CATASTROPHE POUR L’HÔTELLERIE AU SENEGAL

Coronavirus : Plus de 30 mille emplois menacés dans l’hôtellerie

Licenciements, chômage technique et baisse de salaires constituent les menaces qui pèsent sur le secteur de l’hôtellerie et de la restauration. L’alerte est de Pape Béranger, le président de l’Association des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration (APHORE). Qui affirme que 10 mille emplois directs, et 21 mille indirects avec environ 740 réceptifs hôteliers dans tout le pays sont concernés. Indexant le patronat, il propose un plan de relance à l’État, au micro de Sud fm. A signaler que ces secteurs génèrent près de 400 milliards F CFA de chiffre d’affaires.
LES INQUIÉTUDES DES TRAVAILLEURS
« Face à cette situation-là (propagation du coronavirus), et au manque à gagner, le patronat a déjà commencé à menacer, prenant des décisions qui visent les travailleurs, menacés de baisse de salaires, de chômage technique, et même de licenciement, souligne-t-il. Il y a certains patrons qui disent on leur paye le mois de mars à 100%, les autres mois à venir à 50%. Il y en a même d’autres qui disent qu’ils vont carrément licencier. Ça, je pense que ce sont des inquiétudes que vivent les travailleurs. »
S’agissant de leur proposition, détaille-t-il, « nous avons fait des recommandations à l’État (autour de) 5 points : D’abord, la mise sur pied d’une commission tripartite composée de l’État, des patrons, et des travailleurs. Sa mission serait d’examiner et de fixer les critères d’attribution de l’aide à apporter aux entreprises en difficulté. »
Ensuite, « la création d’un fichier national des entreprises en difficulté qui auront déposé un bilan financier, de vérification et de contrôle des documents qui lui seront transmis aux fins de certification et de validation. C’est-à-dire toute entreprise qui ne va pas présenter son bilan social, l’État ne pourra pas l’aider. » Puis, « de tenir des paramètres sur lesquels il faut agir : le loyer, la fiscalité, l’endettement dans les banques, etc.
Le quatrième critère, poursuit Béranger, « c’est obtenir l’engagement des entreprises qui sollicitent l’appui de l’État. C’est-à-dire de payer intégralement le salaire parce qu’il y a certaines entreprises qui disent qu’elles ne paieront pas l’intégralité des salaires. Certaines à 50%, d’autres à 35%. »
Enfin, « c’est associer pleinement les partenaires sociaux dans le processus de décaissement de l’aide aux entreprises afin de garantir une gestion inclusive de cette crise qui affecte le secteur. Il faut aussi savoir une chose, le patronat, ce ne sont pas des enfants de cœur. Quelqu’un ne peut pas gagner 20 ans de bénéfice, et pour 1 et 2 mois, dire que je suis en difficulté, se victimiser devant les travailleurs. Ça aussi, nous ne pouvons pas l’accepter ».
Dié BA – Seneweb.com

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5 réponses

  1. issa gibb dit :

    J’ai bien peur que ce soit, les salariés qui en première ligne, soient les victimes de la crise de l’Hôtellerie pour cause de la pandémie Covid19 : Licenciés sans indemnités ou remerciés sans rien, tout comme le maintien des salaires à 50 % ou 35 % par les employeurs vont être rares, puisqu’il n’y a plus d’activité…
    Parce que nous savons très que les Patrons Employeurs ne sont pas des enfants de cœur… Ils ne sont généralement pas tendres avec leurs employés… Prétextant de tout ou de rien, pour les exploiter, les faire travailler sans contrat avec des promesse d’embauche qui ne viennent jamais, ou encore des multitudes de petits boulots au black ou bénévolat, rémunérés avec un petit billet sous la table, sans charges, suivant les besoins du Patron… Comme l’écrivait consciemment un autre blogueur sur ce site : Le Sénégalais n’a pas de problème à exploiter un autre Sénégalais, c’est presque comme une coutume !
    Mais, les gouvernants Sénégalais ne sont pas des enfants de chœur, non plus… Soit incompétents à rien foutre et/ou corrompus à tout prendre, ils trouveront toujours des arguments pour ne pas venir en aide à l’Industrie Hôtellière (Sauf aux copains ! )… Prétextant que ceux ne sont pas des établissements publics et que L’Etat n’a pas vocation à aider des Sociétés Privées avec tout un arsenal pour ne pas les aider…
    J’ai bien peur que Pape Béranger, président de l’Aphore s’assoie dessus les aides de l’Etat pour l’Hôtellerie et attendent longtemps avant qu’elles arrivent…
    « Le Tourisme, l’Hôtellerie et la Restauration ne sont pas des priorités en temps de pandémie Covid… C’est la Santé, les Hôpitaux et la Sécurité Sanitaire de la population qui sont les priorités de L’Etat » : S’entendront-ils dire inlassablement par les autorités pour ne pas les aider… Il ne faut pas rêver ! On a bien vu comment l’Etat Sénégalais traite le Tourisme : Sous la jambe et à sa perte depuis plusieurs années et le Coronavirus vient de l’exterminer, même si ce n’était pas du tout prévu !

  2. Bernard dit :

    Encore une belle analyse d’issa !
    Après, rien à ajouter.

  3. Scaillet dit :

    Nos pauvres amis sénégalais vont crever de faim, après que des groupes hôteliers se soient engraisses sur leurs dos

    • stephane dit :

      Aucun sens votre commentaire,nombreux sont les hôteliers qui galèrent depuis des années d’ailleurs les pigistes et les politiques font semblant de s apitoyés alors qu’ils sont plus responsable que le virus du déclin du tourisme au Sénégal

  4. Ndiaye dit :

    Le tourisme n’a jamais développé un pays.
    Industrialisons nous!, there is no other way..

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