IL FAUT DES KHALIS POUR VOLER…

L’Etat sollicite 65,5 milliards de FCfa de South African Airways pour la relance de Sénégal Airlines
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Les Sud-Africains refusent et proposent 6 avions pour une nouvelle compagnie
La décision de Saa de supprimer ses vols au départ de Dakar pour Washington n’est pas tombée du ciel. Parce que les Sud-Africains avaient quitté l’Île de Sale au Cap-Vert et Accra pour venir faire de Dakar leur hub en raison de la puissance de l’ex-compagnie aérienne Air Sénégal international (Asi) qui leur offrait tout le trafic régional en correspondance à Dakar.
Air Sénégal international détient jusqu’à présent le record de 600 000 passagers annuels. La nouvelle compagnie aérienne Sénégal Airlines qui a pris son relais, dirigée par Mayoro Racine, se trouve dans une zone de turbulence et croule sous le poids des dettes estimées à 50 milliards de FCfa. Ainsi donc, le marché du Sénégal à lui seul ne suffit pas à remplir un vol pour aller aux Etats-Unis. C’est pourquoi pour maintenir leur activité au Sénégal, malgré la crise actuelle qu’ils traversent, les Sud-Africains ont proposé au Sénégal de mettre en place une compagnie aérienne régionale dans un délai extrêmement court en fournissant eux-mêmes immédiatement 4 avions dans un premier temps et 2 avions l’année suivante. Cette compagnie serait donc destinée à ramener tout le trafic régional vers Dakar, comme le faisait Asi. Mais, leurs interlocuteurs sénégalais n’ont pas donné une suite favorable à leur offre. En fait, les autorités sénégalaises demandaient à South African Airways (Saa), 100 millions d’euros, soit 65,5 milliards de FCfa, pour faire redécoller Sénégal Airlines. Ce que Saa a refusé. Et devant ce fait, la Saa a été obligée de déménager ces activités intercontinentales vers d’autres aéroports où elle espérait avoir plus de trafic. Toutefois, la compagnie sud-africaine ne compte pas disparaître de l’espace aéronautique sénégalais. A preuve, elle a lancé un appel d’offres, comme c’est d’usage dans ce secteur, pour trouver un représentant extérieur qui soit suffisamment qualifié et qui accepte de prendre le risque financier à sa place. «Les autorités sénégalaises doivent faire des concessions sérieuses pour maintenir Saa au Sénégal. Cette compagnie participe sensiblement à l’économie du pays», confient des sources aéroportuaires.
18 milliards de FCfa dans l’économie
La réduction des vols hebdomadaires de South African Airways (Saa) de 7 vols à 4 sur la relation Dakar-Johannesbourg et la suspension des vols Dakar-Washington va peser lourdement sur l’économie sénégalaise. Parce que la compagnie aérienne fait tourner, à coup de plusieurs millions de francs Cfa, des structures relatives à l’aéronautique au Sénégal. A titre d’exemple, les Aéroports du Sénégal (Ads) gagnent 46 millions de FCfa par mois de taxes d’exploitation de Saa, l’Asecna 60 millions de FCfa, Shs 106 millions de FCfa, Eas 54 millions de FCfa, Dakar Catering 33 millions de vFCfa, Senca 32,5 millions de FCfa, Hôtel King Fahd Palace 68 millions de FCfa, soit 399,8 millions de FCfa que la compagnie sud-africaine verse tous les mois dans l’économie sénégalaise. Il s’y ajoute que la Saa paie un milliard de francs Cfa de kérosène par mois à Dakar, sans oublier les salaires versés à ces 22 salariés au Sénégal. En somme, la compagnie sud-africaine fait entrer 18 milliards de francs Cfa dans l’économie sénégalaise par an. Ce que fait d’elle la meilleure compagnie aérienne pourvoyeuse d’impôts au Sénégal.
Mamadou SECK/africatime

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3 réponses

  1. PDP dit :

    La Cie sud africaine ne peut venir en aide à Senegal Airlines étant elle menacée de faillite avant fin mars 2015 si elle n’est pas recapitalisée. Une première politique d’assaissinement est en cours d’application

  2. TRAVIAN dit :

    Et ca continu de mendier..

  3. TRAVIAN dit :

    Et ca continu de mendier..

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