ATTRACTIVITÉ DE L’ENVIRONNEMENT DES AFFAIRES AU SENEGAL

LES NATIONAUX INVESTISSENT PLUS QUE LES ETRANGERS 

cojes.jpg   
Le Sénégal doit travailler beaucoup dans sa stratégie de marketing pour attirer les investissements privés, gage de la productivité pour une croissance économique à deux chiffres tel qu’ambitionnée par les pouvoirs publics. C’est ce qui ressort du premier jour d’échange, tenu hier vendredi avec le Collectif des  journalistes économiques du Sénégal à Saly (Mbour). 
«Le privé national investi plus que le privé étranger. Les secteurs les mieux investis sont l’agriculture, l’agro-business et les mines entre autres. Même si par ailleurs, l’investissement étranger n’a pas connu de baisse».
Ces propos sont de Moustapha Cissé, directeur des investissements à l’Agence nationale de promotion des investissements et des grands travaux (Apix). Il a tenu ses propos hier vendredi, à Saly-Portugal (Mbour), lors d’un séminaire de vulgarisation de l’attractivité de l’environnement des affaires au Sénégal, de deux jours, à l’intention du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes).
Selon le directeur des investissements, «le fait que le privé national soit investi beaucoup plus assure et rassure les pouvoirs publics que le développement du Sénégal partira de la confiance de ses fils. Mieux, ceci participe à faire venir plus d’investisseurs étrangers, parce que ils auront sans doute la conscience que dans ce pays l’environnement est propice».
Toutefois, il a relevé quelques contraintes relatives qui freinent la croissance à atteindre vite les deux chiffres. A ces contraintes, il liste entre autres la non maitrise du taux de croissance sur une longue période, la faiblesse du niveau des investissements directs étrangers faute d’expertise nationale à même de développer l’investissement privé.
A la question foncière notamment la lourdeur des réformes foncière, s’y ajoutent le manque d’infrastructures adéquat et l’énergie. Par exemple le coût du kilowatt/heure au Sénégal est deux fois plus élevé que celui de la Côte d’Ivoire qui est son principal concurrent. Il s’y ajoute le peu de moyens alloués à la politique de promotion investissements comme l’Afrique du Sud, la Côte d’ivoire qui bien dotés de moyens pour promouvoir l’investissement.
De potentiels concurrents riverains comme le Mali et la des Mauritanie sont en train d’émerger.
Par ailleurs, il a indiqué que ces investissements opérés sont concentrés dans les régions que sont Dakar, Thiès, Diourbel, Louga Saint Louis. 
En outre, il souligné que «les étrangers investissent plus dans le secteur secondaire que dans celui de l’industrie». Et de conclure qu’en 2014, 28 pays ont marqué leur confiance au Sénégal contre 23 en 2014.
Jean Pierre MALOU/Sudonline

Vous aimerez aussi...