans le domaine privé s’il est immatriculé ou dans le domaine national s’il ne l’est pas ».
Dans un alinéa, la loi prévoit la possibilité de déclasser « la zone de 100 mètres de large en bordure du rivage de la mer ».
Une lecture diagonale du Journal officiel a permis de relever un nombre important de déclassements effectués sur la zone de la Corniche du Plateau aux Almadies à partir des années 2000.
Des lois et des codes pour préserver le littoral
En général les occupants de la zone du Dpm détiennent des baux emphytéotiques. Ceci leur confère un droit d’une durée de 18 ans minimum et de 50 ans au maximum avec possibilité de renouvellement.
Au moment où le bail ordinaire confère au preneur une durée qui ne peut excéder 18 ans.
Selon le Pr Wahab Ndiaye, agrégé des facultés de droit, avec le bail emphytéotique à usage d’habitation et non à usage professionnelle, le preneur peut demander la transformation gratuite en droit de propriété.
Sur ce point, le droit de propriété est différent du titre foncier. En effet, le titre foncier est la dernière phase de la procédure d’immatriculation d’un immeuble.
« Le titre foncier est l’inscription de la propriété dans le livre foncier à la conservation foncière », explique-t-il à Soir Infos de la Tfm.
Au-delà du domaine juridique strict et détaillé, la gestion du littoral est comprise dans bon nombre de codes. « Le code général des collectivités locales de 2013 a permis le transfert de compétences aux communes pour gérer la terre, l’urbanisme et l’habitat. Ainsi, pour construire sur une zone, les départements et les communes délivrent des autorisations de construire », confie un haut cadre de l’aménagement qui souhaiterait taire son identité.
Par ailleurs, le code de l’environnement prévoit aussi que « l’autorisation d’occupation du domaine public ne doit entraver ni le libre accès aux domaines public maritime et fluvial, ni la libre circulation sur la grève, ni être source d’érosion ou de dégradation du site. Seules sont autorisées sur les domaines public, maritime et fluvial, à titre d’occupations privatives, les installations légères et démontables ».
En plus, il faut y ajouter les différents Plans d’aménagement du Sénégal et les gestions intégrées des zones côtières qui prennent en compte la préoccupation de l’espace littoral.
Comment en est-on arrivé à ce bradage du littoral dakarois ? L’application réglementaire fait défaut au Sénégal. À Dakar, 11 communes d’arrondissement ont une façade maritime et sont donc concernées par la gestion du littoral sur leur territoire. Le chef du service urbanisme de Ouakam, Ibrahima Thiaw, dégage toute responsabilité et avance que la commune n’est jamais au début de la procédure de construire. « Après que tous les services de l’État ont donné leur avis favorable, la commune reçoit les délibérations et doit donner son accord. Ainsi, la commune est souvent contournée », avait-il confié lors de la destruction des fondements au pied de la colline du phare des Mamelles.
À l’origine, la démographie grandissante de Dakar
Dans sa thèse de doctorat, Isabelle Sidibé explique que « l’urbanisation littorale est née en plein contexte d’extraversion économique sous la colonisation. De la valorisation des ports découlent des métropoles qui n’ont fait que s’étaler », explique-t-elle.
L’expansion de la capitale sénégalaise, Dakar, s’est faite rapidement. En 1950, Dakar comptait 214.000 habitants. En 2020, la capitale sénégalaise abrite plus de trois millions d’habitants. En 70 ans, Dakar a connu un boom démographique énorme, selon les chiffres issus des projections démographiques officielles des Nations Unies qui ont été préparées par la Division de la population du Département des affaires économiques et sociales du Secrétariat des Nations Unies. Dakar connaît une croissance de plus de 2% par an.
Les populations s’agrandissent et l’espace devient de moins en moins convenable. Ceci peut expliquer l’occupation du littoral.
« L’accaparement des terres agricoles qui s’étend au domaine public maritime prend des proportions inquiétantes », explique Mamadou Mignane Diouf, coordonnateur du Forum social et membre du collectif « Touche pas aux terres du phare des mamelles ». Le collectif s’est constitué suite à des constructions au pied du phare. « Nous interpellons l’État sur la gestion du domaine public maritime. Il faut libérer les emprises sur le littoral. Détruisons ce qui peut être détruit et aménageons le reste du littoral », lance Mamadou Mignane Diouf qui préconise la création d’un géoparc sur ce site. Les réflexions sont en train d’être menée
MOCTAR BA, PRÉSIDENT DE LA PLATEFORME POUR L’ENVIRONNEMENT ET LA RÉAPPROPRIATION DU LITTORAL (PERL).
« Nous proposons huit mesures pour régler les problèmes du littoral »
Les problèmes inhérents à l’occupation du littoral ont suscité de multiples combats chez les environnementalistes. Moctar Bâ, expert-comptable de profession et président d’une des plus grandes associations de défense du littoral, explique, dans cet entretien, les solutions qu’il propose aux gouvernants afin que le littoral soit préservé.
Comment est née votre plateforme de réappropriation du littoral ?
La Plateforme pour l’environnement et la réappropriation du littoral (Perl) est née de la riposte citoyenne contre la construction de l’ambassade de Turquie sur la Corniche Ouest. Il s’agit d’associations qui se sont levées pour défendre le littoral.
J’ai été élu président de la plateforme donc mon rôle est de tout faire pour que les Sénégalais se réapproprient le littoral. Les conditions de vie sur le littoral font que tout le monde se rue vers lui. Et, bien sûr, c’est de là que surviennent les problèmes.
En fait, tous les pays littoraux ont un problème de ce genre. Par exemple, la France et l’Espagne ont eu des soucis qui ont permis l’adoption de solutions. L’Espagne a une loi de réappropriation nationale, la France a le conservatoire du littoral dont la mission est de préserver et de se réapproprier le littoral. Il exerce des droits même de reprises.
Pendant ce temps, au Sénégal, on se partage les terrains du littoral.
Dakar est entourée d’une dizaine de baies mais nous respirons mal. Nous suscitons des interrogations dans le monde. Le New York Post parle du danger de vivre à Dakar en montrant des sportifs sur la Corniche qui ne respirent pas.
Le taux de toxicité de l’air en termes de microgrammes dépasserait de sept fois les normes Oms admises et le carburant que nous utilisons, est d’une teneur de soufre multipliant par 400 les normes européennes…
Alors, que faut-il faire pour préserver cette partie du territoire ?
Nous avons considéré que les discussions ne nous mènent nulle part, nous nous sommes dit qu’il fallait travailler. Ainsi, nous avons fait un Pacte politique pour sauver le littoral que nous avons fait signer aux cinq candidats de la présidentielle passée. Le Pacte pose la problématique du littoral mais aussi propose des solutions.
Après ceci, j’ai été invité pour en faire part au Dialogue national. Ensuite, un journaliste a fait un grand reportage et m’a demandé de le commenter avec lui. Du coup, une réaction s’est déclenchée et depuis, les débats sont alimentés par la question du littoral.
Qui sont les responsables ?
Nous sommes tous responsables. Dans nos religions, nous n’avons pas le droit de regarder des choses se faire illégalement et pourtant, cela se fait au Sénégal.
Le citoyen, les religieux et les politiques, les personnalités religieuses doivent aussi inciter à la protection de l’environnement comme recommandé par Dieu.
Puis, il faut savoir qu’il y a une faute politique qui, potentiellement, masque une faute juridique mais la constitution est claire : nous avons droit à un environnement sain.
C’est déplorable de constater que les constructions bloqueront, dans les années à venir, la circulation car les mécanismes ne sont pas mis en place.
Il faut que nous allions vers un certificat de limitation de zone. Si l’immeuble de vingt étages se construit, imaginez toutes les voitures qui vont circuler sur la Corniche. Pire encore, la manière dont on construit en agressant les remparts accélère l’érosion côtière.
Par ailleurs, la loi de 76 dit que le Dpm est inaliénable et imprescriptible. Le code de l’environnement précise : sauf précaire et révocable. Comment avoir des textes tellement bien faits et aboutir à la privatisation. C’est là où se trouve le problème de fond.
Quelles sont les solutions que vous proposez ?
Constatant la privatisation progressive de la Corniche, nous avons travaillé sur huit mesures qui porteront les projets de réappropriation. Je précise que nous ne sommes pas dans une logique accusatoire mais plutôt dans celle de solutions.
Nous sommes en collaboration avec le ministère de l’Environnement d’ailleurs afin de voir comment appliquer les mesures. Avec tous les membres du cabinet, j’ai exposé les points de ce pacte. Je propose la destruction créatrice. Il s’agit, par exemple, de prendre un terrain privatisé et de créer de la valeur.
De manière ramassée, les huit mesures sont les suivantes : la prise immédiate et simultanée de deux décrets instaurant clairement le statut d’utilité publique sur l’espace compris entre l’océan et la route littorale ou corniche (construite ou en projet), entre les villes de Saint-Louis au nord et Cabrousse au sud. Le deuxième décret faisant des dix baies (Yoff, Ngor, Almadies, Ouakam, Mermoz, Fann, Soumbédioune, Médina, Anse Bernard, Hann) formant le littoral dakarois, un grand projet du Chef de l’État du Sénégal.
La deuxième mesure concerne la conservation. Il faut identifier les espaces attribués, non encore mis en valeur ou dont la mise en valeur n’est pas significative. Mais aussi identifier les espaces attribués d’une manière illégale ou illicite, geler les travaux entrepris sur les zones litigieuses le temps d’en évaluer la régularité et l’impact.
Il s’agit aussi d’évaluer et d’user du droit de reprise ou d’expropriation de l’État pour cause d’utilité publique. Par ailleurs, il faut donner à la Direction de la surveillance et du contrôle de l’occupation des sols (Dscos) une compétence spéciale littorale.
La troisième mesure concerne l’instauration d’une taxe de privilège littoral (Tpl) indexée sur le résultat net pour les activités à caractère commercial et pour les habitations et autres, sur le coût des loyers dans la zone, pour financer les aménagements, leur entretien et la sécurité des personnes dans l’espace de vie littoral. Selon le principe du pollueur-payeur.
Quatrièmement, il faut dresser un tableau des potentialités du littoral comme des sites d’intérêt culturel, biologique, écosystèmes terrestres et marins remarquables, potentialités géographiques comme le Finistère Africain que représente la Pointe des Almadies…
Cinquièmement, le gouvernement devrait se doter, le plus rapidement possible, d’une politique nationale d’architecture, d’urbanisme et d’aménagement du littoral de même qu’une haute autorité en charge du littoral.
Sixièmement, nous devons obtenir de nos élites bénéficiant de baux le renoncement pour cause d’utilité publique comme l’a fait le Président Macky Sall.
Septième point, il faut agir sur les constructions en hauteur sur le littoral.
Le huitième point essentiel est de réfléchir sur les nouveaux concepts comme le Ludi. Le concept Ludi prend en charge les relations délicates qui se jouent entre la ville et le littoral, fait intervenir géographes et géologues, historiens, physiciens, économistes, sociologues, juristes, entrepreneurs, décideurs politiques… et proposent des solutions…
Ndeye Fatou Diery Diagne/lesoleil.sn

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2 réponses

  1. Aminata DIAW dit :

    c’est trop long, j’ai pas tout lu !

  2. Bzh dit :

    Comme d’habitude que du bla bla-bla-bla

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