TROP D’ACCIDENTS DU TRAVAIL

30 385 cas d’accidents du travail répertoriés en 2016-2017

Samba Sy, ministre du Travail, du Dialogue social, des Organisations professionnelles et des Relations avec les Institutions a annoncé, mardi à Dakar, que 30 385 cas d’accidents du travail ont été enregistrés au Sénégal sur la période 2016-2017.
[Img : Sénégal : 30 385 cas d’accidents du travail répertoriés en 2016-2017 (ministre)]
« Au Sénégal, les données enregistrées par le ministère de l’Intérieur pour la période 2016-2017 concernant tous les types d’accidents, font état de 30 385 cas dont 14 560 pour la tranche d’âge 15-35 ans. Les accidents du travail et les maladies professionnelles font perdre chaque année 4% du Produit intérieur brut mondial, soit près de 3 000 milliards de dollars en coûts directs et indirects », a déclaré Samba Sy.
Il procédait à l’ouverture d’une table ronde sur « l’intégration de la sécurité et de la santé au Travail dans la Formation professionnelle et technique au Sénégal » organisée par la Caisse de Sécurité Sociale (CSS).
De l’avis de M. Sy, les accidents du travail et les maladies professionnelles ont des conséquences néfastes sur « les victimes, la productivité des entreprises et les coûts de prise en charge sociale ».
En outre, Samba Sy a estimé que « la connaissance insuffisante des dangers, l’initiation sommaire ou inexistante à la prévention des risques professionnels, le manque d’expérience et la précarité des emplois » sont, le plus souvent, à l’origine des accidents du travail.
De son côté, Mamadou Talla, ministre de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Artisanat a assuré que « la nécessité de préserver l’intégrité physique et psychique des travailleurs et la productivité sont traduites » dans les programmes de formation de son département par des « modules relatifs à l’hygiène, à la sécurité, à la santé et à l’environnement au travail ».
Concluant son propos, M. Talla a insisté sur l’employabilité qui, selon lui « demeure un défi suggérant le respect des normes et standards de l’exercice professionnel notamment les questions de sécurité et de santé », indispensables pour la productivité et la pérennité économique de toute l’entreprise.
Pour sa part, Amadou Massar Sarr, vice-président de la Commission sociale du Conseil national du patronat sénégalais (CNP), a demandé aux employeurs « d’intégrer la sécurité et la santé au Travail dans la gestion globale de leur entreprise, de se doter d’un système de gestion de la sécurité et de la santé au Travail conformes aux principes directeurs du Bureau international du travail (Bit) ».
Yacouba Diallo du Bureau international du travail (BIT), après avoir félicité le Sénégal pour l’adoption d’une politique nationale de sécurité et de santé au Travail, a érigé au rang de priorité mondiale « la réduction des maladies professionnelles et des accidents de travail » car, dit-il, il y va de « la productivité et de la compétitivité des entreprises ».
ID/te/APA

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