CHANGEMENT DE STRATÉGIE

Face à l’explosion des cas, le Sénégal adopte une nouvelle stratégie de prise en charge des patients

Afin de contenir la propagation de la pandémie de COVID-19, les autorités sanitaires sénégalaises vont multiplier la recherche active des cas de COVID-19, avec l’isolement extrahospitalières des cas asymptomatiques, tout en continuant le traitement des patients avec l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine.
S’exprimant lors d’un point mensuel sur l’évolution de la maladie, la directrice générale de la Santé, Dr. Marie Khemèss Ngom Ndiaye, a révélé que les équipes opérationnelles du ministère de la Santé ont commencé la stratégie de la recherche active des cas.
Selon la responsable en chef du Comité nationale de gestion des pandémies, ce travail va se faire à travers les registres de consultations au niveau des postes de santé, des centres de santé, mais également des hôpitaux en identifiant toutes pathologies répondant à la définition des cas.
Tout en poursuivant le dépistage de « tous les cas, à haut risque, ainsi que les cas à bas risque. Nous allons commencer l’isolement en situation extrahospitalières des cas asymptomatiques », a expliqué Dr. Ndiaye.
De son côté, le directeur du Centre des opérations d’urgence sanitaires (COUS), Dr. Abdoulaye Boussou, a soutenu que l’objectif est de ne pas perturber les structures sanitaires publiques du pays.
« Aujourd’hui, nous avons de plus en plus de cas. L’objectif est de ne pas perturber nos établissements de santé, de ne pas faire nos hôpitaux des structures exclusivement COVID-19, ce qui pourrait porter préjudice aux autres maladies », a fait savoir le directeur du COUS.
Il a cité, parmi les sites identifiés pour l’isolement des patients asymptomatiques, trois sites appartenant à l’armée, qui vont s’ajouter aux 20 centres d’isolement répartis dans le pays.
Concernant la situation sur la pandemie, Dr. Bousso a précisé que les régions touchées sont passées de sept à onze, et les districts de 24 à 33 sur 79, en un mois, ajoutant qu’il s’agit de 14 clusters qui représentent 20% des cas.
Sur le traitement des patients, le directeur du Service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann, Pr. Moussa Seydi, a informé que le Sénégal a décidé de « continuer de traiter nos patients avec l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine ».
Le Pr. Seydi, un des fers de lance du traitement des patients, a fait savoir les résultats d’une analyse rétrospective préliminaire, avec l’Institut Pasteur de Dakar, sur 181 patients.
« Tous les patients qui ont été pris en charge tôt et traité avec l’hydroxychloroquine n’ont eu aucune complication, encore moins de décès. Concernant les effets indésirables et secondaires, l’analyse a porté sur 362 patients. Dans ce lot, nous avons constaté 12 cas d’effets secondaires. Tous les effets secondaires étaient modérés », a précisé Pr. Seydi.
A ce jour, le Sénégal compte 1.115 cas confirmés, dont neuf décès et 368 guéris. Sur les 1.115 cas confirmés, on dénombre 913 cas suivis, 86 cas importés, et 116 cas issus de la transmission communautaire.
xinhuanet.com

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2 réponses

  1. ivan dit :

    Encore une fois, le Sénégal fait figure d’exception : « Tous les patients qui ont été pris en charge tôt et traité avec l’hydroxychloroquine n’ont eu aucune complication, encore moins de décès » . Tous les tests menés dans les autres pays (Chine, Etats Unis, Europe) montrent des résultats contrastés, avec, quelque soit le test, un certain nombre de décès. Y compris le test fait à Marseille par le professeur Raoult qui lui aussi constate des décès. Difficile de prendre au sérieux les chiffres des autorités sanitaires sénégalaises.

  2. Ndiaye dit :

    Je n’ai pas connaissance d’un pays parmi ceux que tu cites qui a une stratégie basée sur la recherche précoce et systématique de cas contacts avec isolation dans des hotels.
    Cette stratégie que le Sénégal a adopté et permettant de prendre en charge et traités tôt les cas détectés, c’est cette même stratégie qu’un pays par exemple comme la France va expérimenter à grande échelle dés les lendemains du déconfinement. C’est pour cela que je parle souvent de laxisme dans la gestion de cette épidémie dans les pays dit développés, mis à part la chine qui a mis en quarantaine de force des millions d’habitants d’une ville entiere.
    Bref, avant la déclaration du Professeur seydi, je n’avais pas connaissance de ses résultats. Du coup maintenant, et au vu des décés du covid (1% de létalité) au Sénégal, je re-crois donc fermement que la cholo contribue significativement à la baisse du nombre de cas graves donc des décés à partir du moment où le traitement est appliqué dés les tout premiers symptomes durant les phases d’observation en hotel. Naturellement le caractère non grave des malades pour la plupart, même sans hospitalisation, aide aussi à avoir de bons résultats dans l’ensemble.

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