RÉADAPTER L’ÉMERGENCE

Covid-19 contraint le Sénégal à réadapter la 2ème phase de son plan d’émergence

Le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott (photo), a annoncé, hier, lundi 18 mai, que le gouvernement est en train d’élaborer un Plan Sénégal émergent post-Covid, en vue de la relance de l’activité économique dans le pays. « Le PSE post-Covid est en gestation, c’est un plan global de relance », a-t-il déclaré.
Selon Amadou Hott, « cette initiative a pour objectif de revisiter les objectifs stratégiques et les résultats attendus de la phase 2 du PSE, afin de renforcer la souveraineté sanitaire et alimentaire, ainsi que l’industrialisation ».
Ajoutant que « ce plan assorti du Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (Force Covid-19), d’un montant de 1000 milliards FCFA (environ 1,6 milliard $, Ndlr), comprend quatre piliers, dont le renforcement du secteur de la santé, la préservation de la stabilité macroéconomique et financière ».
Le ministre a, par ailleurs, indiqué que ce plan sera bâti sur les acquis positifs du Programme de résilience économique et sociale (PRES) lancé début avril pour atténuer les effets de la pandémie de Covid-19. Il s’appuiera également sur les retombées de la première mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (PSE), ainsi que sur les enseignements tirés de la crise et de la situation réelle des secteurs économiques.
Initialement prévu pour la période 2019- 2023, pour un coût total de 14098 milliards FCFA (environ 23,2 milliards $), le PSE 2 se concentre sur 3 axes, à savoir : la stabilité du cadre macroéconomique ; l’amélioration de l’environnement des affaires pour un secteur privé plus fort ; le développement du capital humain et la capture du dividende démographique.
Il fait suite au PSE 1 réalisé entre 2014 et 2018, d’un coût estimatif de 9685 milliards FCFA (environ 16,14 milliards $). Cette première phase s’est articulée essentiellement autour des secteurs des infrastructures et services de transports, l’énergie, l’agriculture, l’éducation et la formation, l’eau potable et l’assainissement, la santé.
D’après les projections du Fonds monétaire international (FMI), la croissance économique du Sénégal devrait chuter de 5,3% en 2019 à 3% du PIB en 2020, sous l’effet de la Covid-19.
André Chadrak/agenceecofin.com

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