CHAQUE SÉNÉGALAIS RESPONSABLE DE LA PROPRETÉ

Chaque sénégalais doit assumer sa part de responsabilité dans la révolution de nos espaces publics

Les citoyens sénégalais doivent assumer leur part de responsabilité pour relever le défi de la « révolution » des espaces publics, dans le cadre de la lutte contre les encombrements, a déclaré jeudi à Thiès le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdou Karim Fofana.
« Chaque Sénégalais doit assumer sa part de responsabilité dans ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le défi de la relation à l’espace public, de la révolution de nos espaces publics, et nous le devons au Sénégal », a notamment dit Abdou Karim Fofana.
Il présidait une conférence territoriale à la gouvernance de Thiès, dans le cadre de sa tournée visant à partager avec les acteurs sa démarche pour venir à bout de l’encombrement de l’espace public.
Les principaux sites encombrés et la situation hygiénique dans les trois départements de la région, avaient fait l’objet de présentation lors de cette rencontre.
« Il m’a été donné de constater lors de mes visites à Thiès, Tivaouane et Mbour que la circulation mérite d’être libérée partout au Sénégal, que les espaces publics doivent être aménagés, mais aussi que chaque Sénégalais doit assumer sa part de responsabilité dans ce défi lié à l’hygiène publique et à la lutte contre les encombrements », a-t-il noté.
Le ministre a évoqué pour illustrer le niveau de gravité de la situation, la présence de fabricants de fourneaux, battant le fer à longueur de journée sous la fenêtre de la maternité de l’hôpital de Kaolack (centre).
« Les espaces publics sont des espaces collectifs qui nous appartiennent à tous. L’Etat a sa part de responsabilité, les services techniques, les collectivités territoriales, mais chaque Sénégalais doit jouer sa partition », a-t-il dit.
Selon Abdou Karim Fofana, la situation d’encombrement des espaces publics au Sénégal, « entame notre dignité, mais aussi notre fierté de Sénégalais ».
Le ministre a été interpellé par le maire de Koul, Modou Fall, disant craindre la « bombe sociale » que pourrait représenter les opérations de désencombrement prévues, si l’on n’y prend garde, vu la prégnance de l’informel.
Il a lancé à ce sujet : « La discussion est nécessaire, mais elle ne doit pas anesthésier l’action », avant de souligner le paradoxe entre les performances économiques du Sénégal vantées par des institutions comme la Banque mondiale, et son niveau d’aménagement du territoire et d’hygiène publique.
Des indicateurs qui, pourtant, comptent beaucoup dans le monde d’aujourd’hui, a-t-il fait remarquer.
« Si nous n’agissons pas maintenant, il sera trop tard demain », relève-t-il, évoquant le risque de voir le Sénégal « rayé de la carte touristique » mondiale, si la situation actuelle se pérennise.
« L’Etat ne compte pas faire des actions sporadiques, nous sommes dans la prospective », a-t-il assuré, ajoutant que son département a pour objectif d’ »éradiquer de façon définitive cette situation qui ne peut plus perdurer au Sénégal ».
Parmi les 20 intervenants lors de cette rencontre, certains ont fait des propositions. Elles vont de la construction d’édicules dans les places publiques, à la construction de nouvelles villes, en passant par la mise à contribution des ASC dans la sensibilisation ou encore l’introduction de modules sur l’hygiène publique dans les curricula de l’éducation de base.
APS/leral.net

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4 réponses

  1. D. Bâ dit :

    « La révolution des espaces publics » ! Les Sénégalais occupent toutes les places « libres » et se les approprient à long terme, malgré les « déguerpissements » répétitifs (?!) des « autorités » ! Le simple fait de leur dire « vous gênez les piétons, vous gênez la circulation », on vous répond immanquablement « la rue appartient à tout le monde ! »… et c’est là que le bât blesse… on fait ce qu’on veut, on s’installe, on étale ses produits pour les vendre, on bloque le passage… mais quelle importance ? Les Sénégalais sont « chez eux » partout, dans les rues, sur les trottoirs, sur les plages, au bord des routes ou carrément sur les routes (comme les vendeurs « ambulants »), et malgré les opérations coups de poing des autorités, et surtout faute d’organisation et de suivi des mêmes autorités, tout se remet en place deux trois jours après… c’est un éternel recommencement… Même constat pour les voitures qui stationnent sur les trottoirs, obligeant les piétons à prendre des risques en marchant sur les routes… Las… Sans sanction, pas de changement…

  2. Bill dit :

    En ce qui concerne le stationnement sur les trottoirs, les toubabs sont aussi irrespectueux que les Sénégalais. Saly en est la preuve, devant les bars et les supérettes, c’est à qui prendra le plus de place.

    • Briand dit :

      On n’a pas dit que les toubabs le fesait pas !!!! On parle des sénégalais là !!!Et ce n’est pas parce que les toubabs le font qu’il faut le faire!!!

  3. Ndiaye dit :

    Aucun peuple n’a le monopole de la vertu, c’est à la société organisée, via l’état de faire le gendarme avec un système de sanctions aux contrevenants.
    C’est partout pareil, l’Homme est un être génétiquement égoïste.

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