PORTEZ SECOURS AU LIEU DE FILMER!

Témoins qui filment les drames : «Un délit passible de 3 mois à 5 ans de prison»

Qu’en est-il de ces témoins qui filment au lieu de secourir les blessés en cas de drame sur la route ? Ceux qui s’adonnent à ce genre de pratique risquent d’être poursuivis pour non-assistance à personne en danger.
Selon Me Aboubacry Barro, avocat à la cour, ce délit est passible d’une peine de 3 mois à 5 ans de prison et d’une amende allant de 25 mille à 1 million de F Cfa.
«Le délit de non-assistance à une personne en danger est prévu par les dispositions de l’article 49 aliénant 2 du Code pénal. Celui-ci dit : quiconque s’abstraint volontairement de porter assistance à une personne en danger sera puni de 3 mois à 5 ans de prison et d’une amende de 25 mille à 1 million de F Cfa. Mais ça sera au juge d’apprécier est-ce que la personne en question en portant secours à cette personne en danger peut ne pas porter atteinte à sa vie. Alors là, il y a des éléments d’appréciation qui sont soumis à l’acceptation souveraine du juge», a-t-il fait savoir sur iRadio.
Selon la robe noire, le fait de filmer une personne en danger est réprimée par la loi.
«Le droit réprime cet acte parce qu’au lieu de canaliser cette énergie en filmant cette personne, on pourrait prendre son téléphone portable et appeler les sapeurs-pompiers, s’il s’agit d’un accident ou la police».
senedirect.tv

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4 réponses

  1. issa gibb dit :

    Cela s’appelle : « Non assistance à personne en danger » !
    Et le réflexe de filmer, au lieu de secourir, se répand effectivement…
    Drôles de gens ! Drôle de Monde !

  2. Xx dit :

    Encore faut-il être apte à « porter secours »… il ne faut pas faire n’importe quoi avec un blessé, surtout qu’il est impossible de juger de la gravité des blessures !
    Le 1er réflexe c’est, effectivement, de téléphoner aux autorités (police, sapeurs-pompiers, ambulance…)

    • issa gibb dit :

      Bien sur qu’il faut téléphoner à des secours en priorité… au lieu de filmer
      Mais en cas extrême, sans l’arrivée rapide des secours et si on a les capacités physiques de le faire :
      Une base du secourisme est de mettre le blessé sur le côté, pour ne pas qu’il s’étouffe et si il ne se plaint pas d’être sur le côté, le couvrir, lui parler et le réconforter si il est conscient….
      Ensuite, dans le cas extrême d’un blessé dans une voiture accidentée qui commence à brûler, le devoir impose d’essayer de le sortir et de l’éloigner du véhicule en feu, si il n’est pas coincé dans les tôles broyées, pour ne pas le voir brûler dans la voiture ou avant qu’elle n’explose, à part d’avoir un extincteur de secours sous la main pour éteindre le feu en attendant les secours qui le sortiront de la voiture…
      Même combat dans le cas d’une personne en train de se noyer, pour avoir le réflexe de lui jeter (pas sur la tête) une bouée ou des objets flottants pour qu’il s’y accroche… Pour les bons nageurs, nager à sa rencontre, avec un flotteur ou attaché avec une corde au rivage pour être tirer vers le bord … Car la personne en cas de panique pour entrainer son sauveur dans sa noyade… Ce n’est pas le but !
      Le devoir de sauver une vie, en cas extrême, bien sur !
      Et attendre les secours avec le blessé, même si on est pressé…

  3. Tak dit :

    Le pire, c’est quand des personnes dépouillent ou volent les morts et les blessés. Ce qui est courant.

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