JAZZ FESTIVAL ST LOUIS 2015

23ème festival de jazz de Saint-Louis : Un événement à la croisée des rythmes
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La 23ème édition du Festival international de jazz de Saint-Louis aura lieu dans la capitale du Nord du 20 au 25 mai 2015 et sera parrainée par Mamadou Diagna Ndiaye, natif de Saint-Louis. Elle sera aussi marquée par une programmation artistique alléchante, des concerts « In » et « Off » et l’élargissement de la palette d’offre d’activités. La ville est déjà en effervescence et les hôtels s’apprêtent à afficher le plein. Les membres du comité d’organisation, mobilisés derrière leur président, Me Ibrahima Diop, sont en train de mettre les bouchées doubles pour faire les derniers réglages…
Selon le président de la commission de la programmation artistique, Mame Biram Seck, de belles prestations de jazzmen de renommée internationale, sont attendues sur la scène de la place Faidherbe, témoin des hauts faits de l’histoire de cette ville tricentenaire, ancienne capitale de l’Afrique occidentale française (Aof). Durant 6 jours, de grands noms de la musique seront, tous les soirs, à partir de 21h15, sur la grande scène du « In » qui aura pour cadre cette place mythique et mystique intercalée entre la Gouvernance et le Rogniat nord.
Sous la houlette du président de l’association Saint-Louis/Jazz, Me Ibrahima Diop, notaire établi à Saint-Louis, et en étroite collaboration avec Fara Tall (vice-président), Samba Niasse (chargé de programmation), Driss Benjeloun (secrétaire général), Bintou Lèye (trésorière générale), Alex Tendeng et Johny Bâ (chargés de la communication), Fama Touré (accueil et hébergement), Amadou Sy Diongue (commission « Off »), Amadou Diop (commission foire), etc., les membres du comité d’organisation se mobilisent depuis plusieurs mois pour relever les défis du festival de 2015.
Selon Biram Seck, l’Orchestra Baobab, en concert-spectacle, ouvrira cette 23ème édition en annonçant les couleurs d’une programmation artistique exceptionnelle qui se veut mémorable. Véritable trait d’union entre la tradition et la modernité, Baobab est l’un des plus anciens orchestres du continent africain encore en activité et l’un des fleurons de la musique d’Afrique de l’Ouest. Depuis sa fondation en 1970, l’orchestre délivre une musique unique, à la fois luxuriante et mélancolique, qui illustre toute la splendeur et l’authenticité de l’Afrique. Plus de 40 ans après et malgré une longue interruption, Baobab a renoué avec le succès à l’échelle internationale au début des années 2000 et devance toujours ses contemporains en jouant une musique aux allures de feu d’artifice tropical, à la fois spontanée, profonde et généreuse.
Etoile montante du jazz israélien, Omri Mor foulera, pour la première fois, le sol sénégalais afin de partager avec les festivaliers de la 23e édition son riche répertoire aux influences multiples (classique, jazz, musiques latines, afro-cubaines…).
A en croire Biram Seck, il est l’un des jeunes musiciens les plus doués de sa génération et porte en lui l’esprit des plus grands, Mozart, Bach.
« C’est un grand plaisir d’avoir travaillé avec lui », résumait en 2001 l’un de ses maîtres, le saxophoniste de jazz américain Arnie Lawrence, aujourd’hui décédé. Révélé par le Jazz Mix Festival de Tel-Aviv en 2010, Omri Mor se produit de plus en plus régulièrement parmi les jazzmen comme Avishai Cohen, Omer Avital, Eli Degibri, Marlon Browden, Marcus Baylor, Philip Harper, Keon Harold…
Quant à Woz Kaly, c’est un maître de la scène afro-parisienne qui chante en wolof, diola (langue parlée en Casamance, province de son père) et, à l’occasion, en français. Chanteur, guitariste, auteur et interprète, il est bercé entre ses influences paternelles, issues des cultures du sud du Sénégal, et l’héritage culturel des régions du nord que lui a transmis sa mère. C’est ce métissage culturel qui est à l’origine d’une voix unique, à la foi douce et émouvante. Il définit sa musique comme « une peinture ou chacun se retrouvera selon sa sensibilité et son vécu, et comme les gens, elle voyage, se métisse, se transforme et s’adapte ».
Cocktail musical
Considéré comme le Newcomer de la scène du jazz autrichien, Martin Reiter va réaliser lors de son 3ème séjour au Sénégal, un vœu ardemment désiré depuis longtemps, de jouer avec l’imposant artiste sénégalais Taffa Cissé connu en Europe comme percussionniste de Jean-Luc Ponty. Le 3ème artiste du groupe est guitariste, Andi Tausch qui, depuis 2009, dirige avec Martin Reiter le groupe The Flow. Pour cette formation spéciale, le pianiste a créé une composition adaptée, où sa main gauche assure la part de la contrebasse. Des thèmes mélodieux, d’apparence orientale, ainsi que des notes de basse expressives composent avec la guitare un ensemble touchant que complète le percussionniste pour former un cocktail musical fascinant.
Francesca De Fazi and The Sugar Mamas, est un trio italien inédit, spécialement formé pour l’édition 2015 du festival afin de rendre un hommage posthume en terre sénégalaise au grand maître du blues italien, Roberto Ciotti, qui nous avait gratifiés d’une belle prestation en 2012. Il est constitué autour du leader et guitariste Francesca De Fazi, blueswoman très appréciée, de Fabiola Torresi, ancienne bassiste de Ciotti, et de Paola Caridi à la batterie. Ce trio exclusivement formé de femmes est donc une grande première pour le festival et ravira très certainement un public friand d’improvisations.
L’Afrique du Sud nous revient avec un magnifique septet et un très riche répertoire en hommage au célèbre pianiste de jazz Pat Matshikiza. Originaire de Queenstone, le Komani Jazz Ensemble est une bande d’amis musiciens dirigée par le prolifique double bassiste auteur compositeur et arrangeur Lex Futshane. Fort de son expérience tirée de sa participation dans plusieurs festivals internationaux, Komani Jazz Ensemble séduira, à coup sûr, tout un public avec un afro-jazz à la sauce sud-africaine teinté de groove.
Considéré comme l’un des plus spectaculaires, complets et séduisants pianistes de la nouvelle génération, Baptiste Trotignon sera une des vedettes de la 23e édition du festival de jazz. Avec plusieurs distinctions en bandoulière (Djando d’or, Django Reinhardt de l’Académie du jazz …), le pianiste renoue avec le trio, l’une des formules magiques du jazz. Baptiste Trotignon mène désormais une double carrière de compositeur de jazz et de musique classique, un domaine dans lequel il est primé aux Victoires de la Musique classique en 2014 pour le concerto « Differents Spaces » qu’il a composé pour la
pianiste Nicholas Angelich.

Autre curiosité à découvrir cette année, c’est Sandro Schneebeli, un guitariste suisse, compositeur et producteur né en 1974 à Lugano. Il a étudié la musique à la Swiss Jazz School de Bern tout en travaillant professionnellement comme guitariste freelance. Il a déjà donné des concerts dans le monde entier, en particulier en Inde, Grèce, Italie, Kosovo, Angleterre, Espagne, Allemagne, Madagascar, aux Etats-Unis, et a collaboré avec des musiciens de nombreux pays. En résumé, Sandro est un musicien versatile de grande sensibilité musicale, à découvrir cette année à Saint-Louis à l’occasion de la 23ème édition du festival de Jazz.
La musique du Maître
Tête d’affiche de la 23ème édition du festival, Wallace Roney est ce trompettiste de jazz américain qui doit assumer le lourd fardeau d’être considéré comme l’héritier de Miles Davis. C’est Miles lui-même qui demande d’ailleurs à Roney de venir le doubler pour la grande célébration de Montreux de 1991, et qui lui offre sa trompette pour le remercier. Wallace Roney habite désormais comme une évidence le legs de la légende de l’Illinois. À la mort de Miles, il organise une tournée à sa mémoire en compagnie de Wayne Shorter, Herbie Hancock, Ron Carter et Tony Williams. À l’occasion de cette 23e édition du festival, Wallace Roney sera pourtant à la tête d’un quintet à Saint-Louis pour faire vivre la musique du Maître.
A l’époque où Arnaud Fradin jouait seul son delta blues dans les clubs nantais sous le nom de Malted Milk, l’objectif était déjà le même et consiste toujours à affirmer ses convictions, donner du plaisir et honorer les héros d’antan avec les effluves soul hérités de la grande tradition noire américaine qui ont toujours accompagné notre quotidien. Aujourd’hui, la force expressive de Malted Milk dépasse largement la simple révérence à un passé glorieux. L’énergie développée sur les albums n’est qu’un échantillon de la qualité intrinsèque de ce groupe de scène dont les prestations font déjà la réputation. Prix Cognac Blues Passions 2006 et finaliste de l’International Challenge de Memphis 2007, Malted Milk continue d’écumer les scènes de France et d’Europe.
Mbagnick Kharachi DIAGNE/Lesoleil

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2 réponses

  1. pispa niang dit :

    nous somes les danseur de rosso senegal black cite dance 771084243

  2. pispa niang dit :

    nous avons participer festival duo solo dance en 2014 est ador vote festival jazz nous serons labas

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