RENTRÉE DES CLASSES

La reprise des élèves au Sénégal: défi sanitaire et pluviométrie

Au Sénégal, la reprise partielle des activités scolaires s’est effectuée ce jeudi 25 juin après près de trois mois. Les établissements scolaires avaient été fermés pour contenir la Covid-19. La question de la reprise des activités scolaires fait face au défi sanitaire mais aussi aux risques d’absence des élèves à cause des conditions météo.
Une reprise sous surveillance
C’est au total 550 000 élèves en classe d’examen qui étaient attendus ce jeudi 25 juin après plus de trois mois de vacances forcées. Les syndicats des enseignants étaient montés au créneau pour alerter sur les risques de propagation rapide du coronavirus en milieu scolaire. Rappelons que la réouverture des classes d’examen avait été programmée en premier lieu le 02 juin dernier avant d’être reportée aux derniers moments avec la contamination de membres du corps enseignant. Le gouvernement avait entre autres procédé à la distribution de kits sanitaires au niveau des établissements. Certaines écoles avaient dénoncé l’insuffisance de ces aides et avaient même menacé de ne pas ouvrir. A Dakar, un des lycées publics de référence, Seydou Nourou Tall, qui avait exprimé des réticences, a finalement ouvert ses portes. Une visite officielle dans le plus grand lycée au Sénégal, Limamoulaye, a fait l’objet de reportage mettant en exergue le respect des règles sanitaires. Ses élèves dans les filières techniques ont ainsi mis en place des lave mains automatiques, une cabine de désinfection etc.
Le scénario dans les zones sud reste moins encourageant. En effet plusieurs élèves des régions de Sédhiou, Kolda et également de Ziguinchor ont été contraints de rester à la maison à cause de fortes pluies accompagnées de vent. La reprise correspond ainsi à une saison des pluies qui peut être handicapant pour les différents établissements du pays. L’essentiel de ces élèves sont situés à Dakar qui a fait face l’année dernière à des inondations. Si les prévisions météo parlent de pluviométrie plus importante cette année, les autorités rassurent quant à la mise en place de toutes les dispositions nécessaires pour tenir les examens au plus tard en septembre prochain.
lanouvelletribune.info

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *