Y’A PAS QU’LE FOOT!

Des milliards injectés dans le football sénégalais : les populations crient leur ras le bol
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L’équipe nationale du Sénégal n’a plus connu une réussite égale à celle rencontrée lors de la CAN 2002, et du mondial au pays du soleil levant. A l’époque les «Lions» de la Téranga Vice Champion d’Afrique ont fait honneur au football africain en réalisant un parcours de haut vol qui les a conduit jusqu’au quart de finale.
Loin de ces années fastes, le football sénégalais s’est essoufflé avec le déclin de la génération 2000. En 2008, la crise s’invite dans la tanière après l’élimination au premier tour de la CAN au pays d’Abédi Pelé, et ce n’est que l’entame de la période des vaches maigres avec la valse des entraineurs locaux à la tête de la sélection qui s’est soldée par des échecs. Les absences à la CAN en 2010 et 2013, des éliminations au premier tour de la compétition en 2008, 2012 et 2015. En toile de fond de ces échecs répétés du football sénégalais, des millions de FCFA insufflés par l’État du Sénégal exclusivement dans le football notamment l’équipe nationale A la vitrine du football local au détriment les autres sports qui donnent pourtant beaucoup plus de satisfaction en terme de résultats en l’occurrence l’équipe nationale de Basketball qui fait un parcours remarquable salué par les observateurs.
La dernière preuve en date c’est la récente déroute des lions a Malabo, l’État a injecté 167 millions rien que pour les éliminatoires de la CAN 2015. Cerise sur le gâteau le ministère des sports a réglé à l’avance tous les problèmes de primes de Lions qui comme d’habitudes sont mis dans d excellentes conditions lors de leurs regroupement a El Jadida puis en Guinée Équatoriale où ils ont été logé dans l’un des plus beaux complexes hôteliers.
La suite tout le monde la connait avec l’élimination prématurée au premier tour de la Can.
Suffisant pour renseigner sur le gâchis énorme effectué encore une fois.
Tous ces milliards injectées dans l’équipe nationale, sans pour autant qu’elle procure des résultats escomptés, quelle est la pensée des sénégalais par rapport à la situation ?
Selon Wally Sow, étudiant, la vingtaine: «Il faut que l’Etat arrête de mettre des centaines de millions dans une équipe qui ne fait plus de résultats, en plus ce n’est pas le football qui va résoudre le problème de l’autosuffisance alimentaire ni offrir de l’emploi aux jeunes. Au Sénégal on aime dépenser pour des futilités», estime t-il.
Mamadou Ba, gérant d’un multiservice prône un investissement en faveur du championnat local : «Je pense qu’il faut plutôt investir au niveau local c’est à dire, créer des infrastructures des centres sports-études. C’est cela qui nous vaudra des résultats au niveau international et qui apportera des médailles aux sports sénégalais notamment le football et par la même occasion des sponsors. Ce qui veut dire de l’auto financement sans l’argent de l’Etat, a-t-il soutenu.
Ngoné Diaw, vendeur de légumes avoue ne pas comprendre le gouvernement toute cette fortune injectée avec des sommes astronomiques pour des joueurs gracieusement payés dans leur clubs alors que le subventionnement des denrées de premières nécessités reste insuffisant».
Bara Mbengue, la quarantaine chauffeur de «Calando» regrette que «le fait que cette investissement profite tout le temps aux sélectionneurs étrangers qui malgrés leurs échecs à la tête de l’équipe nationale récoltent des millions. L’idéale c’était de miser cet argent pour la petite catégorie qui représente l’avenir où les championnats navétanes viviers de talents».
Sally, la vingtaine, lycéenne quant à elle déplore: «le Président était prêt à donner à chaque joueurs une prime de 30 millions de Fcfa alors que les professeurs sont en permanence en grève pour des indemnités de 10 000 Fcfa» et de renchérir «c’est déplorable, il faut que les politiques redéfissent leurs priorités».
Jacques Ndécky, la trentaine évoque une politisation du football et explique «c’est la coutume dans les pays africains et le Sénégal ne déroge pas à la règle. Le gouvernement en place divertit la population et pour cela il injecte des millions dans l’activité préférée de la population et ici c’est le football. Ainsi ils peuvent pendant qu’on se concentre sur l’événement, les politiques vident les caisses du pays».
Pape Dia/Seneweb

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1 réponse

  1. Babacar revient dit :

    Encore un qui dit que c la faute des entraineurs étranger ( ben voyons ) alors que la plupart des coupes d’Afrique on étés remportés par des entraineurs blancs !
    Décidément nous n’en sortirons pas alors que la plupart des joueurs devraient mouiller le maillot gracieusement pour leur patrie surtout avec les lingots d’or qu’ils ont dans les poches qui les empêche de courir !

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