EXTORSION DE FONDS

Lettre ouverte à un policier pourri

Le jeudi 13 février à 11 heures 15 vous m’avez contrôlé à l’entrée de Dakar, sur l’autoroute, au niveau de Pompiers (les motards étaient présents). Je n’étais pas inquiet, mon véhicule est parfaitement en règle et j’avais passé le contrôle technique à Fatick il y a moins de trois semaines. À ma grande surprise, vous m’avez déclaré que j’étais en infraction. « Votre contrôle technique n’est pas valable », m’avez-vous dit, d’un ton autoritaire. « Ah bon, pourquoi ?», vous ais-je répondu. « C’est une fausse signature, vous n’avez pas emmené le véhicule au contrôle, c’est un faux ! »
Je me suis demandé comment vous pouviez affirmer cela avec tant d’assurance, mais je n’ai rien contesté, me contentant de vous dire que comme à l’accoutumée j’ai laissé mon automobile au garagiste qui en assure l’entretien et qui s’occupe de procéder à la visite technique chaque année, pour moi-même comme pour beaucoup d’autres résidents de la zone. Je suis parvenu à joindre mon garagiste par téléphone, lequel, manifestement très étonné, me dit avoir envoyé un de ses employés pour procéder au contrôle. Mon garagiste essaie de contacter le responsable du service pour tirer l’affaire au clair, mais ce dernier ne répond pas à son téléphone, nous sommes dans l’impasse. Je pensais encore à ce moment avoir en face de moi un policier droit et intelligent qui faisait son devoir, ce qui devrait être la moindre de vos qualités, mais la suite des évènements va prouver que vous n’êtes qu’un flic véreux de la pire espèce.
Je tente de vous expliquer avec calme que je n’y suis pour rien si le garagiste ou son employé ont procédé à des manœuvres frauduleuses. Ayant payé le prix normal, je n’y avais aucun avantage. Je suis un homme de principe et à aucun moment l’idée ne m’effleure que vous pourriez me faire toutes ces misères en vue d’obtenir un bakchich. Dès que vous avez compris que vous ne tireriez rien de moi de ce côté-là de manière spontanée, le ton change d’un seul coup. Vous me prévenez que je suis accusé de faux et usage de faux, que vous allez rédiger une convocation au commissariat central où je serai déféré pour complicité et que mon véhicule va être mis en fourrière, rien que ça ! Je ne perds pas mon calme puisque je n’ai rien à me reprocher, cependant que mon épouse tente en vain de joindre le responsable du service du contrôle technique à Fatick.
J’essaie de vous amener à la raison lorsque vous m’expliquez que j’avais l’obligation de présenter personnellement mon véhicule au contrôle technique et de pouvoir présenter le reçu des dix mille francs que coûte ledit contrôle, ce qui ne figure dans aucun texte. Je vous explique encore que j’avais renoncé à m’y rendre personnellement parce que m’étant déjà déplacé la semaine précédente on m’a fait savoir sur place que le responsable était absent et que par conséquent j’avais parcouru 150 km pour rien et perdu une précieuse matinée de travail. J’ajoutais encore que le service du contrôle technique de Fatick ne dispose d’aucun moyen technique et que les dernières fois que je m’étais rendu sur place un employé s’était contenté de prendre ma carte grise et de me la restituer une semaine plus tard avec tampon, contre dix mille francs sans aucun reçu. Je me gardais bien de vous dire qu’étant donné le nombre de cercueils roulants qui circulent dans la région et qui représentent un danger mortel pour les autres usagers, je doute que ce contrôle, pour le moins fictif, soit d’une quelconque utilité. Très sûr de vous, vous m’expliquez que vous connaissez très bien la signature de l’ingénieur et que vous n’ignorez rien d’un trafic qui se déroule à Fatick. Vous m’affirmez, en tant que preuve, que l’inspecteur vous a expliqué que si la date de validité se termine le 15 janvier le tampon de la visite suivante doit être daté du 16 janvier, ce qui prouve que vous n’avez pas parlé à l’inspecteur qui ne peut pas être idiot au point d’ignorer qu’un véhicule peut être immobilisé ou son propriétaire absent. Vous disparaissez quelques minutes et lorsque vous revenez, vous me rendez mes papiers en me disant que le garagiste avait tout avoué au téléphone, qu’il m’avait exonéré et qu’il serait déféré seul. Ce n’est qu’une fois en route que j’ai été informé que vous aviez exigé de mon garagiste la somme de dix mille francs contre ma liberté, dix mille francs que vous avez contraint mon épouse à vous remettre. Sachez que si j’avais été informé de cette tractation, je m’y serais opposé de toutes mes forces.
Monsieur le policier pourri, laissez-moi vous dire que vous êtes une crapule indigne de porter un uniforme que vous déshonorez. Car si effectivement ce fameux trafic dont vous semblez être si bien au courant existait réellement, votre devoir serait d’y mettre fin dans les meilleurs délais. Et si j’étais réellement coupable d’un délit, votre devoir était de suivre les règles de la procédure. Dans un cas comme dans l’autre, vous avez failli à votre mission. Vous m’avez menacé de sanctions dont il n’appartient qu’au Procureur de la République de faire état. Vous savez très bien que depuis le lieu où vous m’avez contrôlé jusqu’au commissariat central, aller et retour, ma journée était perdue, quand bien même je n’avais pas tort. En fait, ce prétendu trafic, dont vous êtes pour le moins un complice passif, c’est votre fonds de commerce. Vous repérez tous les véhicules immatriculés à Fatick et vous procédez au même racket si le profil du client s’y prête. Ceci n’est rien d’autre que de l’extorsion de fonds, délit réprimé par l’article 372 du Code Pénal d’une peine de prison allant de cinq à dix ans, que vous mériteriez largement de purger. Vérification faite auprès du service des mines de Fatick ma carte grise est parfaitement en règle et dûment validée par les services compétents.
Monsieur le policier pourri, si vous lisez cet article vous me retrouverez, et j’espère que vous me convoquerez devant la justice afin que la lumière soit faite sur ce trafic que vous avez inventé de toute pièce pour mener à bien votre activité d’extorsion de fonds. Si vos supérieurs le lisent, ils peuvent me contacter à travers le journal, je me tiens prêt. Dans tous les cas de figure, je suis disposé à vous affronter devant la justice car je n’ai rien à me reprocher. De votre côté il faudra expliquer pourquoi vous laissez perdurer un prétendu trafic dont vous avez connaissance et qui vous rapporte de l’argent, ce qui fait de vous un complice de fait.
Monsieur le policier pourri, vous représentez le pire des maux que le Sénégal porte en soi : la corruption qui fait honte au Sénégal, la corruption qui fait fuir les touristes, qui fait peur aux investisseurs, qui à un coût économique immense, la corruption érigée en religion dans certains services de l’état, dont tout le monde se plaint et qui donne une image si déplaisante de ce si beau pays aux promesses rêveuses.
Monsieur le policier pourri, indigne représentant de l’ordre, sachez que je vous méprise comme on se doit de mépriser tout être nuisible à la société.
Si vous lisez ces lignes vous vous reconnaîtrez et vous me reconnaîtrez. Si vous m’arrêtez à nouveau au bord de la route, sachez que je vous attends de pied ferme et souvenez-vous que l’article 153 du Code Pénal punit d’une peine de cinq à dix ans de prison les agents de l’état qui agissent comme vous avez précisément agi avec moi.
Votre hiérarchie ne manquera pas d’être informée de cet article et saura de qui je parle. J’ose espérer qu’elle prendra les mesures qui s’imposent à votre égard. Je reste à sa disposition, pouvant être joint à travers le journal qui publie ces lignes.
Une solution simple et efficace pour mettre fin au racket des gendarmes et policier
Le fléau du racket au bord des routes n’est pas une fatalité. Si l’état sénégalais avait la volonté d’y mettre un terme il existe une solution très simple : obliger tout gendarme ou policier à donner son numéro d’identification à chaque contrôle. Mettre un site Internet à la disposition du public pour dénoncer les abus en indiquant le numéro du fonctionnaire, le lieu, le jour, l’heure et la nature de l’abus. Les policiers et gendarmes racketteurs, tel que celui qui se livre au brigandage sur des véhicules immatriculés à Fatick seraient très vite identifiés et pourraient être sortis du circuit. Sans un tel système pour se débarrasser des brebis galeuses, le permis à points va devenir la vache à lait de la police et de la gendarmerie. C’est au prix de ce nettoyage que le Sénégal pourra se mettre sur la voie de devenir un pays résolument moderne et sans doute exemplaire, mais ne rêvons pas trop, la corruption est un mal protéiforme qui a la vie dure, dont seule une volonté inflexible au plus haut niveau de l’état pourrait venir à bout.
Ce ne sont pas les TER, aéroports, autoroutes et autres infrastructures qui font la grandeur d’un président. Parmi d’autres tâches, le soin apporté à défendre le peuple contre les abus de l’administration, voilà un noble combat qui marque les esprits.
À coup sûr, le président sénégalais qui assumera tôt ou tard cette lourde responsabilité laissera son nom gravé dans l’Histoire.

Reginald Groux – Village de Djilor Djidiack – Région de Fatick

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18 réponses

  1. Ndiaye dit :

    « Mettre un site Internet à la disposition du public pour dénoncer les abus en indiquant le numéro du fonctionnaire, le lieu, le jour, l’heure et la nature de l’abus. »

    Si vous en avez vraiment la volonté ferme de le dénoncer il faut porter plainte à la gendarmerie thiong ou au commissariat central à Dakar via un avocat.
    Mais aussi déposer une plainte en ligne sur le site de l’ofnac mis à disposition depuis des années pour recueillir ces genres de plaintes.

    Bonne iďée pour l’identification des agents sur leurs uniformes. mais peut etre ici pas forcément besoin du nom exact du concerné. la date et l’heure et les enregistrements audio de l’opérateur téléphonique pourrait aider…

  2. Ndiaye dit :

    Mais ma conviction cette petite corruption nocive et agacant demeurera tant que les salaires des agents fonctionnaires du public Mettre un site Internet à la disposition du public pour dénoncer les abus en indiquant le numéro du fonctionnaire, le lieu, le jour, l’heure et la nature de l’abus.sont misérables dans tous les domaines surtout pour les forces de l’ordre.
    Il est utopique de payer un fonctionnaire à 150000 ou 175000 là où le niveau de vie mensuel est de 250000 pour vivre décemment.
    c’est la premiere bataille revaloriser décemment ces salaires de fonctionnaires sinon lutter contre la petite corruption est de l’utopie.

  3. Ndiaye dit :

    Mais ma conviction est que cette petite corruption nocive et agacant demeurera tant que les salaires des agents fonctionnaires du public.
    Il est utopique de payer un fonctionnaire à 150000 ou 175000 là où le niveau de vie mensuel est de 250000 pour vivre décemment.
    c’est la premiere bataille, revaloriser décemment ces salaires de fonctionnaires sinon lutter contre la petite corruption est de l’utopie.

  4. Beatrice BRUN dit :

    Entièrement d’accord avec Ndiaye.
    Mais si vous devez ester en justice chaque fois que vous avez un souci avec quelqu’un ou une administration.. ….. la Justice ⚖️elle est gratuite, mais les moyens pour l’obtenir ne le sont pas 😔😣

    👉Mais avec le NET, et grâce au Blog Senegalblackrainbow de part son sérieux, on nomme les choses, il n’y a pas de faux semblant, et on garde l’espoir que toutes ces dérives s’arrêtent.

    .

    • issa gibb dit :

      Les minables salaires des policiers sénégalais ne justifient pas leurs comportements et leurs rackets incessants auprès des automobilistes et en particulier, si ils sont blancs et crus riches par les cerveaux d’imbéciles en uniformes et armés, au QI moins 40 qui ont été finis avec de la pisse à leurs naissances…
      Les gradés qui ont de bons salaires font de même, ferment les yeux ou les incitent leurs sbires à le faire… C’est un fléau endémique qui pollue le Sénégal comme un cancer public avec les scandales des caisses noires dans les commissariats et les gendarmeries sénégalaises issues de ces rackets organisés qui ne sont plus un secret pour personne, même pas pour Amnesty International qui dénonce comme beaucoup d’autres, le trop haut niveau de la corruption policière sénégalaise…
      Rien ne peut justifier cette attitude des policiers sénégalais , qui se mettent hors de leurs rôles de la sécurité et de la protection des citoyens pour se comporter comme des voyous mafieux, des brigands racketteurs des routes…
      Avec un Etat laxiste et irresponsable qui sait et qui laisse faire dans un Pays de Merde ou la Corruption institutionnalisée est « FOI » et « LOI »…
      L’accepter et fermer sa gueule, c’est être un lâche et donner raison aux pourris
      Se mettre en colère et le dénoncer, c’est être courageux et avoir de l’honneur
      Je préfère le courage et l’honneur à la lâcheté et la pourriture humaine !
      La Résilience est la pire des lâchetés !
      Parce qu’on n’arrêtera jamais ces abjectes dérives, comme celles des marabouts avec les Talibés, en acceptant, en pardonnant, en regardant ailleurs, en trouvant des excuses à la con ou en pissant dans un violon…

  5. hebras dit :

    Petite corruption pour Mr Ndiaye incroyable, !!!!!

  6. issa gibb dit :

    Monsieur Réginald Groux,
    Vous avez tout mon soutien moral pour cette lettre qui dénonce la corruption, les tentatives de corruption et le racket d’une grosse partie des policiers sénégalais…
    J’ai vécu la même expérience avec un policier pourri sur la route de Dakar-Mbour qui m’a arrêté pour une raison que j’ignore encore ? Qui m’a demandé mon permis et qui est parti avec de l’autre côté de la route, en attendant que je lui porte un billet de 2 000 francs cfa pour repartir plus vite…
    Je suis resté plus d’une heure dans ma voiture à écouter de la musique, avant que ce abruti en uniforme et armé, au QI de moins 40, qui devait vouloir quitter son service et comprenant qu’il n’aurait rien, retraverse la route , me rende mon permis en me disant connement : « Allez-y, c’est bon, pour cette fois « …
    Cela m’ a donné et me donne encore des pensées de meurtre !
    En parlant de meurtre . Faites attention à vous !
    Prenez toutes vos précautions de sécurité dans vos démarches ou vos rendez-vous si vous menez cette affaire à bien… Les assassinats dans les commissariats, les gendarmeries ou les prisons existent encore aux Sénégal, où des citoyens lambda sont tabassés à mort, actes dénoncés par Amnesty International et où les policiers assassins sont rarement poursuivis par l’Etat Sénégalais qui étouffent ces crimes de citoyens par des policiers, chaque fois…
    Prudence donc, même si vous connaissez mieux que moi et depuis plus longtemps, les disfonctionnements et les tares persistantes de votre pays d’adoption… Je comprend, qu’il y a de quoi avoir la rage avec ces pauvres types qui polluent le pays !
    Cordialement à vous

  7. Wale patrick dit :

    Bravo pour cet article reflétant bien la réelle corruption au Sénégal à tous niveaux…
    Idem lors des contrôles à Saly et M’bour…

  8. Huot-Marchand dit :

    Promoteur ferreux, avocat de même, et pour avoir des dossiers administratifs quand on est toubabs c’est la croix et la bannière ,un pays qui me plaisait mais trop de corruption, donc je vais le quitter (dommage )

  9. sissie dit :

    Oui j’ai eu le même problème sur la route de Popenguine. C’est monnaie courante au Sénégal. Ce sont tous des pourris. Des amis belges, qui n’ont pas voulu graisser la patte à un gendarme, suite à un contrôle routier, alors qu’ils n’avaient rien à se reprocher, se sont vu retirer leur permis, à charge par eux d’aller le rechercher à la gendarmerie de Somone moyennant paiement (10.000 FCFA) je crois. C’est un scandale. Monsieur Reginald Groux, allez jusqu’au bout, portez plainte, mais comme dit Issa assurez bien vos arrières, gaffe, car avec ces « mecs » rois de la corruption en tout genre tout peut arriver. Courage. Trop c’est trop. Tous ces porteurs de « képis », sont là pour assurer notre sécurité, pas pour nous soutirer du pognon.

  10. Bettyboop dit :

    Mr GROUX vous avez fait ce qu’il fallait faire en votre ame et conscience devant une telle corruption avec des termes corrects . C’est super , bravo pour votre « audace » mais n’en faites pas plus car vous allez y user votre santé , votre énergie, votre temps et votre argent POUR RIEN ou presque. Senegalblackrainbow est largement connu et diffusé , votre message est déjà lu des autorités qui doive savoir comment donner suite maintenant.
    Quelqu’un de ma famille a été controlé il y a une année dans le virage à l’intersection de l’ALDIANA.
    Lui mal voyant déclaré officiellement c’était sa femme qui conduisait. Elle était en régle à tout point de vue, permis assurance etat NEUF de la voiture 4X4 . Pourtant c’est son mari qui a été menotté PARCE QU’IL N’AVAIT PAS SON PERMIS DE CONDUIRE !!! Il a du monter à l’arrière du 4X4 camionnette open sur les bancs soudés parmi d’autres supposés délinquants, pas de place donc les pieds ballant dans le vide. Sa femme et ma sœur ont été sommées de suivre le véhicule de police jusqu’au commissariat de SALY alors que rien leur était reproché. Au commissariat il a été mis torse nu et pies nus dans la pièce de garde à vue. Les accompagnatrices ont proposé d’aller chercher le permis à Dakar…mais interdiction de quitter le commissariat . Quelques 6 H apres rien avait bougé car l’accusé n’acceptait pas de payer 30.000 f d’amende. Vous imaginez dans quel état INTERIEUR était ma famille restée complètement stoïque. Mais le changement d’équipe devait avoir lieu . Il leur a été proposé alors une réduction à 10.000 francs sans reçu E ILS SONT VITE PARTIS CAR LA NUIT TOMBEE. L’affaire étant si énorme et sur recommandations de gens hauts placés l’affaire a été rapportée à une dame à SALY chargée par le gouvernement de sécurité aupres du Tourisme et « l’accusé » a du revenir de Dakar le lendemain jusqu’à SALY pour être entendu. Nous n’avons pas su la suite… Depuis plus de 50 ans au Sénégal la suite ne nous intéressait pas . Malgré tout il me semble qu’à Saly et plus pres de mon domicile dans le SINE SALOUM il y a eu récemment un sérieux nettoyage des administrations pour sanctionner les personnes malveillantes.

  11. Bettyboop dit :

    Pour ma part il y a quelques années alors que mon mari était absent de la presqu’ile , je pars faire de courses avec mon Nissan 4X4 et je suis arrêtée en 4° position avec d’autres 4X4 dans la bretelle d’autoroute vers la sortie de la Presqu’île dans le rond point de Hann. L’agent prend mon permis, l’assurance et ma carte grise « CONTROLE DES PAPIERS » puis s’en va avec pres du 1er vehicule stationné. J’attends mon tour qui 1H apres n’arrive toujours pas…Puis l’agent de police revient, les autres voitures sont parties et ne me rend que mon permis et l’assurance mais IL A PERDU MA CARTE GRISE . « Je n’y peux rien j’ai du la rendre à un autre conducteur par erreur » Je me mets à pleurer sachant comme il est difficile et long de faire refaire ses papiers. J’appelle un ami cadre officier de police qui discute longuement avec lui sur mon téléphone et raccroche. Le policier s’excuse et me tend un timbre fiscal de 5.000 f pour que je fasse refaire mon permis avec son attestation de perte…. Je me rends immédiatement au commissariat central en pleurs pour raconter ce qui m’arrive. Un responsable demande le registre des agents en faction dans le carrefour de Hann et appelle l’agent qui a perdu mon permis. Il s’est fait sermonner +++ et son responsable l’a obligé à accompagner mon mari le lendemain pour lui faciliter toutes les formalités d’un nouveau permis qui a été remis immédiatement.(Nous avions une copie de la carte grise) Le policier qui nous a remis le nouveau permis m’a conseillé de ne pas détruire l’attestation de PERTE du permis précédent POUR ME DEFENDRE si un jour une autre NISSAN 4X4 avait maille à partir avec la justice AVEC MA CARTE GRISE ! Je garde en effet maintenant ce papier . Oui difficile de conduire au Sénégal avec des papiers en règle sans avoir la boule au ventre et c’est bien triste.

  12. Xx dit :

    C’est véritablement scandaleux de constater un tel comportement de la part de certains employés de l’Etat ! Tant qu’il n’y aura pas de sanction sévère pour contrecarrer ces « abus de pouvoir » le pays n’avancera pas… Corruption, racket, bakchich, menace, insulte, incivilité, etc… trop, c’est trop ! Quelle honte !

  13. Capskir dit :

    C’est une des raisons pour laquelle, j’ai quitté le Sénégal, je n’en pouvais plus d’avoir une boule au ventre lorsque je circulais avec mon véhicule bien que j’étais totalement en règle… On ne peut rien faire contre la mauvaise foi de ces policiers et gendarmes qui se croient tout permis et qui pour la plus part savent à peine lire…. C’est vraiment une des plaies su Sénégal et de l’Afrique en général

  14. Nic dit :

    Comprend pas, pour ma part depuis 15 ans au Sénégal, jamais aucun soucis avec les forces de l’ordre, seulement certains obstacles avec l’administration mais pas insurmontable.

    • issa gibb dit :

      Vous avez bien de la chance, de ne pas avoir eu à goûter en 15 ans, à ce « PLAISIR » de se faire racketter par un policier pourri au Sénégal… C’est une expérience très désagréable, qui varie selon les caractères : Certains ressentent de l’impuissance et se soignent dans la résilience, certains sont furieux, dégoutés ou écoeurés, d’autres ont des envies de meurtres… Et comme je les comprend !

  15. Wale patrick dit :

    Mr. Issa Gibb…. vous êtes vraiment le seul à tenir ces propos……prenez une voiture….et vous verrez bien si vous êtes toubab….!!!!

    • issa gibb dit :

      Monsieur Wale, vous êtes à côté de la plaque et vous faites fausse route…
      Je suis totalement conscient que les toubabs sont prioritaires pour se faire racketter par la police au Sénégal et je dénonce fermement ce « Plaisir » de se faire racketter par les policiers pourris au Sénégal !
      Je répondais à Nic qui a eu de la chance de ne jamais se faire racketter en 15 ans au Sénégal.
      Car ce n’est pas mon cas, j’ai aussi été racketté par la police au Sénégal par 3 fois
      et ça m’a donné une puissante haine et des envies de meurtres à chaque fois …
      Comme je l’expliquais dans mes commentaires de soutien à Monsieur Groux qui vient de se faire salement racketter par un policier pourri et menteur comme ils en existent tant au Sénégal… y-a-pas photo !

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