INONDATIONS: COMME CHAQUE ANNÉE

L’absence de curage pré-hivernal, un autre facteur d’inondation à Dakar

Le curage des caniveaux est devenu une activité saisonnière dans les grandes villes. Depuis plus d’un mois les jeunes se regroupent sur les grandes artères pour trouver un travail journalier. Et la plupart de ces travailleurs sont composé des jeunes de la sous-région. Mais aussi dans certaines entreprises privées le curage est devenu gagne-pain et non une activité saisonnière. Dans ce reportage de SeneNews.com, les travailleurs expliquent leurs conditions de travail.
Le constat est amer dans certain quartier de la capitale. Des dépôts d’ordures provenant du canal sont exposés à l’air. A côté des gens qui tiennent leurs activités de commerce. Et ce dépôt sauvage est l’œuvre des ménages. Un des citoyens interpellés à la question fustige le rôle des citoyens : « Les canaux qui devaient servir de débarra des eaux usées sont devenus des dépotoirs d’ordures. Malgré les efforts du gouvernement et des mairies, les canaux à ciel ouvert sont pleins de saleté », a réagi A. Thiam
Selon lui les passages d’eaux usées peuvent être bloqués par un dépôt de sable. Mais pas question de voir des matelas, des animaux, et autres ordures de ménages.
« Au Sénégal, les canaux à ciel ouvert sont devenus des dépôt d’ordures. Mais aussi des poubelles pour des carcasses d’animaux. Dans ce pays, les gens ne respectent pas la nature et la préservation de l’environnement », a conclu A. Thiam
Dans ce coin le chantier est ouvert à tout le monde. Il suffit juste de venir t’inscrire à temps et de respecter l’heure du pointage. A l’aide des pièces d’identités les ouvriers peuvent attendre la fin de la semaine pour empocher la somme de 2500 FCFA qui leur est allouée par jour.
En plein centre ville, sur l’Avenue Faidherbe, des agents d’ une société ouvrent les bouchons de canal situé au sur une grande artère. A l’aide d’un cône de signalisation. ils arrivent à communiquer avec les conducteurs et usagés. Le curage des canaux est une activité très difficile. Les jeunes employés de ce secteur rencontrent d’énormes problèmes. Même avec un système moderne. C’est avec leur force qu’ils arrivent à tirer les choses qui bloquent la circulation de l’eau. Car les ouvertures de canal peuvent être distantes de plus de six (6) mètres. Si l’activité est saisonnière pour les mairies. Cette entreprise en a fait sa quotidienne. Les ouvriers sont priés de se présenter avant 8 H. Contrairement aux employés des municipalités. Dans ce secteur privé, les travailleurs sont des nationaux. Et les conditions de travail sont différant. Déjà à 9 heures ils se pointent avec leur tenue fournie par la société. Des chaussures de sécurité, des gants et des détergents sont aussi fourni.
Ces jeunes travaillent du lundi au samedi de 09 heures à 15 H, en période d’hiver. Mais pour l’hivernage ils peuvent travailler la semaine. Et cela dépend aussi des blocages dans les grandes rues et avenues de la capitale.
Et pour un salaire contractuel de 75 000 FCFA, ces travailleurs peuvent plus de trois (3) mois sans recevoir la cagnotte. Avec un nombre de douze (12) personne, ils arrivent à débloquer le canal.
« Il nous arrive de trouver des carcasses d’animaux dans ces canaux fermés. Mais aussi des ordures ménagères. Et on se pose la question à savoir comment ces choses atterrissent dans ce trou », a pesté un des travailleurs.
Et selon lui la plupart du temps c’est les riverains qui enlèvent les bouchons pour y déverser leurs ordures.
A noter, les conduites d’eau usées des pluies sont différentes des installations de Onas.
senenews.com

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2 réponses

  1. Bernard dit :

    On en revient toujours au même défaut des Sénégalais = manque de civisme !
    Après moi le déluge !

  2. issa gibb dit :

    Comme chaque année ! C’est vraiment çà le programme national de l’immobilisme Sénégalais avec le laxisme incompétent des autorités d’un côté et l’incivisme anarchiste du peuple, de l’autre…
    Dans un puits sans fond, où on jette tous les détritus au lieu de les détruire, où on jette tout et n’importe quoi, jusqu’aux animaux crevés ou des fœtus d’enfants au lieu de les enterrer correctement pour éviter les microbes, les bactéries ou les épidémies, sans se remettre la fausse et hypocrite « Volonté de Dieu » pour se dédouaner de ses conneries, à chaque fois et avancer…
    Après, ils s’étonnent que çà dégueule de partout et que les inondations reviennent ??? Comme chaque année
    La misère rend con !

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