TRAFIC D’ARMES, DE DROGUE ET D’IVOIRE D’HIPPOPOTAMES

Un réseau de criminalité transnationale organisée tombe à Tamba

Selon les informations de Libération online, ce samedi 07 Mars 2020 à Tambacounda, une opération d’envergure de lutte contre la criminalité transnationale organisée a été effectuée par la Brigade Régionale des Stupéfiants de Tambacounda de l’OCRTIS appuyé de la BIP, de la Direction des Parcs Nationaux et d’une Unité de l’Armée Nationale.
Cet important dispositif d’opération a permis l’arrestation de 4 présumés trafiquants à Tambacounda et à Sare Bala, village situé à 40km de Tambacounda à la frontière sénégambienne. Cette opération a permis la saisie de 500 munitions de calibre 12, de 20kg d’ivoire d’hippopotames et de 4 têtes osseuses de la même espèce (voir photo). Au cours de la perquisition, un individu activement recherché depuis 2018 par les services de l’OCRTIS pour trafic de drogue, a été interpellé. Pendant son interpellation, il a opposé une vive résistance, ce qui lui a occasionné une blessure au bras. Après une prise en charge médicale, il a été placé en garde à vue et présenté au parquet au même titre que les autres présumés trafiquants pour association de malfaiteurs, trafics de munitions, trafic de faune, trafic de drogue et blanchiment de capitaux.
EAGLE-Sénégal spécialisé dans la lutte contre la criminalité faunique suit de très près cette affaire impliquant la commercialisation illégale de 20kg d’ivoire d’hippopotames qui représentent la dentition de 10 hippopotames ainsi que de 4 cranes osseux de la même espèce. En effet le commerce illégal d’ivoire d’hippopotames bat son plein en Afrique : la RDC qui comptait la 2eme plus grande population africaine d’hippopotames a perdu 95% de sa population d’hippopotames pour le trafic de ses ivoires très prisées des asiatiques.
Le Sénégal se doit de lutter activement contre le trafic de cette espèce pour préserver les petites populations d’hippopotames au sein de la zone Sud du pays et plus particulièrement dans le Parc National du Niokolo-Koba.
Libération online

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2 réponses

  1. Beatrice BRUN dit :

    Tant que le 🇸🇳Sénégal ne voudra pas se doter de moyens efficaces techniques et humains pour lutter contre le braconnage d’espèces protégées,🦛🦛🦛 le massacre continuera.
    Renforcer les pouvoirs des agents avec ports d’armes de dernière génération. Et surtout, revoir les contrats de travail.
    Quand vous êtes très bien payé, ça peut motiver, à votre avis ? 😀

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